lundi 28 juillet 2008

Desserts estivaux (pour faire revenir le soleil)

Adolescente, je détestais l’été, il faisait bien trop chaud et l’idée de découvrir une parcelle de ma peau me tourmentais. Je lui préférais de loin l’automne avec la rentrée scolaire, les feuilles qui tombent, les jolies couleurs chaudes des arbres, la pluie qui ruissèle sur les vitres et la fraîcheur dans l’air. Et puis j’ai fini par trouver cette saison un peu trop maussade. Le printemps, lui, par contre, était devenu pour moi annonciateur des beaux jours, des journées qui rallongent et de la nature qui s’éveille. Le soleil n’étant pas encore à son zénith, je pouvais profiter de ses rayons sans souffrir de la chaleur. Et puis petit à petit, j’ai appris à ne plus redouter l’été et à oser me découvrir. A présent, j’attends tout l’hiver son arrivée. Cette évolution est dans le fond à mon image : j’ai le souvenir d’avoir été une adolescente plutôt sombre, comme l’automne. En grandissant, je me suis ouverte à la vie, comme le printemps et, devenue femme, je m'épanouie aujourd’hui pour bientôt resplendir, à la manière de l’été.

Malheureusement, moi qui aime maintenant cette saison, je suis forcée de constater que le soleil, lui, n’a pas l’air d’aimer ma région… Il ne reste en effet pas longtemps par ici et nous fait faux bond à peine nous nous réjouissons de son existence. Mais en attendant, dès qu’il nous honore de ses rayons, ne serait-ce qu’un instant, une heure ou une journée, j’essaie d’en profiter au maximum. Parce qu’il me met vraiment de bonne humeur et me donne la pêche. Parce qu’il me rend entreprenante, motivée et courageuse. Parce qu’il me donne un joli teint doré et éclairci mes yeux. Parce qu’il rend mes balades plus agréables, au milieu de la nature illuminée. Parce qu’il réchauffe mon cœur lorsqu’il est attristé et apaise mes craintes et mes angoisses. Parce qu’il est synonyme de vacances et de farniente. Parce qu’il autorise toutes les gourmandises et nous apporte les bienfaits de fruits parfumés.   

Pour célébrer l’été, deux desserts fruités, à déguster uniquement sous le soleil :

VERRINE_MELON

Verrine de melon aux fruits rouges et fleur d’oranger

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Pour 6 verrines :

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- 2 melons moyens

- 1 orange

- 1 citron

- 500g de fruits rouges (groseilles, framboises)

- 100g de sucre en poudre

- 5 feuilles de gélatine

- 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

- quelques feuilles de mélisse (facultatif)

Presser l’orange et le citron. Faire tremper la gélatine dans un bol d’eau froide pour la ramollir. Couper les melons en deux, retirer les graines et prélever la chair avec une cuillère. Mixer-la avec les jus des agrumes, l’eau de fleur d’oranger, la mélisse ciselée et le sucre, afin d’obtenir environ 600ml de coulis. Chauffer la moitié du coulis de melon dans une casserole. Egoutter la gélatine et la dissoudre dans le coulis encore chaud, hors du feu, en. Ajouter le reste du coulis et fouetter pour bien mélanger. Laisser refroidir. Verser un tiers de la préparation dans 6 verres. Faire prendre au réfrigérateur puis répartir à la surface la moitié des fruits rouges. Recouvrir du reste de coulis et placer à nouveau au frais 6 heures minimum. Servir bien frais, décoré d’une grappe de groseille et d’un brin de menthe ou de mélisse.

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Recette inspirée du magazine de cuisine Régal n°23

PECHE_VERVEINE

Pêches rôties à la verveine

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Pour 2 personnes :

- 2 pêches blanches

- 4 brins de verveine

- 2 cuillères à soupe de jus de citron

- 1 cuillère à soupe de miel d’acacia

Inciser la base des pêches en croix. Les plonger 5 secondes dans de l’eau bouillante. Les égoutter, les passer sous l’eau froide et les peler. Les couper en deux, les dénoyautées et les arroser de la moitié du jus de citron.

Dans une poêle, porter à ébullition 2 cuillères à soupe d’eau avec les brins de verveine. Ajouter le miel et faire à nouveau bouillir. Laisser cuire quelques minutes, ajouter les demi-pêches, le reste du jus de citron et laisser caraméliser à feu vif. Retirer la verveine. Répartir les pêches dans deux coupelles puis laisser réduire le jus. En napper les pêches. Servir tiède, décoré de feuilles de verveine. 

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Recette issue du livre de Coco Jobard « Ma cuisine pour les amis »

Ce que j’en dis : deux desserts de saison, aux saveurs bien équilibrées, légers, qui permettent de manger des fruits de façon festive et simple à la fois.

