Cela fait maintenant dix ans que j’ai quitté l’école et je n’ai pas d’enfants. Autant dire que la rentrée scolaire n’est pas un évènement qui rythme mon année. Pourtant, je me réjouis de cette période, depuis toujours. C’est le bon moment pour moi pour faire le deuil de l’été. Les températures sont en baisse, les matins sont plus frais. La nuit tombe bien plus tôt. Je me fais une raison. Autant je n’aime pas l’ambiance maussade des jours de grisailles au cours de la saison estivale, autant une fois le mois de septembre arrivé, je suis plus tolérante quant aux caprices météorologiques. Mais j’ai surtout gardé le plaisir, aussi intact au fil des ans, de m’offrir une nouvelle garde robe. Ce même ravissement que lors de mon enfance, alors que je recevais de nouveaux habits pour aller à l’école. Je faisais ma rentrée fière comme un coq dans mes vêtements neufs… Cette année, alors que les vacanciers étaient de retour et les enfants en classe, j’ai décidé de prolonger encore un peu et de m’évader quelques jours au soleil. A mon retour, j’étais prête à tourner la page sur l’été et à rentrer de plein pied dans le dernier tiers de l’année. Pour marquer le coup, j’ai décidé de consacrer mon dernier jour de congé à de menus plaisirs personnels, à savoir, shopping et soins esthétiques. Seulement voilà, les salons de beauté, ce n’est vraiment pas mon truc. Je le sais pourtant, mais je m’obstine. Je me dis que peut être je n’ai pas été au bon endroit, que je n’ai pas choisi le bon soin… mais je dois bien me rendre à l’évidence : je n’aime pas ça ! Mais pour une fois, je me suis dit que ça serait sympa de se laisser faire et d’en profiter en même temps pour copier les astuces de pros. Sauf que je suis ressortie de l’institut au bout de quatre heures, avec un résultat identique à ce que je fais d’habitude moi-même, les nerfs à vif en plus. J’ai du en prime supporter des conversations de haut vol sur la bassesse de mecs (tous les mêmes - enfin là j’avoue qu’il y avait peut être un peu de vrai…) et des dilemmes très féminins (comment perdre ses 5 kilos superflus sans faire de sport et sans sacrifier son régime pizza-kebab?) Ce qui m’a une fois de plus confirmé que les ambiances salons (de beauté ou de coiffure, c’est pareil), ça me rend plutôt nerveuse (pourquoi est-on obligé systématiquement de raconter notre vie à de parfaites inconnues, qui vous posent toutes sortes de questions indiscrètes sans scrupules…) Au final j’ai perdu l’après-midi réservée à mon shopping pré-rentrée (l’argent que lui était attribué par la même occasion), la veille de ma reprise!

Pour affronter avec courage les mois à venir (sans vacances et avec un tyran en guise de nouvelle chef), je me replonge encore un peu dans l’ambiance de Barcelone, histoire d’arriver au boulot avec le sourire, même sans habits neufs !

CASA_BATLLO

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SAGRADA_FAMILIA

LA_BOQUERIA

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