lundi 16 mars 2009
Un petit rien qui fait tout (comment sublimer une bête compote)
Ces dernières semaines, je n’ai pas pris le temps de photographier ce que j’ai mangé. En même temps, je ne suis pas sûre d’avoir eu quelque chose qui vaille vraiment la peine de vous montrer. Et puis j’ai ralenti mon rythme en cuisine, ne pensez pas que je ne prends plus plaisir à manger ou à cuisiner, au contraire, je suis devenue bien plus gourmande, mais je n’ai pas envie de passer beaucoup de temps derrière les fourneaux. En réalité, j’ai plein d’autres choses à faire qui m’accaparent bien plus en ce moment.
Mes repas sont du coup plus basiques. Je ne prévois presque plus mes menus à l’avance, et c’est au fil des journées que me vient l’idée d’un plat qui me ferait envie. Et quand cela arrive, pas question de la contrarier, c’est une envie forte et tenace. Alors je m’exécute: m’arrête à la superette en rentrant à la maison, achète les ingrédients nécessaires, et je me réjouis à l’idée de me régaler quelques heures plus tard, une fois installée confortablement devant mon assiette. Ce sont souvent des plats tout simples, des plats chaleureux et réconfortants, qui me font du bien avant l’arrivée du printemps. Une assiette de pâtes enrobées de sauce; un gratin fumant, recouvert de fromage filant; un dessert tout doux et crémeux… Rien de bien sorcier je vous disais, mais qu’est-ce que c’est bon parfois aussi la simplicité. Cette compote est dans cette lignée, c’est quelqu’un qui comme moi est très curieux en cuisine qui me l’a fait découvrir il y a peu. Elle a juste la particularité d’être extrêmement savoureuse et suffisamment surprenante pour que j’ai envie de vous la faire découvrir :
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Pour 4 personnes :
- 5 pommes Boskoop
- 50g de sucre en poudre
- 1 gousse de vanille
- 5 4 capsules de cardamome
Ouvrir les capsules de cardamome et broyer les graines. Couper la gousse de vanille en deux dans la longueur et gratter l’intérieur pour en retirer les graines. Eplucher les pommes, les épépiner et les couper en quartiers. Les placer dans une casserole avec un fond d’eau. Ajouter les graines de vanille et la gousse fendue ainsi que la cardamome. Faire cuire à feux très doux et à couvert, jusqu’à l’obtention d’une texture homogène. (45min à 1 heure) Retirer la gousse de vanille, déguster encore tiède ou froid avec une boule de glace à la noix de coco.
Ce que j’en dis : j’ai découvert cette recette chez le papa de mon chéri. Il aime beaucoup tester de nouvelles idées et découvrir des produits méconnus, d’autant plus je crois depuis que je le connais. Il faut dire que je suis bon public pour les nouveautés ! Il nous a servi cette compote en dessert, accompagnée d’une boule de glace à la noix de coco. J’ai été tout de suite emballée par la douceur de cette variété de pommes, associées à la vanille. On devinait un autre parfum au second plan, mais impossible de définir lequel, jusqu’à la dernière bouchée : de la cardamome ! Il faut dire que la recette préconisait de faire infuser les capsules entières. Pas suffisant pour libérer tout l’arôme. J’ai donc noté sur un bout de papier les ingrédients, et je n’ai pas tardé à essayer chez moi, en broyant cette fois-ci les graines. La saveur de la cardamome est alors bien présente et vient rehausser la compote en lui donnant du caractère, sans altérer la douceur apportée par la vanille. Un parfait équilibre.
mardi 27 janvier 2009
Quelques grammes de douceur, pour oublier que le monde devient fou
Chaque matin, je me dis que décidément, me réveiller avec les informations, ce n’est pas une bonne idée. Et chaque matin pourtant, j’absorbe cette déferlante de fait-divers qui inonde les ondes, en même temps que j’ouvre les yeux et que je quitte mes rêves. Je pourrais pourtant acheter ces radios réveils qui diffusent progressivement de la lumière, simulant le lever du jour, accompagnée de chants d’oiseaux ou de ruissellement. Ou encore programmer ma chanson favorite, une chanson pleine de pep’s qui me donnerait le courage de me lever et qui me mettrait de bonne humeur pour le reste de la journée. Mais au lieu de cela, je prends connaissance des dernières nouvelles. Et je me rends compte que le monde devient bien inquiétant.