   

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jeudi 24 juillet 2008

Cuisine du terroir et souvenirs de vacances

Un village au cœur de la Bresse bourguignonne, une maison familiale avec une petite cour, de la tapisserie à fleurs au mur et de la porcelaine ébréchée. Un endroit qui regorge de souvenirs qui ne sont pas les miens. Et pourtant, j’aime séjourner dans ce lieu. Dans chaque pièce, on découvre des trésors. De la jolie vaisselle à fleurs dans les placards ; accrochés au mur, des ustensiles de cuisine qui nous replongent des années en arrière, dans un monde que nous n’avons pas connu. Confectionnés par le grand-père, une mandoline incrustée de nacre, de la marqueterie délicate, de beaux meubles anciens.

Ici, on déguste de la charcuterie avec un verre de vin, pendant que le déjeuner fini de mijoter. On pêche dans les ruisseaux et on fait frire la récolte du jour, on s’allonge dans l’herbe et on se laisse inonder par la chaleur du soleil. Le soir, on s'assoie dans la cour, sur le banc en bois, pour apprécier la fraîcheur de la nuit tombante. Pour moi qui ais passé les vacances de mon enfance dans des endroits différents chaque année, je sais à présent qu’il peut être bon -aussi- d’avoir ses racines ancrées quelque part. 

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DECOUPEECAILLAGE

CHATEAU_CHALONPECHE

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CHATCANNETON

A quelques centaines de kilomètres de ma Lorraine, le dépaysement est total. De nombreux lieux-dits plus charmants les uns que les autres, des habitations traditionnelles à colombages et murs de pierres rouges, des jardins très fleuris. Aux alentours, des prairies à perte de vue, des champs de tournesol et de maïs.

Dans les pâturages, gambadent de magnifiques poulets qui font la réputation gastronomique de la région. Bien évidemment, nous n’avions pas imaginé notre séjour sans en préparer:

POULET_VIN_JAUNE

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Poulet de Bresse au vin jaune et aux morilles

Pour 6 personnes :

- 1 poulet de Bresse de 2 kg

- 200g de morilles séchées

  (perso, j’ai mis des cèpes, parce qu’à 154 euros le kilo les morilles séchées, huum…)

- 25cl de vin jaune

  (Château Chalon pour le must ou un autre vignoble, c’est toujours selon le porte-monnaie)

- 50cl de crème épaisse

  (on peut mettre de la 15%MG, mais franchement permettez-vous de la 30% pour cette   recette) 

- 1 noix de beurre

  (là de la margarine peut faire l’affaire)

- sel, poivre

Découper le poulet en morceaux. Saler et poivrer. Chauffer le beurre dans une sauteuse et faire colorer le poulet. Le retirer et déglacer avec le vin jaune. Ajouter les morilles et la crème et remettre le poulet dans la sauteuse. Laisser cuire à couvert 40min à 1h.

Une fois cuit, rectifier l’assaisonnement au besoin, réserver le poulet au chaud et laisser réduire la sauce sur feu vif. Servir sur plat, accompagné de la sauce aux morilles.

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POULET_BRESSE

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Ce que j’en dis : une très bonne recette de terroir, mise en valeur par des produits de bonne qualité. Une recette chaleureuse, savoureuse et gourmande, à déguster en famille.

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DUO_ST_GERMAIN

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PS: je rends l'idée de la dernière photo à Lauriana qui m'a beaucoup inspirée avec son superbe cliché...

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mardi 15 juillet 2008

Une vraie histoire d’amitié – et un goûter ensoleillé

Je suis quelqu’un de foncièrement réservée et introvertie. Pas très sociable, voire même parfois un peu sauvage, je n’ai que très peu d’amis. Pas de bande de copains avec lesquels je fais des virées, pas de soirées prévues tous les week-ends chez l’un ou l’autre, pas d’invitations à la chaîne à des anniversaires ou à des mariages. Non, rien de cela, juste une poignée de très bons amis. Depuis le temps que je les connais, on s’est plus ou moins fréquentés, parfois un peu perdus de vue mais jamais oubliés. C’est le cas d’une personne en particulier, que j’affectionne incontestablement. C’est une véritable amie, sur laquelle je peux compter, à qui je fais confiance les yeux fermés. Une amie qui écoute sans juger, qui ne donne pas de leçons de moral. Une amie qui sait garder son humour en toutes circonstances. Une amie avec qui j’aime partager des moments, trop peu nombreux à mon goût, de part les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent...

