Ayant réussi l’exploit de remplir ma cave de confitures maison  pour tout l’hiver, je me suis reposée sur mes lauriers et ai cru bon de stopper mes expériences culinaires pour entamer mon hibernation.

Voilà pour la version simplifiée justifiant mon absence.

En vrai c’est un peu différent mais je vous épargne les tumultes de ma trépidante vie. Toujours est-il que je me réveille avec l’arrivée du printemps et que je constate avec effroi tout ce que mon sommeil prolongé m’a fait manquer:

- Les réjouissances de fin d’année avec son lot de bûches glacées, truffes et autres gourmandises; les chocolats de Pâques.

- L’éternel combat entre les pro et les anti-Saint Valentin.

- Les quatre dernières versions du KKVKVK.   

- Les coups de gueule de Marion qui se positionne de façon si diplomate sur les questionnaires et autres jeux.

- La célébrité sans frontière de ma chère lorraine.

- La toute dernière trouvaille culinaire qui dégomme d’un seul coup la fève tonka, le pandan et le matcha.

- La victoire de certaines sur les macarons.

Et bien figurer vous que moi aussi, après mes deux tentatives approximatives, j’ai réussi une version (presque) parfaite des macarons. Bon évidemment je n’ai pas de photos à l’appui, mais vous pouvez me croire sur parole. Et même que c’est arrivé à deux jours prêt en même temps que l’apprentissage d’Aurélie avec une certaine mangue. Et avec la même recette de Marina. Mais version kiwi. Bref…

Au final j’ai quand même un peu cuisiné (les recettes des autres, surtout) et j’ai particulièrement aimé, dans le désordre :

- Les muffins alcooliques de Loukoum (à tester avec de la liqueur de chocolat ou de la liqueur de pomme verte).

- Les raviolis de saumon de miss Tiny, délicats, savoureux et très esthétiques.

- Les mini burgers à la crème d’artichaut de Valérie, rigolos et délicieux.

- La salade thaïe et la soupe spicy de Lauriana, deux recettes parfumées comme je les aime.

- Les fusilli au potimarron et à la cannelle de Peggy, onctueux et gourmands.

Je me suis aussi acharnée sur le brownie cheesecake qui semble pourtant réussir à beaucoup (ici, ou ). Pour ma part, je n’ai jamais atteint l’effet escompté, à savoir un équilibre harmonieux entre la partie blanche et la noire. Malgré mes adaptations judicieuses des quantités, la vilaine pâte à brownie a immanquablement mangé la pâte à cheesecake en cours de cuisson. Si quelqu’un à une explication à ce désagréable tour de passe-passe…

Du coup, pour me remettre de mes émotions culinaires, je suis partie découvrir Le Caire et Alexandrie.

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A mon retour, j’ai découvert avec plaisir le gentil clin d’œil que m’a fait Irisa et je n’ai pas manqué à ma cueillette traditionnelle de l’arrivée du printemps. J’en ai profité pour récolter de l’ail des ours et le transformer en pesto parfumé. Je l’ai utilisé pour agrémenter des petites roulades à la manière d’Audrey.

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Dans la lignée de cette nouvelle manie à manger ce qui est vert et qui pousse dans la forêt, je suis partie à la cueillette d’orties…

Ce que j'en dis:

Une bonne soupe rustique et onctueuse, aux multiples vertues.

Soupe d’orties

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SOUPE_ORTIES

Pour 2 personnes :

- 100g de jeunes feuilles d’orties

- 2 pommes de terre moyennes

- 500ml d’eau

- 1 noix de beurre

- 1 cuillérée de crème fraîche

- sel, poivre

Bien rincer les feuilles d’orties. Faire chauffer le beurre dans une sauteuse et y faire revenir les feuilles d’orties. Eplucher les pommes de terre et les tailler en cubes. Lorsque les feuilles d’orties ont réduit, ajouter les pommes de terre et recouvrir d’eau. Saler, poivrer et laisser cuire à couvert 30 minutes. Mixer avec la crème fraîche. Rectifier l’assaisonnement et servir chaud.

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