Des élèves agressent leurs professeurs, des chauffeurs de transport en commun se font luncher durant leurs services, un client tue son conseiller financier et un détraqué des enfants dans une crèche. Des situations tout simplement impensables. Comment peut-on en arriver là ? Le constat est triste, il n’y a plus de respect, plus de limites. Bien au-delà des guerres qui affrontent les peuples depuis des siècles, bien au-delà de la misère dans les pays sous-développés, notre quotidien même devient angoissant, puisque nous ne sommes plus en sécurité nulle part.
Malgré cette violence environnante, il faut garder espoir pour les années prochaines, penser que le pire est peut être arrivé, que les lendemains seront meilleurs… Encore et toujours profiter de l’instant, maintenant, des petites choses qui égayent notre ordinaire, comme cette douceur sucrée, parfumée et onctueuse, qui me fait oublier le temps d’un moment ce climat alarmant.
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Perles du japon au chocolat blanc et cardamome
Pour 8 verrines:
- 1L de lait
- 100g de perles du japon
- 100g de chocolat blanc
- 40g de sucre
- 12 capsules de cardamome
Ouvrir les capsules de cardamome et réduire les graines en poudre à l’aide d’un pilon. Faire chauffer le lait dans une casserole avec la cardamome. A l’ébullition, verser les perles du japon en pluie et laisser cuire à feu doux, 15 à 20min (les perles doivent être transparentes et molles), en remuant souvent. Arrêter la cuisson, ajouter le sucre et le chocolat blanc et remuer jusqu’à dissolution complète. Verser dans des verrines et placer au frais plusieurs heures.
Ce que j’en dis : j’avais gardé un bon souvenir des perles du japon en dessert, lors de ce premier essai (réussi), aux saveurs acidulée et tonique. Cette deuxième version est plus douce et gourmande. Je vous en avais déjà parlé, elle avait été réalisée pour le buffet d’une occasion spéciale. Comme le riz ou la semoule au lait, je trouve ce dessert des plus réconfortants. Il me fait penser à l’enfance, bien que je n’en mangeais pas à cette époque. C’est tout doux, tout rond, craquant sous la dent, tout en étant moelleux. Un peu épais, nous enrobant de douceur. Onctueux et sucré, grâce au chocolat blanc, il devient entêtant avec la saveur suave de la cardamome. De quoi nous faire oublier toutes les misères du monde!
lundi 10 novembre 2008
La folie du home made -ou comment être dans le vent
C’est le grand engouement depuis un moment. Le fait mains, fait maison. La déco de l’intérieur, la customisation des vêtements, le tricot, la mosaïque, sans oublier bien sûr la cuisine. On fait maintenant son pain, sa glace, ses yaourts, sa pâte à tartiner... Outre le phénomène de mode qui est à l’origine de ce nouveau mouvement, il se cache derrière tout cela le souci de savoir ce que l’on mange et d’éviter les additifs que l’on trouve en masse dans l’industrie agro-alimentaire. Et puis bien évidemment, pour les passionnées de cuisine, de pouvoir créer ses propres recettes selon ses lubies (comme du pain au chocolat ou de la glace à la patate douce !)
Donc j’ai moi aussi succombé et ma cuisine s’est vite encombrée de nouveaux appareils. Je fais des yaourts depuis un moment déjà, en restant dans des parfums plutôt classiques. Pour cette tournée, j’avais envie de gourmandise. J’ai choisi l’association d’ingrédients qui est pour moi le comble de la gourmandise sucrée : cerise & amande. Demandez à Charline si elle n’est pas de mon avis ! Murielle fait bien des yaourts aux spéculoos, ça devrait fonctionner aussi avec des amaretti. Et me voilà parti pour réaliser un lot de délicieux yaourts gourmands à souhait :
Pour 6 pots:
- 600 ml de lait ½ écrémé
- 1 yaourt nature au lait entier
- 100g d’amaretti (biscuits italiens aux amandes amères)
- 6 cuillères à soupe de griottes au sirop
- 6 cuillères à café de sucre roux
Porter à ébullition le lait avec les biscuits. Mixer l’ensemble et passer au tamis fin. Ajouter le yaourt et le sucre (plus éventuellement du sirop de griotte pour colorer le yaourt) et mixer à nouveau.
Disposer dans chaque pot une cuillère de griottes et recouvrir de la préparation laitière. Faire prendre dans une yaourtière pendant 10h. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur.
