mercredi 11 février 2009
De la soupe de ma grand-mère, à la vingtième édition d' "A vos casseroles"
Dans ma famille, on aime la cuisine et tout ce qui tourne autour. Je me rends compte que finalement, elle est plus ou moins présente dans la vie des membres de ma famille depuis quelques générations. Que cela soit sur le plan professionnel ou sur le plan affectif. J’ai moi aussi choisi un métier en rapport avec l’alimentation, sans trop en comprendre le sens à l’époque. Avec le recul je me dis que ce n’était peut être pas innocent, mais bien dans la lignée d’une évolution… la cuisine est venue à moi comme une évidence, de façon plutôt inattendue, mais aujourd’hui je ne pourrais m’en passer.
Je vous ai parlé l’autre jour des talents culinaires de mon Papa. Il ne se met pas souvent aux fourneaux, mais quand cela arrive, il déborde de créativité. Il est plus intuitif que moi, fonctionne de préférence à l’instinct. Il aime sortir des sentiers battus. C’est sa curiosité gustative qui a forgé mes papilles depuis que je suis enfant.
Et puis il y a ma Grand-mère, pour qui la cuisine n’est pas vraiment une passion me semble-t-il, mais un moyen pour combler son entourage et lui témoigner son amour. Elle est plus traditionnelle, mais très bonne cuisinière. Elle a ses grands classiques, améliorés au fil des années, et qu’elle réussit à perfection à présent. En général, je ne m’aventure pas à cuisiner ses plats. J’ai bien tenté parfois de lui demander une recette, qu’elle me transmet de bon cœur, mais il manque toujours un petit quelque chose lorsque je la réalise à mon tour, un peu d’expérience et puis un peu de son grain de sel, tout simplement. Ce n’est pas elle qui tient les casseroles, voilà tout. Alors lorsque je vais déjeuner chez elle, j’ai le droit de passer ma commande, et, immanquablement, je choisis un de ces plats qui me régalent. Il y a les pommes de terre rôties bien sûres, croustillantes à l’extérieures et fondantes à cœur, qu’elle accompagne de langue de bœuf. Les roulades (de fines tranches de rumsteck, garnies d’une farce au lard) avec de la polenta, les rognons et de la purée de pommes de terre. Et puis une délicieuse quiche aux moules et une tarte aux pommes indétrônable. C’est réconfortant de savoir finalement ce qu’on va avoir dans son assiette parfois. De savoir qu’on n’aura pas de surprise, aucun risque d’être déçu.
Je me souviens d’un autre plat que je ne réclame pas souvent, pour la simple raison que la seule chose qu’il m’est possible de faire après l’avoir ingurgité, c’est la sieste. Un de ces plats chaleureux et nourrissant… Une soupe de pois cassés au lard, avec de la saucisse de Morteau et des voûtes aux pommes de terre.
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Lorsque j’ai découvert les deux ingrédients désignés par Marie-Laure pour la nouvelle édition de son jeu, A vos casseroles#20, j’ai immédiatement pensé à ce plat de ma Grand-mère. J’ai eu envie d’associer aux pois cassés la saucisse de Morteau, au délicat goût fumé, pour une version revisitée de sa soupe énergétique :
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Blinis de pois cassés à la coriandre et saucisse de Morteau
Pour 2 personnes :
- 100g de pois cassés
- 1 œuf
- 75g de farine
- 2 cuillères à soupe de crème fraîche
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 bouquet garni
- 1 bouquet de coriandre fraîche
- coriandre moulue
- sel, poivre
- une saucisse de Morteau
- coriandre fraîche
- poivre du moulin
Rincer les pois cassés et les cuire avec le bouquet garni dans une casserole d’eau bouillante, selon les indications du paquet. Egoutter. Mixer les pois cassés avec la crème fraîche. Ajouter l’œuf battu, la farine et une cuillère à soupe d’huile. Bien mélanger. Assaisonner généreusement de coriandre moulue, ajouter la coriandre ciselée, saler et poivrer.
Faire chauffer de l’eau dans une seconde casserole. Une fois que l’eau frémit, y plonger la saucisse de Morteau et la cuire pendant 40min.
Pendant ce temps, confectionner les blinis : faire chauffer une poêle avec le seconde cuillère à soupe d’huile. Y déposer une bonne cuillérée de la préparation aux pois cassés, étaler et faire dorer sur chaque face. Réserver au chaud et renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
Une fois la saucisse cuite, l’égoutter et la couper en rondelles.
Dans une assiette, alterner blinis et rondelles de Morteau. Parsemer de reste de coriandre fraîche ciselée, assaisonner d’un tour de moulin de poivre et servir bien chaud.
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Ce que j'en dis: habituellement je fais ces blinis avec des purées de légumes frais, ce qui les rend assez légers. Cette version aux légumes secs est bien plus rustique et consistante, avec une texture à mi-chemin entre purée et blinis. On peut peut-être obtenir un effet moins compact en diminuant la proportion de pois cassés. N'hésitez pas à ajouter généreusement de la coriandre, afin que le parfum soit bien présent. Quant à la saucisse de morteau, elle ajoute ce petit goût fumé irremplaçable...