Lorsque cette amie en question est venue dîner à la maison il y a quelques jours, elle m’a parlé d’une tarte au melon. Elle n’a pas su me donner la recette précise et m’a seulement indiqué que le melon était ajouté cru, en lamelles, sur un fond de tarte garni de crème préalablement cuite au four. Un peu maigre comme explications me direz-vous, mais n’empêche qu’elle m’a donné envie. Et puis j’avais un melon à finir…

J’imaginais bien une base de pâte brisée, avec en garniture une crème amandine, mais plus de beurre en stock. Pas grave, après un rapide état des lieux du frigo, j’en sors un paquet de feuilles de bricks entamé et un pot de ricotta qui sauveront la mise pour ce coup ci. Je ne sais pas si cette tartelette ressemble à celle entrevue par mon amie, mais en tout cas elle a comblé ma gourmandise et mon envie de légèreté en cet après midi où le soleil s’est fait plutôt timide.

TARTELETTE_MELON

Pour 3 tartelettes :

- 3 feuilles de brick

- 1 petit melon

- 1 œuf

- 175g de ricotta

- 35g de sucre en poudre

- 30g d’amandes en poudre

- 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger

- 1 cuillère à soupe de miel

- 1 cuillère à café bombée de maïzena

Préchauffer le four à 180°C.

Séparer le blanc du jaune d’œuf. Battre le blanc en neige ferme avec une pincée de sel. Faire blanchir le sucre et le jaune d’œuf en les battant au fouet. Ajouter la ricotta, la maïzena, la poudre d’amandes et l’eau de fleur d’oranger. Mélanger de façon homogène. Incorporer délicatement les blancs en neige.

Couper chaque feuille de bricks en quatre et garnir 3 moules à tartelettes en empilant les feuilles en quinconce. Les garnir de crème aux amandes et fleur d’oranger et cuire au four 15min. Laisser refroidir.

Retirer la peau et les graines du melon puis couper sa chair en fines lamelles. Les disposer sur les tartelettes, arroser de miel et servir.

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ce que j'en dis: cette version est parfaite pour une adaptation allégée de mon idée d'origine. A tester toutefois avec une pâte à tarte "classique" et une bonne crème amandine onctueuse et épaisse. Toujours est-il que l'association melon, amandes et fleur d'oranger fonctionne à merveille pour ensoleiller nos palais.

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samedi 5 juillet 2008

Leçon de cuisine marocaine

Je vous en avais déjà parlé : j’ai appris à faire la pastilla de poulet aux amandes lors de mon séjour à Marrakech. Après m’avoir emmenée au marché pour acheter les ingrédients nécessaires, Hajiba, la cuisinière du riad où nous logions, et moi avons préparé à quatre mains le dîner. Il existe différentes façons de réaliser une pastilla, propres à chaque famille. Mais au final, on obtient toujours un plat d’un raffinement extrême, aux saveurs envoûtantes qui caractérisent si bien la cuisine orientale.

Je partage aujourd’hui avec vous cette recette qui me tient à cœur et que je me suis empressée de reproduire une fois rentrée, histoire de retrouver les parfums de mes vacances...

PASTILLA_POULET_AMANDES

Pour 2 à 4 personnes :

- 5 feuilles de bricks
- 2 œufs
- beurre fondu
- 2 cuisses de poulet sans la peau
- 1 gros oignon
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère  à soupe d’huile de tournesol
- 1 bouquet de persil plat
- ½ bouquet de coriandre
- 1 cuillère à café de sel
- 1 cuillère à café de poivre
- 1 cuillère à café de gingembre moulu
- ½ cuillère à café de 45 épices
- ½ cuillère à café de cannelle en poudre
- ½ cuillère à café de cumin moulu
- ½ cuillère à café de curcuma
- 1 pointe de couteau de safran naturel (pistils)

- 200g d’amandes entières
- 1,5 cuillères à soupe de sucre
- 2 pincées de cannelle
- ½ cuillère à soupe de fleur d’oranger

- cannelle et sucre glace pour la décoration

Peler l’oignon et l’émincer très finement. Dans un faitout, disposer les cuisses de poulet et l’oignon coupé. Ajouter le persil plat et la coriandre ciselés, puis les deux huiles. Mélanger et laisser cuire jusqu’à ce que l’oignon soit fondu. Verser alors un petit verre d’eau, couvrir et laisser mijoter. C’est cuit lorsque la chair du poulet se détache facilement des os.