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Ce que j’en dis : je le savais déjà, la cerise et l’amande, c’est un mariage divin. Ajouter à cela l’onctuosité d’un yaourt et vous céderez à la tentation!
lundi 20 octobre 2008
Charlotte exquise ou comment préserver les souvenirs d’enfance
Il est de ces souvenirs d’enfant, qu’il est préférable de laisser à l’état de songe. Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir par exemple un fort souvenir gustatif et puis d’être déçu en voulant le retrouver, une fois adulte? Notre vision n’est plus la même, nous n’avons plus la candeur ni l’imaginaire d’antan.
Je me souviens de la charlotte au fromage blanc de ma maman. Nous la faisions ensemble, puis plus grande, je la réalisais seule. Sa préparation est assez enfantine et les ingrédients plutôt basiques. N’empêche que j’en garde un souvenir impérissable. Elle était toute fraîche, bien ferme, avec un mélange de fruits croquants. Jamais le démoulage n’était raté. Elle utilisait un moule en plastique qui lui donnait une jolie forme, avec des couvercles aux motifs interchangeables. Je n’ose pas refaire cette charlotte aujourd’hui. Parce que je sais qu’elle perdrait son côté magique. Je la trouverai peut être trop banale, je risquerai de la faire s’écrouler en la démoulant. Et je ne veux pas prendre le risque de ternir mon si joli souvenir.
Du coup, lorsque j’ai eu l’idée de faire une charlotte, j’ai choisi d’autres ingrédients, plus dans mes goûts actuels, mais en essayant de retrouver ce que j’aimais dans celle de mes souvenirs.
Un cœur ferme, des fruits croquants, une saveur rafraîchissante
Pour 2 personnes:
- 1 paquet de biscuits roses de Reims
- 1 grenade
- 4 figues violettes
- 400g de fromage blanc
- 1 sachet de sucre vanillé + sucre en poudre (au jugé, selon les goûts)
- 4 cuillères à soupe d’eau de rose
- nectar de grenade
- 2 feuilles de gélatine
Faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide. Pendant ce temps, battre le fromage blanc avec le sucre. Eplucher la grenade et retirer ses graines. Les ajouter au fromage blanc.
Egoutter la gélatine, la placer dans un ramequin avec un fond d’eau et faire bouillir quelques secondes au four à micro-ondes. Ajouter à la préparation et bien mélanger. Parfumer avec l’eau de rose.
Placer un cercle à pâtisserie (diamètre 12cm) sur une assiette, tapisser le fond et les parois à l’aide d’un film alimentaire.
Imbiber rapidement les biscuits dans le nectar de grenade. Recouvrir le fond du cercle avec des biscuits et napper de la moitié de la préparation. Recommencer l’opération en terminant par une couche de biscuits. Refermer en rabattant le film alimentaire puis bien tasser. Placer un poids sur le dessus et mettre au réfrigérateur au moins une nuit.
Le lendemain, démouler la charlotte délicatement et retirer le film plastique. Plaquer sur la paroi le reste de biscuits roses et les maintenir grâce à du raphia. Couper les figues en lamelles et les disposer sur la charlotte. Servir frais.
Ce que j’en dis : Le résultat est à la hauteur de mes attentes. J’avais déjà testé l’association de ces ingrédients un soir dans un trifle improvisé, et l’idée de charlotte m’est venue tout naturellement. Le contraste de texture est intéressant – biscuits croustillants à l’extérieur, moelleux à l’intérieur avec des petites perles croquantes qui créent la surprise une fois le cœur atteint. Les saveurs sont également très complémentaires et on retrouve à la fois la saveur sucrée de la figue, la touche acidulée de la grenade et le parfum raffiné de la rose. L’aspect esthétique n’est pas en reste, dans ce joli dessert facile à réaliser.
lundi 28 juillet 2008
Desserts estivaux (pour faire revenir le soleil)
Adolescente, je détestais l’été, il faisait bien trop chaud et l’idée de découvrir une parcelle de ma peau me tourmentais. Je lui préférais de loin l’automne avec la rentrée scolaire, les feuilles qui tombent, les jolies couleurs chaudes des arbres, la pluie qui ruissèle sur les vitres et la fraîcheur dans l’air. Et puis j’ai fini par trouver cette saison un peu trop maussade. Le printemps, lui, par contre, était devenu pour moi annonciateur des beaux jours, des journées qui rallongent et de la nature qui s’éveille. Le soleil n’étant pas encore à son zénith, je pouvais profiter de ses rayons sans souffrir de la chaleur. Et puis petit à petit, j’ai appris à ne plus redouter l’été et à oser me découvrir. A présent, j’attends tout l’hiver son arrivée. Cette évolution est dans le fond à mon image : j’ai le souvenir d’avoir été une adolescente plutôt sombre, comme l’automne. En grandissant, je me suis ouverte à la vie, comme le printemps et, devenue femme, je m'épanouie aujourd’hui pour bientôt resplendir, à la manière de l’été.