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Pour d'autres idées avec les pois cassés et la coriandre,
allez découvrir toutes les participations sur Ô délices
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Edit du 12/02/09: certains ont trouvé ce thème trop restricitif, c'est pourquoi Marie-laure a décidé de le changer. Vous trouverez donc ici non plus des recettes à base de pois cassés et coriandre, mais des recettes toutes vertes!
dimanche 4 janvier 2009
Retour à des choses simples – une cocotte qui réchauffe
J’en parlais il y a deux semaines, aujourd’hui les fêtes sont belles et bien derrière nous. Une nouvelle année se profile, pleine d’incertitudes et de craintes. Les temps sont aux questionnements ces temps-ci, face à une situation économique inquiétante. Pour le moment à l’abri, on poursuit notre bonhomme de chemin sans trop y songer, mais en mesurant - au fond - notre chance.
Je ne sais pas si c’est ce climat qui en est la cause, mais cette année, Noël fut plus sobre pour chacun. Nous avons bien sûr dégustés les mets traditionnels, mais sans excès. On a aussi mangé des plats plus simples, moins sophistiqués, et ça j’ai vraiment apprécié, même mieux à vrai dire. Je redoute toujours ces trois jours qui frôlent l’orgie habituellement, desquels je ressors repus, à la limite de l’écœurement. Pour une fois, cela n’a pas été le cas. Et c’est tant mieux, parce qu’il aurait été inconvenant d’être dégoûté par une profusion de nourriture, alors que cette même nourriture fait défaut à bien d’autres gens.
J’ai donc achevé cette année avec cette réalité plus présente en tête. Je me suis dit qu’il fallait profiter. Profiter des autres, de mon chéri, de ma famille. Profiter de rentrer au chaud, après une balade dans le froid saisissant. Ne pas oublier que j’ai un toit, alors que des sans abris n’ont pour seule maison que des cartons, en guise d’abri de fortune. Et que les températures qui sont négatives au dehors pour moi, le sont pour eux, dans leur «intérieur», toute la journée et toute la nuit.
J’ai toujours été convaincue que l’on a la vie que l’on se fait. Mais malheureusement, je me rends compte qu’il y a aussi dans l’histoire de certains une part de destin, d’improbabilités ; qui font que, parfois, ils n’ont juste pas de chance, et que le mauvais sort s’acharne sur eux. Alors oui, je pense à tout cela, j’arrête de me plaindre pour un oui ou un non, je cesse d’être insatisfaite de tout. Je prends plaisir dans de simples choses, je me régale de plats qui rappellent l’enfance, qui réchauffent nos corps et nos cœurs, qui sont sans fioritures… Ce sont ceux là les meilleurs pour moi en ces temps-ci…
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Que vous puisiez aborder cette nouvelle année dans le même état d’esprit, en sachant savourer chaque instant, en découvrant dans chaque bonheur simple de la satisfaction. Que vous trouviez, au fil des trois cent soixante et un prochains jours, prospérité, santé et sérénité.
Pour 4 minis cocottes (2 à 4 personnes):
- 4 oeufs
- 4 pommes de terre moyennes
- 6 à 8 galets d’épinards en branches surgelés
- 1 gousse d’ail
- ¼ L de lait
- 2 cuillères à soupe rases de maïzena
- 2 cuillères à soupe de margarine
- sel, poivre
- muscade moulue
Laver et éplucher les pommes de terre. Les couper à l’aide d’une mandoline en fines rondelles. Les pré-cuire une dizaine de minutes dans une casserole d’eau bouillante. Les égoutter puis les refroidir sous l’eau. Réserver.
Pendant ce temps, peler et dégermer la gousse d’ail. L’émincer finement. Faire fondre une cuillère de margarine dans une poêle bien chaude. Y faire revenir l’ail puis ajouter les galets d’épinards. Saler et poivrer. Laisser cuire à feu doux et à couvert, jusqu’à ce que les épinards se détachent.
Préparer une béchamel : faire fondre la seconde cuillère de margarine dans une casserole. Ajouter la maïzena et bien mélanger. Délayer avec le lait, en l’ajoutant petit à petit, hors du feu. Saler et poivrer généreusement. Ajouter de la muscade moulue. Remettre sur le feu et tourner constamment, jusqu’à épaississement.
Préchauffer le four à 180°C. Disposer une couche de lamelles de pommes de terre dans le fond des cocottes beurrées puis saler légèrement. Recouvrir d’une cuillérée d’épinards et napper de béchamel. Renouveler l’opération en terminant par une couche de pommes de terre. Fermer les cocottes et les placer dans un bain-marie. Enfourner pour 35 à 40min. Oter les couvercles, casser un œuf dans chaque cocotte et replacer ouvertes dans le four. Les retirer dès que le blanc est cuit. Servir aussitôt.
