Plus les semaines passent et plus la motivation me manque pour me lever le matin. Non pas que je sois une adepte des grasses matinées, mais je suis affligée par l’idée de me rendre au travail. Il n’est pas question ici d’une quelconque oisiveté, mais tout simplement d’un ras-le-bol. Je n’ai plus envie. Plus envie de bosser dans ce domaine ni à cet endroit. Plus envie de m’investir, ni de m’impliquer. Comment avoir la force de transmettre, d’éduquer, quand la force nous manque justement, à nous même ? Une solution s’impose, changer de voie. Trouver ma vocation. Le domaine qui saura conjuguer passion et obligation. C’est ce à quoi tout le monde aspire, mais pourquoi ne pas s’en donner les moyens ? Je lis avec attention certaines d’entre vous, et je me dis qu’elles ont raison, parce qu’elles gardent espoir. J’ai un rêve qui grandit en moi depuis suffisamment longtemps pour que je finisse par lui laisser plus de place, malgré mes appréhensions. Mais en attendant, il faut faire avec, ou sans. Alors je m’efforce de faire du mieux que je peux, même si je me traîne, et même si au fond de moi je n'y crois plus. J’essaie de profiter des week-ends au maximum, mais je sais que la trêve est courte, et qu’une énième semaine s’annonce. Malgré les bons moments passés durant ces deux jours de répit, j’ai une espèce de mélancolie qui me gagne le dimanche soir. Alors j’essaie d’adoucir ma peine à renfort de douceur sucrée, et de transformer ma nostalgie en détermination.

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TATIN_COINGS

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(inspirée de cette recette-ci, dénichée il y a déjà un moment chez Omo Chakir)

Pour un moule de 24 cm de diamètre :

- 3 coings

- 1 bâton de cannelle

- 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger

- 1 cuillère  à soupe de miel

- 1 pincée de sel

- 2 verres d’eau

Laver et éplucher (dans la recette initiale, la peau est conservée et les coings simplement coupés en deux et vidés) les coings, puis les découper en quartiers. Les plonger dans de l’eau citronnée pour éviter qu’ils ne noircissent. (Malgré cette précaution, ils ont changé de couleur chez moi) Dans une casserole, faire bouillir l’eau avec le miel. Ajouter le reste des ingrédients et laisser frémir quelques minutes. Plonger les quartiers de coings dans ce sirop et les faire cuire. Ils doivent être cuits mais sans se défaire. (ils étaient à point au bout de 10min) les égoutter et les réserver. Faire réduire le sirop de manière a en obtenir un demi-verre.

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- 2 cuillères à soupe de miel

- 1 cuillère à soupe de beurre demi-sel

- 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger

- ½ cuillère à café de cannelle en poudre

Faire fondre le beurre dans une casserole, ajouter le miel et la cannelle et laisser caraméliser. Verser au dernier moment l’eau de fleur d’oranger et verser ce caramel dans le moule à tarte afin d’en recouvrir le fond.

- 1 verre d’amande en poudre

- 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger

- 1 cuillère à soupe de miel

- 1/2 cuillère à café de cannelle en poudre

Mélanger le sirop (où les coings ont cuits) aux amandes. Ajouter le reste des ingrédients (j’ai fait sans cette étape, le sirop étant déjà parfumé) et bien mélanger le tout.

- 3 feuilles de bricks

- beurre fondu

- amandes concassées (ou entières, grillées ou pas… c’est selon)

- graines de sésame doré

Disposer les quartiers de coings en éventail dans le fond du moule, côté bombé vers le bas. Répartir la crème d’amande entre les quartiers. Beurrer les feuilles de bricks et les disposer une à une sur la garniture, en repliant les bords le long de la paroi du moule (comme on fait un lit) 

Cuire au four préchauffé à 180°C une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que la tarte prenne une couleur dorée. Démouler en retournant le moule avec précaution. Décorer d’amandes et de graines de sésame. Déguster impérativement tiède !

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Ce que j'en dis: je vous recommande très vivement de ne pas la laisser refroidir, c'est bien meilleur dès la sortie du four...