Malheureusement, moi qui aime maintenant cette saison, je suis forcée de constater que le soleil, lui, n’a pas l’air d’aimer ma région… Il ne reste en effet pas longtemps par ici et nous fait faux bond à peine nous nous réjouissons de son existence. Mais en attendant, dès qu’il nous honore de ses rayons, ne serait-ce qu’un instant, une heure ou une journée, j’essaie d’en profiter au maximum. Parce qu’il me met vraiment de bonne humeur et me donne la pêche. Parce qu’il me rend entreprenante, motivée et courageuse. Parce qu’il me donne un joli teint doré et éclairci mes yeux. Parce qu’il rend mes balades plus agréables, au milieu de la nature illuminée. Parce qu’il réchauffe mon cœur lorsqu’il est attristé et apaise mes craintes et mes angoisses. Parce qu’il est synonyme de vacances et de farniente. Parce qu’il autorise toutes les gourmandises et nous apporte les bienfaits de fruits parfumés.
Pour célébrer l’été, deux desserts fruités, à déguster uniquement sous le soleil :
Verrine de melon aux fruits rouges et fleur d’oranger
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Pour 6 verrines :
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- 2 melons moyens
- 1 orange
- 1 citron
- 500g de fruits rouges (groseilles, framboises)
- 100g de sucre en poudre
- 5 feuilles de gélatine
- 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger
- quelques feuilles de mélisse (facultatif)
Presser l’orange et le citron. Faire tremper la gélatine dans un bol d’eau froide pour la ramollir. Couper les melons en deux, retirer les graines et prélever la chair avec une cuillère. Mixer-la avec les jus des agrumes, l’eau de fleur d’oranger, la mélisse ciselée et le sucre, afin d’obtenir environ 600ml de coulis. Chauffer la moitié du coulis de melon dans une casserole. Egoutter la gélatine et la dissoudre dans le coulis encore chaud, hors du feu, en. Ajouter le reste du coulis et fouetter pour bien mélanger. Laisser refroidir. Verser un tiers de la préparation dans 6 verres. Faire prendre au réfrigérateur puis répartir à la surface la moitié des fruits rouges. Recouvrir du reste de coulis et placer à nouveau au frais 6 heures minimum. Servir bien frais, décoré d’une grappe de groseille et d’un brin de menthe ou de mélisse.
Recette inspirée du magazine de cuisine Régal n°23
Pêches rôties à la verveine
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Pour 2 personnes :
- 2 pêches blanches
- 4 brins de verveine
- 2 cuillères à soupe de jus de citron
- 1 cuillère à soupe de miel d’acacia
Inciser la base des pêches en croix. Les plonger 5 secondes dans de l’eau bouillante. Les égoutter, les passer sous l’eau froide et les peler. Les couper en deux, les dénoyautées et les arroser de la moitié du jus de citron.
Dans une poêle, porter à ébullition 2 cuillères à soupe d’eau avec les brins de verveine. Ajouter le miel et faire à nouveau bouillir. Laisser cuire quelques minutes, ajouter les demi-pêches, le reste du jus de citron et laisser caraméliser à feu vif. Retirer la verveine. Répartir les pêches dans deux coupelles puis laisser réduire le jus. En napper les pêches. Servir tiède, décoré de feuilles de verveine.
