L’autre jour, j’ai pris le train. Le TGV Est, pour la première fois. Nous avons voyagé une heure et demie, pour un trajet qui dure habituellement presque quatre heures. En gain de temps, certes, c’est efficace et appréciable. Mais cela ôte à mes yeux le charme du train, qui est synonyme pour moi justement de lenteur. Mais pas lenteur dans le sens péjoratif, non, lenteur, comme prendre du temps.
A l’époque, je faisais mes études supérieures à quelques centaines de kilomètres de chez moi, et, chaque semaine, je rentrais en train. J’aimais ces moments suspendus, dans l’attente. J’avais du temps pour lire, somnoler, écouter de la musique, les conversations des autres passagers, rêvasser devant le paysage défilant… Le train a cette ambiance si particulière, à la fois calme et feutrée, bercée par les roulements mécaniques et les secousses sur les voies. Chacun chuchote, de peur de déranger la quiétude du voisin. Parfois une conversation s’élève plus haut que les autres, et les protagonistes la partagent avec tout le wagon. Un baladeur diffuse une musique familière. Ses sons lointains nous parviennent aux oreilles, en sourdine. Le nez contre la vitre, on regarde passer les villages, qui nous amènent un à un à notre destination. On feuillète distraitement un magazine, et on finit par s’assoupir avant d’arriver.
J’avais vu passer plusieurs fois le tout nouveau TGV, avec son nez pointu et arrogant, au milieu de la campagne, à une vitesse impressionnante. Une fois à l’intérieur, pas grand chose ne change, si ce n’est que les maisons défilent juste un peu plus vite et qu’on a moins le temps de détailler les prés. L’ambiance elle, reste la même. La seule différence, c’est qu’on arrive plus rapidement, et qu’en perdant toute cette longueur, on en perd aussi le charme de ce mode de transport. Pour mon dernier trajet (mes trajets se résument à présent à des voyages de loisir et sont de ce fait plus sporadiques), et paradoxalement premier à grande vitesse, j’avais prévu quelques biscuits à grignoter. J’avais encore en mémoire la lassitude qui pouvait nous gagner durant ces trajets parfois ennuyeux (et j’aime ce genre d’ennui) et je m’étais dit qu’en mangeant un peu, le temps passerait plus vite. Et puis finalement, à peine avais-je croqué quelques biscuits, que nous étions déjà arrivés à destination.
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DIAMANTS_WASABI

Sablés Diamants au citron vert et wasabi

Pour une douzaine de sablés:

- 110g de farine 

- 83g de beurre coupé en morceaux

- 43g de sucre glace

- 1 cuillère à café de wasabi

- le zeste d’un citron vert

- sucre cristal

- noix de coco râpée

- pistaches hachées

Mélanger la farine, le sucre glace, le wasabi et le zeste de citron vert. Ajouter le beurre et sabler du bout des doigts. Rassembler la pâte en boule et la rouler sur un plan de travail en forme de boudin. L’emballer dans du film plastique et le placer une demi-heure au congélateur.
Préchauffer le four à 210°C. Enduire le boudin d’eau et le rouler dans un mélange de sucre cristal, noix de coco râpée et pistaches hachées. Découper des tranches d’un centimètre d’épaisseur et les disposer en quinconce sur une plaque recouverte de papier cuisson. Enfourner une dizaine de minutes environ, retirer les sablés dès qu’ils commencent à colorer. Laisser refroidir.    

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Ces sablés participent au KKVKVK#29
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Diamants_23

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Vous trouverez toutes les explications de la dernière édition de ce jeu mythique chez Puce Bleue. 

Ce que j’en dis : pour tout dire, les biscuits que l’on a emportés pour le trajet en train n’étaient pas ceux là. Il s’agissait d’un premier essai, aux biscuits roses de Reims, eau de rose et farine de châtaignes. Ils n’étaient pas à la hauteur de mon attente, texture trop molle, pas assez sablée, parfum peu présent. Alors j’ai changé complètement d’idée et j’ai bien fait. Cette version me convient parfaitement, tant par leur croquant (j'ai trouvé la recette de base sur le site tournemain) que par leur parfum. Je voulais essayer depuis un moment le wasabi en version sucrée. Il se marie très bien au citron vert, son goût est présent mais sans être trop piquant. On peut se contenter de rouler les biscuits uniquement dans du sucre cristal, ce qui donnera un aspect plus blanc (la noix de coco se colore plus vite au four et dore les bords) Mais la noix de coco et la pistache apportent tout de même à mon sens un petit plus, à la fois esthétique et gustatif, sans prendre le dessus sur les parfums du sablé. C’est donc vous qui voyez…