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Ce que j’en dis : Habituellement, les œufs sont peu présents dans mon alimentation. Ils constituent pourtant une bonne alternative à la viande ou au poisson, moins onéreuse et tout autant nutritive. Mes deux dernières recettes m’incitent à renouveler plus souvent l’expérience. Cette cocotte me rappelle bien des souvenirs… Est-ce que, comme moi, votre maman vous préparez des œufs sur le plat avec des épinards et des pommes de terre ?..
jeudi 11 décembre 2008
Le grand combat des parents – ou l'art de camoufler les légumes
Je m’aventure sur un terrain inconnu, puisque je n’ai pas d’enfant. Mais ce n’est pas faute d’entendre des parents découragés face au refus de leurs enfants d’avaler un quelconque légume. Quand je vois les jeunes aujourd’hui (voilà qu’à l’aube de mes trente ans, je me mets à parler comme une vieille) je me dis que tout a bien changé… nous n’étions tout de même pas si difficiles ! (enfin il me semble) Nous avions certes des préférences et des aversions, mais nous ne rechignions pas systématiquement devant notre assiette si elle ne contenait ni pâtes ni frites. Est-ce les enfants qui sont plus difficiles ou les parents moins disponibles et du coup moins patients ?.. Quoiqu’il en soit, toute ruse est bonne pour faire passer mine de rien un légume, camouflé dans une assiette de pâtes:
Fausse carbonara de macaroni longs aux endives et aux noix
- 160g de macaroni longs (à défaut, des spaghetti)
- 2 grosses endives
- 100g de lardons de bacon
- 1 oignon rouge moyen
- 4 cuillères à soupe de crème (15%MG)
- 2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
- 1 cuillère à soupe de cassonade
- 1 noix de margarine
- vin blanc sec
- quelques cerneaux de noix
- noix de muscade moulue
- sel, poivre
Peler et émincé l’oignon. Le faire blondir dans la margarine. Déglacer avec un fond de vin blanc et le faire évaporer à feu vif. Ajouter ensuite le bacon et les endives coupées en fines lamelles. Saupoudrer de sucre, assaisonner de muscade, saler, poivrer et poursuivre la cuisson une dizaine de minutes à feu doux. A la fin de la cuisson, ajouter la crème et la moutarde. Bien mélanger.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée. Les égoutter, les mélanger à la sauce et parsemer de cerneaux de noix. Servir bien chaud.
Ce que j’en dis : vous n’éveillerez pas leurs soupçons en leur proposant un plat familier (les spaghetti carbonara). Le sucre atténue l’amertume des endives et elles sont émincées si finement, qu’elles passent inaperçues. Et pour les parents, quitte à revisiter ce grand classique, autant le faire en version allégée (en remplaçant les lardons par le bacon et en utilisant de la crème allégée). Ce plat pourrait peut être même convaincre les réfractaires à l'endive cuite. Si vous voulez une autre idée, vous pourrez voir ici que je ne suis pas la seule à ruser!
vendredi 28 novembre 2008
Aborder les choses différemment – un millefeuilles de galettes
Un mauvais souvenir culinaire, et c’est toute la renommée de l’aliment en question qui en pâtit. Prenez les betteraves rouges. Ma mémé les préparait de manière classique, cuites, à la vinaigrette, et je détestais cela. Et cette impression m’est restée : pour moi, c’était les betteraves que je n’aimais pas (et je ne suis pas la seule) J’ai réessayé plusieurs fois d’en manger, pensant que mes goûts avaient peut-être évolués, mais rien à y faire. Jusqu’à ce que je teste la version crue, et que j’apprécie. Petit à petit, j’ai apprivoisé ce légume (ou le contraire) Maintenant il se retrouve couramment dans mon panier, et j’ai fini par l’adopter aussi dans sa version cuite (j'ai testé récemment la recette d'Anne et celle de Sophie, que je vous recommande vivement)
Bien souvent, on reste sur sa première impression pour se forger son opinion. Alors qu’il suffit parfois d’un petit rien. Un légume que l’on accommode autrement, auquel on ajoute une épice... C’est comme dans la vie, il suffit parfois d’aborder les choses de manière différente pour y trouver un intérêt. Le sport ne serait alors plus vu comme une torture, mais comme un moyen de se défouler après une journée difficile. Un examen à préparer deviendrait une mission à atteindre, sa vision en serait imperceptiblement modifiée, mais cela changerait du tout au tout sa perception. Et ainsi, pour chaque chose qui nous rebute, il suffit d’y trouver le petit truc qui nous ferait l’apprécier, finalement. Il y a de la sorte un autre légume que je ne cuisinais jamais. Non pas que j’en ai eu une mauvaise expérience, mais je ne connaissais que celui que l’on trouve sur les plateaux de self. Cuit à l’eau et insipide. Bref, pas de quoi me donner envie. Puis mon homme me l’a fait découvrir râpé, en salade. J’aimais déjà mieux. J’ai alors pensé qu’il serait intéressant de m’y pencher de plus près. Voilà ce que ça a donné :
Galettes de navet et canard à la coriandre
Pour 2 personnes
Galettes de navet (pour une douzaine de galettes) :
- 4 petites pommes de terre
- 3 navets moyens
- 1 oeuf
- 2 cuillères à soupe de farine
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 pincée de coriandre moulue
- sel, poivre
Eplucher les pommes de terre et les navets, essuyer les pommes de terre pour enlever l’amidon. Ajouter l’œuf battu, la farine, le sel, le poivre et la coriandre moulue. Bien mélanger. Préchauffer le four à 210°C.