Recette issue du livre de Coco Jobard « Ma cuisine pour les amis »
Ce que j’en dis : deux desserts de saison, aux saveurs bien équilibrées, légers, qui permettent de manger des fruits de façon festive et simple à la fois.
samedi 28 juin 2008
A la Saint-Jean, cueillette des noix vertes ! (ou comment apprendre la patience…)
N’y a-t-il pas plus grand plaisir dans la cuisine que de préparer des ingrédients que l’on a soit même récoltés ? Je ne sais pas vous, mais moi j’en tire une énorme satisfaction et du coup, j’apporte plus de soin au choix et à l’élaboration de la recette. Depuis longtemps déjà, je cherchais du vin de noix. J’en ai goûté et utilisé en cuisine, il y a plusieurs années de cela, profitant d’une bouteille qui m’avait été offerte. J’avais même acheté pour l’occasion un livre regorgeant de très bonnes idées autour de la noix. Mais depuis, pas moyen d’en trouver par ici… A l’époque je n’avais pas pensé à en réaliser moi-même, mais ce blog m’a appris depuis qu’on pouvait faire beaucoup de choses « maison »… J’ai bien évidemment trouvé la recette du vin de noix dans mon fameux livre de cuisine dédié à ce fruit. Seulement on était à l’époque en automne, et le vin de noix se prépare avec des noix vertes… que l’on cueille autour de la Saint-Jean, avant que le bois de la coquille ne se soit formé. J’ai donc du patienter jusqu’à aujourd’hui.
C’est lors d’un footing sur les chemins de campagne que j’ai repéré un superbe noyer qui débordait de jolis fruits dodus bien verts. Le bon moment été enfin arrivé. J’en ai récolté un peu plus que prévu, me souvenant d’une autre recette qui attisait ma curiosité, à base de noix vertes également. C’est cette recette que je vous présente aujourd’hui, en attendant que mon vin de noix macère le temps nécessaire à développer tout son arôme. Je vous donne toutefois ici également sa recette. Si le cœur vous dit d’en faire, c’est maintenant. Par contre, il faudra attendre trois mois pour la dégustation et le verdict…
J’ai remarqué de surcroît une chose, avec ces ingrédients que l’on trouve encore de façon très saisonnière (là où moins c’est sûr, vous ne trouverez pas des noix vertes sur les étales de vos supermarchés au mois de novembre…) : on les apprécie d’autant plus. Imaginez le bonheur de déguster un met que l’on savoure à sa juste valeur, parce que précisément, on a attendu le moment de sa récolte. Ce sont toujours les choses rares qui sont les meilleurs, la gastronomie ne déroge pas à cette règle. Au-delà des nombreux problèmes écologiques et éthiques liés aux cultures intensives qui nous permettent d’avoir entre autres des fraises et des asperges dès février (je vous épargne un discours à ce sujet, d’autres en ont déjà beaucoup parlé, à juste titre d’ailleurs), cet accès à tous les produits à n’importe quelle saison nous prive au final du plaisir que l’on peut avoir à les (re)découvrir chaque année, à une période bien donnée… Un peu comme à l’image du potimarron. Je suis comme une gamine devant un jouet, quand je découvre au marché les premiers potimarrons de la saison. J’en fais une orgie puis je patiente jusqu’à l'année suivante. Et cela ne me manque pas, parce qu’entre temps je renouvelle ce plaisir avec les autres fruits et légumes au fil de leur saison respective mais surtout parce que je sais que mon ravissement sera toujours intact la fois prochaine.
Confiture de noix vertes
- noix vertes
- sucre
- 1 bâton de cannelle
Eplucher les noix afin d’ôter leur peau verte, tout en conservant la partie blanche. Les placer au fur et à mesure dans une casserole d’eau froide. Les y faire cuire, jusqu’à ce que l'on puisse les écraser. Les égoutter et les peser. Les réserver dans leur eau de cuisson. Peser le même poids de sucre que celui des noix. Réaliser un sirop avec ce sucre, recouvert d’eau. Laisser cuire à petit feu 40min. Ajouter les noix et le bâton de cannelle. Poursuivre la cuisson 30min environ, jusqu'à la consistance souhaitée. Verser la confiture bouillante dans des bocaux en verre. Fermer les pots et les retourner afin de stériliser les couvercles. Les laisser refroidir ainsi avant de les stocker.
Petite confidence : à vrai dire, cette recette est mon deuxième essai (inspiré du site de cuisine Marmiton). Le premier, réalisé à partir de la recette de mon livre sur les noix, a été une véritable catastrophe. La recette ne précisait pas d'éplucher les noix et je me suis retrouvée avec des noix entières, flottant dans du caramel collant… Pour avoir testé, je vous conseille également d’utiliser des gants lorsque vous épluchez vos noix, sous peine de vous retrouvez à devoir justifier les drôles d’empreintes couleur encre sur le bout de vos doigts !
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Vin de noix
- 20 noix vertes
- 2L de vin rouge
- 50cl d’eau de vie
- 150g de sucre
Laver les noix et les couper en morceaux. Les mélanger aux autres ingrédients. Verser dans un bocal de 3L et boucher. Laisser macérer 3 mois. Filtrer puis mettre en bouteille.
lundi 28 avril 2008
Comme un dimanche
La veille au soir j’avais oublié de lancer la machine à pain.
Nous avons du acheter de la baguette fraîche pour le petit déjeuner.
Pour me faire pardonner de mon oubli, j’ai préparé un chocolat chaud aux épices.
J’ai fait mijoter un plat pour le déjeuner, sans oublier le dessert.
Nous avons ouvert une bonne bouteille de vin.
… comme un dimanche ...
Le temps s’est dégagé et nous sommes sortis nous balader dans la forêt.
Au retour, un bon café nous attendait, avec des petits cakes à grignoter.
Puis nous avons voulu aller au cinéma, à la dernière séance, pour oublier que le week-end s’achève.
Nous avons finalement fini la soirée sur le canapé, à nous endormir devant un DVD.
… comme un dimanche ...
Minis cakes amarena, matcha et chocolat blanc
Pour environ 18 pièces :
- 150g de farine fluide
- 50g de farine d’épeautre tamisée
- 100g de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 150ml de lait d’amandes
- 100g de beurre fondu
- 100g de chocolat blanc
- 3 œufs
- 2 cuillères à café de thé matcha
- une quarantaine de cerises amarena (ou de n’importe quelles autres cerises au sirop)
- 1 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
Préchauffer le four à 180°C. Faire chauffer le lait et y dissoudre le thé matcha. Dans un saladier, battre les jaunes d’œufs avec les sucres. Ajouter le beurre et le lait au thé matcha, puis les farines et la levure. Bien mélanger afin d’obtenir une préparation homogène. Battre les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel et l’incorporer délicatement à la préparation. Ajouter le chocolat blanc coupé en dés. Répartir la pâte dans des minis moules à cake et disposer sur chaque cake deux cerises. Enfourner 25 à 30min (35 à 40min pour un grand moule) Laisser refroidir et démouler.
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Salade d’agrumes au limoncello
Pour 2 personnes :
- 1 pamplemousse blanc
- 1 pamplemousse rose
- 1 orange
- 1 poignée de pignons
- sucre glace
- ½ verre de limoncello (liqueur de citron)
Peler les agrumes à vif. Détailler les quartiers en ôtant pépins et membranes blanches et les couper en deux. Placer les fruits et leur jus dans un saladier et réserver au frais au moins une heure. Faire griller dans une poêle les pignons. Au moment de servir, répartir les fruits dans des bols, arroser de limoncello et parsemer les pignons. Saupoudrer de sucre glace et servir aussitôt.
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Source : recette inspirée du livre 50 recettes salades et barbecues Ed. France loisirs
Ce que j’en dis :
J’avais été plutôt déçue par ma première expérience au thé matcha. J’ai fait depuis quelques autres essais peu concluants. Et puis j’ai voulu tenter le mariage matcha-chocolat blanc et cerises qui semble-t-il fonctionne bien. Le résultat est pas mal, même si le parfum du thé reste très discret.
La salade d’agrumes toute fraîche et acidulée est parfaite pour clôturer en légèreté un repas copieux. On peut lui ajouter des zestes de citron ou d’orange, moi j’ai été feignante sur ce coup là !
mardi 22 avril 2008
Dis, c’est normal qu’on ne mange que des feuilles ?