Faire chauffer l’huile dans une poêle. Y déposer des petits tas de la préparation et les façonner en forme de galette à l’aide du dos d’une cuillère. Dorer cinq minutes sur chaque face. Les poser sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et poursuivre la cuisson 10min au four.
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Canard aux oignons :
- 300g d’aiguillettes de canard
- 3 tiges d’oignon vert
- ½ pouce de gingembre frais
- 2 cuillères à soupe de miel
- 2 cuillères à soupe de sauce soja
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc
- coriandre fraîche
Couper les aiguillettes de canard en morceaux. Tailler les tiges d’oignons en lamelles et râper le gingembre. Mélanger tous les ingrédients dans un bol (sauf la coriandre fraîche) et laisser mariner 1 heure. Faire revenir 5min dans un wok.
Montage : monter deux millefeuilles par assiette, en alternant galettes et morceaux de canard. Napper de sauce et parsemer de coriandre ciselée.
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Inspiration venue d’ici et de là.
Ce que j’en dis : la préparation des galettes est d'une facilité déconcertante. C'est le genre de plat devant lequel je reculais car je croyais que cela demandait une habilité particulière. Mais pas du tout. C'est facile, bon et ça présente bien. Le navet y est mis en valeur, rehaussé par la coriandre. De quoi oublier le navet fadasse des cantines.
lundi 17 novembre 2008
Un kilo de moules pour un grand moment de solitude !
Tout le monde a vécu cela au moins une fois dans sa vie. L’instant où l’on se rend compte que l’on a fait une gaffe monumentale. Le temps s’arrête, et, malgré tous les regards portés sur nous à ce moment là, on se sent terriblement seul… dans sa stupidité.
Tout a commencé pour moi avec une envie de moules. Lorsque j’en ai acheté un kilo, la poissonnière m’a assurée que je pouvais tranquillement les conserver jusqu’au lendemain soir. D’habitude je les cuisine dès l’achat, mais après tout, elle doit bien savoir de quoi elle parle… Le lendemain, après quelques courses à l’épicerie asiatique et un tour au marché, je rentre guillerette, impatiente de manger des moules. Je sors le sachet du réfrigérateur, m’apprêtant à nettoyer mes moules, et les trouve quasiment toutes ouvertes. Persuadée qu’elles ne sont plus bonnes, je retourne illico à ma poissonnerie, criant au scandale d’avoir été bernée sur la fraîcheur du produit.
Au moment où la poissonnière m’a rétorquée : « mais ma p’tite Dame, les moules c’est comme vous, elles respirent ! », je me suis félicitée d’avoir abandonné l’idée de lui ramener mes moules ouvertes pour garantir la véracité de mes propos. Je n’avais plus qu’à ravaler ma fierté et rentrer cuire mes moules. Depuis, je sais qu’on achète les mollusques vivants, et que le ridicule ne tue pas.
Moules à la citronnelle
Pour 2 personnes:
- 1 kg de moules
- 1 cuillère à soupe d’huile végétale
- 3 tiges de citronnelle émincées *
- 2 cuillères à soupe de gingembre frais râpé *
- 125ml de bouillon de poisson *
- 1 cuillère à soupe de sauce poisson *
- 1 piment rouge épépiné et émincé *
- 15g de coriandre fraîche *
- 3 oignons verts émincés *
- 2 cuillères à soupe de jus de citron vert *
* tous ces ingrédients se trouvent dans une épicerie asiatique
Nettoyer les moules et jeter celles qui restent ouvertes. Faire chauffer l’huile dans un wok. Y faire revenir la citronnelle et le gingembre. Au bout de deux minutes, ajouter les moules. Bien mélanger. Mélanger le bouillon et la sauce poisson. Verser sur les moules. Couvrir et faire ouvrir les moules à feu vif. Jeter celles qui restent fermées. Répartir les moules dans des bols et les garnir du reste des ingrédients. Servir de suite.
A accompagner d'un bol de riz blanc, ou de frites pour les puristes.
Ce que j’en dis : C’est la seconde fois que je fais cette recette (ce qui est chez moi gage de haute appréciation) Elle est issue d’un livre de cuisine : les basique d’Asie. Ce livre était un cadeau, qui ne m ‘était pas destiné au départ. J’ai fini par avoir le livre, mais aussi le wok qui va de pair. Je ne pensais pas y cuire des moules, mais il se trouve que, suite à un concours de circonstance, j’ai choisi cette recette peu ordinaire pour inaugurer mon nouveau wok.
vendredi 31 octobre 2008
Presque comme chez Ronald, un jour d’Halloween
Pour les petits monstres ou les grands vampires qui raffolent des fast-foods,
Pour les parents soucieux de la santé de leur rejetons (et de la leur),
Pour les férus de fêtes made in USA,
… Un menu d’Halloween qui contente tout ce petit monde !