Après les feuilles d’ail des ours, les feuilles d’orties… je teste les feuilles de pandan
Le pandan… J’en avais bien entendu parlé par ici ou par là , sous forme d’arôme, mais j’avais fait le tour des épiceries asiatiques sans succès. Point d’arôme pandan en vue (« jamais entendu ce nom là », qu’on m’a répondu…). J’ai fini par ne plus y penser, jusqu’à ce que je décide de faire un menu asiatique. Pour le dessert, mon choix s’est porté sur la recette d’Anne (à ce propos, les châtaignes d’eau, j’aime pas du tout…), à base de feuilles de pandanus ! Nouvelle visite à l’épicerie, avec cette fois-ci la ferme intention de ne pas en repartir sans ces fameuses feuilles. Après quelques hasardeuses explications, j’ai fini par faire comprendre à la petite dame que je voulais des feuilles de bay toey (et oui, parfois tout est question de vocabulaire…). La semaine suivante, je suis ressortie de la boutique avec un énorme paquet de feuilles, de quoi tenir toute l’année ! Restait du coup à en trouver multiples usages. Je me suis tournée sans hésiter vers celle qui détient le savoir pandanesque, qui nous aprend qu’on peut faire son propre jus de pandan, en remplacement de l'extrait qu'on ne trouve pas en France. Qu’à cela ne tienne…
Ce que j’en dis…
Comme dit Le cookie masqué, l’odeur du jus est verte. Ca sent l’herbe, quoi! Bon, je crains le pire. Je fais un premier essai avec uniquement du lait de soja. Le pandan libère alors dans la crème une odeur difficile à qualifier, mais pas désagréable… Et puis je tente avec du lait de coco et d’amandes, et là, ça change tout. Ces trois saveurs se marient à merveille. Je dirais donc qu’il faut dépasser les à priori (et ne pas mettre son nez dessus) et tester pour s‘en faire une idée. La couleur reste très pastelle, donc on ajoutera (ou non) du colorant vert pour une teinte plus soutenue.
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Crème coco-pandan
Pour 4 personnes :
- 300ml de lait d’amandes
- 200ml de lait de coco
- 60g de sucre
- 25g de maïzena
- 4 cuillères à café de jus de pandan* (ou mieux, de l’extrait ou de l’arôme, si vous avez)
- +/- colorant vert
Verser le lait d’amandes et le lait de coco dans une casserole. Ajouter le jus de pandan* et porter à ébullition. Dans un saladier, battre le sucre et la maïzena. Filtrer le liquide bouillant et le verser sur ce mélange tout en le diluant. Remettre la préparation dans la casserole et faire épaissir à feux doux, en remuant régulièrement. Verser dans un saladier, couvrir avec du film alimentaire plaqué directement à la surface de la crème** et laisser refroidir. Placer au frais. Avant de servir, mélanger à nouveau pour rendre la crème plus fluide et onctueuse et verser dans des petits pots individuels.
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* D’après Le cookie, il suffit de broyer 100g de feuilles par litre d’eau. J’ai mixé l’ensemble mais comme le jus seul me semblait peu parfumé, j’ai laissé les résidus de feuilles pour les faire infuser dans la préparation. J’ai filtré le reste du jus et l’ai congelé dans des bacs à glaçons (sans les résidus cette fois-ci). A tester donc dans une prochaine recette, pour vérifier que cette technique conserve suffisamment le parfum du pandan.
** technique soufflée par Sigrid, qui évite la formation d’une pellicule à la surface de la crème.
vendredi 26 octobre 2007
Une leçon de cuisine, deux révélations
La préparation des confitures, je laissais cela à mes grands-mères. J’aime en manger (enfin pas toutes, je suis assez difficile sur ce coup là…) mais en confectionner ne me disais absolument rien. Et puis ma maman s’est mise à en faire à son tour. Des différentes, plus innovantes, plus à mon goût. Quant l’été passé, mon homme a cueilli des kilos et des kilos de mirabelles, je me suis dit qu’il était peut être temps que j’essaie à mon tour. Les premiers pots de ma confiture maison sont nés : mirabelle-cannelle et mirabelle-fleur d’oranger. J’ose avouer que j’y ai même pris plaisir. Depuis, je fais des tests. A tâtons pour l’instant, je ne maîtrise pas vraiment la technique, mais j’apprécie.