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… De la viande saignante, de l’ail pour éloigner les vampires, du fromage dégoulinant, du ketchup sanguinolent, une citrouille de sorcière …
Moins grasse et moins calorique, la version fast-food à domicile est non seulement bien plus équilibrée mais surtout plus savoureuse. Elle ravira ainsi les palais gourmets réfractaires à ce genre de nourriture. Le côté ludique du hamburger à thème saura quant à lui charmer les inconditionnels de la célèbre enseigne. Et chacun y trouvera son compte !
Burger d’Halloween
Pour 3 burgers :
- 3 buns (pain à hamburger)
- 200g de bœuf haché
- 3 tranches de cheddar
- 150g de chair de potimarron
- 20g de farine
- 1 œuf
- 1 gousse d’ail
- ketchup
- huile d’olive
- une pincée de quatre-épices
- une pincée de piment
- sel
- poivre du moulin
Préchauffer le four à 200°C. Peler et dégermer l’ail. L’émincer finement. Mélanger la viande avec l’ail et le piment, poivrer. Façonner cette préparation en trois steaks bien plats et un peu plus grands que les pains. Les réserver au frais.
Râper la chair de potimarron. Battre l’œuf en omelette puis l’incorporer au potimarron. Ajouter la farine et le quatre-épices. Bien mélanger, saler et poivrer. Chauffer un peu d’huile dans une poêle. Y verser trois tas de la préparation et les étaler en galettes de la taille des hamburgers. Bien tasser et laisser saisir quelques minutes sur une face. Lorsqu’elle est bien prise, retourner les galettes et cuire l’autre face.
Séparer les pains en deux et les tartiner de ketchup. Disposer les fonds sur la grille du four recouverte de papier cuisson. Place sur chaque pain une galette de potimarron, un steak de bœuf et une tranche de cheddar. Garnir à nouveau de ketchup et fermer avec les chapeaux. Enfourner pour une dizaine de minutes. Servir sans attendre.
Légumes (presque) comme des frites (d’après l’idée de Carotte)
Pour trois portions :
- 1 grosse patate douce
- 2 pommes de terre moyennes
- 2 carottes
- 1 cuillère à soupe de gros sel
- paprika
Laver et éplucher les légumes. Les couper en bâtonnets comme pour des frites. Les morceaux doivent être de même taille pour une cuisson homogène. Dans un récipient, les enrober d’huile d’olive, de gros sel et de paprika. Les étaler en une seule couche sur la plaque du four et enfourner 15min. Retourner les légumes et terminer la cuisson pendant 15min. Vérifier à l’aide de la pointe d’un couteau que tous les légumes soient cuits et fondants à l’intérieur. Servir sans attendre.
Ce que j’en dis : depuis que j’ai goûté aux hamburgers maison, ils sont souvent au menu à la maison. Je pars sur la base d’un steak (de bœuf, veau, porc, poisson ou même des légumineuses comme les lentilles) que j’agrémente de dés de poivrons, de petits lardons, d’épices, de grains de maïs… J’ajoute à cela du fromage en tranches (n’importe quoi, du moment qu’il fonde), des légumes (salade verte, carottes ou chou râpés, galette de légumes comme ici…) et une sauce (en général ketchup ou sauce au yaourt) On obtient ainsi un hamburger toujours équilibré mais différent d’une fois à l’autre. De quoi faire de l’ombre à Ronald !
Pour avoir d'autres idées, consultez le burger day chez Anaïk ou feuilletez ce livre qui m’a souvent inspirée.
PS: j'ai même pu participer en toute dernière minute au jeu "La citrouille, c'est pas sorcier". Pour voir les participants, c'est par ici!
lundi 13 octobre 2008
Des bonheurs simples, et quelques regrets…
Cette dernière année, je n’ai pas été très assidue quant à la tenue de ce blog. En même temps, je n’ai aucune obligation et je ne me contrains pas à publier coûte que coûte. Il y a des moments où mon esprit bouillonne, imaginant telle association d’ingrédients, tel accord de saveurs ou telle mise en scène pour une photo. Et puis d’autres, où je n’ai pas la tête à cuisiner, où les idées et le plaisir manquent. Durant ces périodes, je m’éloigne un peu de ma passion, mais sans jamais lâcher la corde. Et puis l’envie me revient toujours, comme un exutoire. Parce que la cuisine m’apaise, me relâche. Je sens, je touche, je regarde. Des odeurs tantôt épicées, tantôt sucrées embaument la cuisine, des petits plats mijotent, crépitent sur le feu. Et je suis à chaque fois émerveillée, tous mes sens en éveil. Je regrette alors d’avoir délaissé mes casseroles, d’avoir raté toutes vos créations. Je regrette d’avoir manqué le sucré s’invite chez le salé, orchestré par Charline. Du coup je me rattrape, bien trop tard mais avec autant de plaisir.
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Pour 2 personnes:
- 2 filets de poulet
- 2 pamplemousses
- 2 cuillères à soupe de sirop d’érable
- 1 oignon rouge
- 3 cuillères à café de fond de volaille
- huile d’olive
- sel, poivre noir du moulin
Préchauffer le four à 180°C. Peler et émincer l’oignon. Couper le poulet en lamelles. Le faire revenir quelques minutes dans une poêle avec un peu d’huile. Saler et poivrer. Presser les pamplemousses et recueillir leur jus. Disposer le poulet et l’oignon dans un plat à gratin. Recouvrir du jus de pamplemousse, ajouter le sirop d’érable et le fond de volaille. Bien mélanger et enfourner pour environ 40min, en mélangeant de temps en temps.
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Ce que j’en dis : Je me suis inspirée de cette recette (approuvée ici mais aussi ailleurs, avec quelques variantes) en remplaçant le vinaigre balsamique par le jus de pamplemousse et le miel par le sirop d’érable. Ces deux parfums se marient très bien et jouent à merveille leur rôle, nappant le poulet d’une délicieuse sauce sirupeuse.
En accompagnement, j’ai testé deux recettes de salades à essayer absolument. Vous trouverez la salade de cocos tièdes au pesto de pistache chez Anne et la salade de betteraves et potiron au chèvre chez Sophie. Deux très chouettes découvertes…
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Et lorsque l’on reçoit -après une mauvaise journée- un coup de fil annonçant une bonne nouvelle, on se dit que la vie est quand même belle…
Mais je laisse mon co-équipier vous raconter notre aventure dès le début :
« L’an prochain on fera mieux… ». C’était l’année dernière et ce sont par ces mots que l’on avait refermé notre croisade de ce jour particulier, moyennement satisfaits de notre prestation, mais avec la certitude néanmoins d’avoir sollicité grandement nos membres inférieurs. On se rassure comme on peut, c’est vrai, alors pour le coup, on aura au moins pris l’air. Et puis on note le rendez-vous pour dans un an.
Nous y sommes presque. Un an après moins une semaine, je n’échappe pas à l’épidémie de rhinopharyngite qui sévit. Bien sûr, pour les pessimistes : « Faut que ça arrive maintenant ! » C’était à prévoir. C’est surtout que l’être humain a toujours la faculté de se trouver des excuses avant d’avoir commencé, comme pour mieux préparer le terrain, au cas où ça ne fonctionnerait pas comme ça devrait. Alors voilà, c’était joué d’avance : « Je pense que j’aurais pu mieux faire, mais j’étais pas bien, enfin tu comprends…. la rhino, le mal de tête, j’avais pas tous mes moyens quoi ! Allez, on retente l’an prochain… » Ouais bon ok, c’est facile. Mais je ne vais quand même pas abandonner aussi vite. Et puis la semaine passe, mal, mais elle passe. La journée tant attendue commence bien, le soleil est déjà là, à mon grand malheur bien sûr, le mauvais temps ça aurait pu être une bonne excuse aussi, non ??!! Je crois malheureusement que je ne pourrais pas me défiler aujourd’hui.
On arrive à l’heure du rendez-vous et, après les dernières modalités, le premier thème tombe. On a deux heures maximum pour remplir la mission. Une fois ce devoir accompli, on nous octroie du temps libre pour déjeuner. On redémarre l’après-midi avec le deuxième thème et ses deux heures imparties. Au quatrième et dernier thème, et là ce n’est pas une excuse, le mal de gorge est bien présent, on a froid malgré le soleil, la fatigue nous gagne et la motivation n’est plus vraiment là. La semaine éprouvante me rattrape fatalement. Ma Mirabelle finit d’ailleurs par m’avouer que ça devient difficile pour elle aussi. On termine au ralenti, mais satisfaits.
Oui vous avez bien lu, SATISFAITS.
Le principe de ce rendez-vous amateur est sympa. Muni de votre simple appareil, par équipe de 2 personnes, vous parcourez la ville en essayant de répondre le mieux possible aux quatre thèmes imposés. Objectif : se faire plaisir, voir avec un œil différent et le montrer.
Je laisse le soin à présent à Mirabelle de vous dévoiler la suite.
Pour ma part en tout cas, je n’ai pas eu d’excuses valables pour éviter d’aller au bout. Et heureusement, parce que cette fois, j'ai été récompensé…
Son Caliméro.
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Nous avons en effet participé, il y a deux semaines, au marathon photo organisé par la FNAC. Et, petite fierté du jour, deux de nos photos ont été sélectionnées par le jury, dont une qui termine à la quatrième place, pour le prix spécial du jury avec une imprimante photos à la clé!
jeudi 24 juillet 2008
Cuisine du terroir et souvenirs de vacances
Un village au cœur de la Bresse bourguignonne, une maison familiale avec une petite cour, de la tapisserie à fleurs au mur et de la porcelaine ébréchée. Un endroit qui regorge de souvenirs qui ne sont pas les miens. Et pourtant, j’aime séjourner dans ce lieu. Dans chaque pièce, on découvre des trésors. De la jolie vaisselle à fleurs dans les placards ; accrochés au mur, des ustensiles de cuisine qui nous replongent des années en arrière, dans un monde que nous n’avons pas connu. Confectionnés par le grand-père, une mandoline incrustée de nacre, de la marqueterie délicate, de beaux meubles anciens.