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Lorsque j’ai raconté à mon père que nous avions ramassés des petites pommes acides l’autre jour, il m’a rétorqué :« Mais ce sont des pommes pour faire des gelées, çà ! » Et je suis repartie de chez mes parents avec un magazine contenant la recette de la gelée aux pommes et la ferme envie de transformer ma récolte en cette douceur ambrée. J’attendais le bon moment (c’est à dire le moment où j’aurais le temps ET l’envie de m’y mettre) pour réaliser ma gelée. Je comptais m’y atteler dimanche denier, après la visite de mes grands-parents. Et de discussion en discussion, j’ai fini par parler de confitures avec ma grand-mère ; j’en ai profité pour lui demander conseils. Je lui ai montré mes petites pommes qui attendaient leur heure. Sans que je m’y attende, sans que je lui demande, elle m’a dit : « allez, on la commence cette gelée » Voilà comment un dimanche après midi, ma grand-mère m’a transmis la recette de la gelée de pomme de sa jeunesse (qui est identique par ailleurs à celle dénichée dans le magazine) J’y ai juste ajouté une petite touche personnelle pour l’innovation :
Gelée de pommes sauvages au thé parfumé à la bergamote
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- pommes sauvages*
- sucre cristallisé
- thé noir parfumé à la bergamote
Laver les pommes et les sécher. Couper les en quatre sans les peler et les placer dans un grand faitout. Les recouvrir d’eau. Ajouter le thé noir parfumé à la bergamote. Porter à ébullition et laisser bouillonner doucement environ une demi-heure. Les peaux doivent se détacher de la chair devenue molle. Verser l’ensemble dans une passoire, presser légèrement sur les fruits. Recueillir le jus et le filtrer à travers un tissu en nylon. Peser le poids du jus obtenu et ajouter le poids égal de sucre. Transvaser dans le faitout et porter à nouveau à ébullition. Baisser le feu et cuire à frémissements environ 5 à 6min. Vérifier la nappe** ; si la gelée fige, retirer du feu et mettre aussitôt en pots. Fermer et laisser refroidir.
* Ce sont des petites pommes, très riches en pectine et très parfumées. Elles sont immangeables crues, car trop acides. On les trouve dans les bois ou les vergers laissés à l’abandon. Cette gelée aigrelette peut se déguster ainsi, mais sert également à la prise de confiture de fruits contenants peu de pectines comme les pêches, les cerises… A défaut, on peut utiliser des Granny Smith.
** déposer une cuillère de gelée sur une assiette froide, si elle fige dans les secondes qui suivent, elle est suffisamment prise.
Source : l’ami des jardins et de la maison : Spécial confitures et les souvenirs de ma grand-mère !
... confection à quatres mains ...
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je peux dire à présent que j’aime faire les confitures et que j’aime ces moments de partage avec des êtres chers, qui ne sont malheureusement pas immortels.
mercredi 24 octobre 2007
L’histoire d’une découverte qui a failli ne jamais se produire...
Tout a commencé avec les cerises amarena ramenées d’Italie par ma grand-mère. Ces douceurs sont le summum de la gourmandise pour moi et pas question de les gâcher avec une recette médiocre. Après quelques recherches, mon choix s’est vite porté sur ce riz au lait, magnifiquement mis en valeur par Cécile. C’est ainsi que je me suis mise à la recherche du fameux thé matcha. En cuisine comme en prêt à porter, il y a des modes. Tout comme la fève tonka ou la pâte de pistache, on trouve ce thé vert au détour de chaque blog... On ne peut pas prétendre ne pas en avoir entendu parlé! Poudre magique des grands pâtissiers, elle a le pouvoir d’apporter une douce et tendre couleur aux macarons, éclairs et autres gourmandises.
Une fois l’ingrédient tant convoité déniché, j’ai vite été découragée par son coût plus que prohibitif. Je veux bien être victime de la mode, mais pas à n’importe quel prix. Je me suis donc résolue à trouver une autre idée pour mes cerises, qui ont fini dans ce tiramisu terriblement gourmand.
L'idée d'expérimenter le thé matcha a failli sombrer dans l’oubli, mais c’était sans compter sur la générosité d’une compatriote mosellane. Après un échange de mails, elle m’a gentiment proposé de m’en envoyer, afin que je m’en fasse tout de même une idée.
Je me suis laissée tentée par la mousse de mascarpone de Loukoum pour mon premier test:
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Mousse de mascarpone au thé matcha
Pour la recette, je vous renvoie chez Loukoum (ici), j’ai suivi ses instructions à la lettre.
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Mes impressions : je n’avais pas envie - pour ce premier essai avec le thé matcha - de cakes, madeleines ou autres financiers, comme on en voit beaucoup. Non, je voyais de préférence un entremet frais et léger. Je ne me suis pas trompée en choisissant cette mousse chez Loukoum : malgré les ingrédients plutôt caloriques, la texture demeure aérienne, douce et onctueuse. Je retiens la recette pour la décliner avec d'autres parfums. Quant au célèbre thé matcha, et bien je ne saurai dire si c’est la faute à mes papilles anesthésiées par une rhinopharyngite ou à un manque de sensibilité gustative, mais je ne lui ai pas trouvé une saveur à la hauteur de sa réputation…
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Mais je lui laisse encore une chance pour me séduire, mes essais ne s’arrêtent pas là !

