Ici, on déguste de la charcuterie avec un verre de vin, pendant que le déjeuner fini de mijoter. On pêche dans les ruisseaux et on fait frire la récolte du jour, on s’allonge dans l’herbe et on se laisse inonder par la chaleur du soleil. Le soir, on s'assoie dans la cour, sur le banc en bois, pour apprécier la fraîcheur de la nuit tombante. Pour moi qui ais passé les vacances de mon enfance dans des endroits différents chaque année, je sais à présent qu’il peut être bon -aussi- d’avoir ses racines ancrées quelque part.
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A quelques centaines de kilomètres de ma Lorraine, le dépaysement est total. De nombreux lieux-dits plus charmants les uns que les autres, des habitations traditionnelles à colombages et murs de pierres rouges, des jardins très fleuris. Aux alentours, des prairies à perte de vue, des champs de tournesol et de maïs.
Dans les pâturages, gambadent de magnifiques poulets qui font la réputation gastronomique de la région. Bien évidemment, nous n’avions pas imaginé notre séjour sans en préparer:
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Poulet de Bresse au vin jaune et aux morilles
Pour 6 personnes :
- 1 poulet de Bresse de 2 kg
- 200g de morilles séchées
(perso, j’ai mis des cèpes, parce qu’à 154 euros le kilo les morilles séchées, huum…)
- 25cl de vin jaune
(Château Chalon pour le must ou un autre vignoble, c’est toujours selon le porte-monnaie)
- 50cl de crème épaisse
(on peut mettre de la 15%MG, mais franchement permettez-vous de la 30% pour cette recette)
- 1 noix de beurre
(là de la margarine peut faire l’affaire)
- sel, poivre
Découper le poulet en morceaux. Saler et poivrer. Chauffer le beurre dans une sauteuse et faire colorer le poulet. Le retirer et déglacer avec le vin jaune. Ajouter les morilles et la crème et remettre le poulet dans la sauteuse. Laisser cuire à couvert 40min à 1h.
Une fois cuit, rectifier l’assaisonnement au besoin, réserver le poulet au chaud et laisser réduire la sauce sur feu vif. Servir sur plat, accompagné de la sauce aux morilles.
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Ce que j’en dis : une très bonne recette de terroir, mise en valeur par des produits de bonne qualité. Une recette chaleureuse, savoureuse et gourmande, à déguster en famille.
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PS: je rends l'idée de la dernière photo à Lauriana qui m'a beaucoup inspirée avec son superbe cliché...
samedi 5 juillet 2008
Leçon de cuisine marocaine
Je vous en avais déjà parlé : j’ai appris à faire la pastilla de poulet aux amandes lors de mon séjour à Marrakech. Après m’avoir emmenée au marché pour acheter les ingrédients nécessaires, Hajiba, la cuisinière du riad où nous logions, et moi avons préparé à quatre mains le dîner. Il existe différentes façons de réaliser une pastilla, propres à chaque famille. Mais au final, on obtient toujours un plat d’un raffinement extrême, aux saveurs envoûtantes qui caractérisent si bien la cuisine orientale.
Je partage aujourd’hui avec vous cette recette qui me tient à cœur et que je me suis empressée de reproduire une fois rentrée, histoire de retrouver les parfums de mes vacances...
Pour 2 à 4 personnes :
- 5 feuilles de bricks
- 2 œufs
- beurre fondu
- 2 cuisses de poulet sans la peau
- 1 gros oignon
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à soupe d’huile de tournesol
- 1 bouquet de persil plat
- ½ bouquet de coriandre
- 1 cuillère à café de sel
- 1 cuillère à café de poivre
- 1 cuillère à café de gingembre moulu
- ½ cuillère à café de 45 épices
- ½ cuillère à café de cannelle en poudre
- ½ cuillère à café de cumin moulu
- ½ cuillère à café de curcuma
- 1 pointe de couteau de safran naturel (pistils)
- 200g d’amandes entières
- 1,5 cuillères à soupe de sucre
- 2 pincées de cannelle
- ½ cuillère à soupe de fleur d’oranger
- cannelle et sucre glace pour la décoration
Peler l’oignon et l’émincer très finement. Dans un faitout, disposer les cuisses de poulet et l’oignon coupé. Ajouter le persil plat et la coriandre ciselés, puis les deux huiles. Mélanger et laisser cuire jusqu’à ce que l’oignon soit fondu. Verser alors un petit verre d’eau, couvrir et laisser mijoter. C’est cuit lorsque la chair du poulet se détache facilement des os.
Pendant ce temps, placer les amandes entières dans une casserole d’eau et faire chauffer ¼ d’heure. Les égoutter et les peler. Les mixer avec le sucre, la cannelle et la fleur d’oranger. Réserver.
Une fois le poulet cuit, le retirer du faitout et faire réduire le jus restant. Incorporer ensuite les œufs entiers et mélanger quelques minutes, pour épaissir la préparation. Réserver. Détacher la chair du poulet et l’effiler avec vos doigts.
Beurrer un petit moule à tarte. Découper les feuilles de bricks approximativement de la dimension du moule. Recouvrir le fond du moule à l’aide de trois grandes feuilles, posées en quinconce, en laissant une partie déborder du moule. Recouvrir le centre d’une plus petite feuille. Arroser de beurre fondu. Répartir la moitié de la farce aux amandes. Arroser à nouveau de beurre, parsemer par dessus les filaments de poulet et recouvrir du reste d’amandes. Arroser de beurre et refermer à l’aide de la dernière feuille de brick, que l’on glisse le long de la paroi (comme on fait un lit !)
Faire dorer la pastilla au four préchauffé à 180°C une vingtaine de minutes. Au moment de servir, la décorer en dessinant un quadrillage avec du sucre glace et de la cannelle.
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J'ai appris avec Hajiba une autre cuisine que la mienne, une cuisine instinctive, généreuse. J'ai aimé toucher les aliments plus qu'à mon habitude, utilisant ce cinquième sens qu'on néglige parfois en cuisine. J'ai retrouvé, s'échappant de mes casseroles, de délicieuses odeurs me replongant dans la moiteur de cette après midi passée à cuisiner avec une étrangère. J'ai aimé sa gentillesse et sa bonté, son plaisir évident à transmettre et sa joie communicative. Je n'oublierai pas son si joli sourire.
samedi 17 mai 2008
Les apparences sont (parfois) trompeuses
A prime abord, on dirait de moi que je suis résolument citadine. Je me délecte de visites de musées et d’expositions en tout genre. Je me rends avec délice au théâtre, à des concerts ou au cinéma. J’aime prendre mon petit déjeuner le week-end dans un bistrot, en feuilletant des revues ou faire du shooping toute l’après midi, équipée de lunettes de soleil griffées, de mon sac à mains XXL mordoré, revêtue d’un slim et d’escarpins. (Je m’obstine à porter les même pantalons que les midinettes de quinze ans, alors que j’en ai –mon Dieu- déjà le double. Sauf que moi, mes escarpins ne sont pas blancs ni vernis. Comme Esmeralda, j’avoue avoir eu tellement de mal à trouver un modèle dans lequel je puisse rentrer mes gambettes, pourtant pas plus épaisses que des cuisses de grenouille, que je cède à présent volontiers à cette mode)
Mais les apparences peuvent être trompeuses, et, en réalité, je suis une vraie campagnarde dans l’âme. Moi qui ne jurais, il y a quelques années de cela, que par la ville, je me retrouve à habiter un endroit où même les réseaux mobiles et l’ADSL ne passent pas. Un endroit où, lorsque je rentre le soir, je n’entends que le silence et où la nuit, le ciel se pare de mille étoiles par temps clair. Un endroit où les paysages sont dignes d’un décor miniature et la nature époustouflante.
Ce que j’aime par dessus tout, c’est enfourcher mon vélo, et m’évader le long des chemins. En ce moment, les champs sont ensoleillés par le colza, d’un jaune éclatant. Dans les prairies, les fleurs de pissenlits, transformées en boules veloutées, ont laissé place aux boutons d’or. Les arbres fruitiers arborent de magnifiques et délicates fleurs blanches et rosées. Le ciel est d’un bleu limpide. Et dans ces moments là, je ne voudrais être nul part ailleurs au monde. Je me sens libre et vivante.
Le rapport avec ma recette, c’est que sous ses airs classique et sage, cette terrine dévoile à la dégustation des notes piquantes, acidulées et parfumées qu’elle n’avait aucunement laissé transparaître à première vue. On est alors surpris et transporté d’un coup de fourchette en asie. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Terrine de pommes de terre au saumon fumé
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Pour 2 personnes :
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- 8 pommes de terre moyennes à chair ferme
- 150g de saumon fumé
- 2 oeufs
- 20cl de lait de coco
- 4 cuillères à soupe de jus de citron vert et son zeste
- 2 cuillères à café de gingembre moulu
- 30 de noix de coco râpée
- 30g de gingembre macéré (Gari) en épicerie asiatique, vendu sous vide
- sel, poivre
Cuire les pommes de terre à la vapeur sans les éplucher. Elles doivent rester encore un peu fermes. Les refroidir sous l’eau, les éplucher et les couper en rondelles. Battre les œufs avec le lait de coco et le jus de citron vert. Ajouter le gingembre moulu, la noix de coco râpée et le zeste du citron. Saler et poivrer. Couper le saumon fumé en lanières. Préchauffer le four à 210°C. Monter la terrine en alternant couches de pommes de terre, saumon, gingembre macéré et préparation au lait de coco. Terminer par une couche de pomme de terre et verser par dessus le reste de la préparation. Enfourner 30min. La terrine doit être dorée.
Recette inspirée de la terrine pommes de terre – mortadelle d’Annabel
Ce que j’en dis : une délicieuse odeur pendant la cuisson, une jolie terrine dorée et des saveurs bien équilibrées à la dégustation. Par contre impossible de la démouler sans effondrement. J’ai pourtant veillé (après un premier échec qui était dû, du moins je le pensais, au fait que mes pommes de terre aient été épluchées avant cuisson) à cuire mes pommes de terre avec la peau, pour ne pas leur ôter l’amidon nécessaire à leur bonne tenue… mais rien n’y a fait, résultat identique. Si quelqu’un a un avis ou à conseil à ce sujet, n’hésitez pas !



