Pendant ce temps, placer les amandes entières dans une casserole d’eau et faire chauffer ¼ d’heure. Les égoutter et les peler. Les mixer avec le sucre, la cannelle et la fleur d’oranger. Réserver.
Une fois le poulet cuit, le retirer du faitout et faire réduire le jus restant. Incorporer ensuite les œufs entiers et mélanger quelques minutes, pour épaissir la préparation. Réserver. Détacher la chair du poulet et l’effiler avec vos doigts.
Beurrer un petit moule à tarte. Découper les feuilles de bricks approximativement de la dimension du moule. Recouvrir le fond du moule à l’aide de trois grandes feuilles, posées en quinconce, en laissant une partie déborder du moule. Recouvrir le centre d’une plus petite feuille. Arroser de beurre fondu. Répartir la moitié de la farce aux amandes. Arroser à nouveau de beurre, parsemer par dessus les filaments de poulet et recouvrir du reste d’amandes. Arroser de beurre et refermer à l’aide de la dernière feuille de brick, que l’on glisse le long de la paroi (comme on fait un lit !)
Faire dorer la pastilla au four préchauffé à 180°C une vingtaine de minutes. Au moment de servir, la décorer en dessinant un quadrillage avec du sucre glace et de la cannelle.

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PASTILLA_AMANDESPASTILLA_OIGNON

PASTILLA_POULETPASTILLA_BEURRE

PASTILLA_POUDREPASTILLA_PLIAGE

J'ai appris avec Hajiba une autre cuisine que la mienne, une cuisine instinctive, généreuse. J'ai aimé toucher les aliments plus qu'à mon habitude, utilisant ce cinquième sens qu'on néglige parfois en cuisine. J'ai retrouvé, s'échappant de mes casseroles,  de délicieuses odeurs me replongant dans la moiteur de cette après midi passée à cuisiner avec une étrangère. J'ai aimé sa gentillesse et sa bonté, son plaisir évident à transmettre et sa joie communicative. Je n'oublierai pas son si joli sourire.

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samedi 28 juin 2008

A la Saint-Jean, cueillette des noix vertes ! (ou comment apprendre la patience…)

N’y a-t-il pas plus grand plaisir dans la cuisine que de préparer des ingrédients que l’on a soit même récoltés ? Je ne sais pas vous, mais moi j’en tire une énorme satisfaction et du coup, j’apporte plus de soin au choix et à l’élaboration de la recette. Depuis longtemps déjà, je cherchais du vin de noix. J’en ai goûté et utilisé en cuisine, il y a plusieurs années de cela, profitant d’une bouteille qui m’avait été offerte. J’avais même acheté pour l’occasion un livre regorgeant de très bonnes idées autour de la noix. Mais depuis, pas moyen d’en trouver par ici… A l’époque je n’avais pas pensé à en réaliser moi-même, mais ce blog m’a appris depuis qu’on pouvait faire beaucoup de choses « maison »… J’ai bien évidemment trouvé la recette du vin de noix dans mon fameux livre de cuisine dédié à ce fruit. Seulement on était à l’époque en automne, et le vin de noix se prépare avec des noix vertes… que l’on cueille autour de la Saint-Jean, avant que le bois de la coquille ne se soit formé. J’ai donc du patienter jusqu’à aujourd’hui.
C’est lors d’un footing sur les chemins de campagne que j’ai repéré un superbe noyer qui débordait de jolis fruits dodus bien verts. Le bon moment été enfin arrivé. J’en ai récolté un peu plus que prévu, me souvenant d’une autre recette qui attisait ma curiosité, à base de noix vertes également. C’est cette recette que je vous présente aujourd’hui, en attendant que mon vin de noix macère le temps nécessaire à développer tout son arôme. Je vous donne toutefois ici également sa recette. Si le cœur vous dit d’en faire, c’est maintenant. Par contre, il faudra attendre trois mois pour la dégustation et le verdict…

J’ai remarqué de surcroît une chose, avec ces ingrédients que l’on trouve encore de façon très saisonnière (là où moins c’est sûr, vous ne trouverez pas des noix vertes sur les étales de vos supermarchés au mois de novembre…) : on les apprécie d’autant plus. Imaginez le bonheur de déguster un met que l’on savoure à sa juste valeur, parce que précisément, on a attendu le moment de sa récolte. Ce sont toujours les choses rares qui sont les meilleurs, la gastronomie ne déroge pas à cette règle. Au-delà des nombreux problèmes écologiques et éthiques liés aux cultures intensives qui nous permettent d’avoir entre autres des fraises et des asperges dès février (je vous épargne un discours à ce sujet, d’autres en ont déjà beaucoup parlé, à juste titre d’ailleurs), cet accès à tous les produits à n’importe quelle saison nous prive au final du plaisir que l’on peut avoir à les (re)découvrir chaque année, à une période bien donnée… Un peu comme à l’image du potimarron. Je suis comme une gamine devant un jouet, quand je découvre au marché les premiers potimarrons de la saison. J’en fais une orgie puis je patiente jusqu’à l'année suivante. Et cela ne me manque pas, parce qu’entre temps je renouvelle ce plaisir avec les autres fruits et légumes au fil de leur saison respective mais surtout parce que je sais que mon ravissement sera toujours intact la fois prochaine.

CONFITURE_NOIX_VERTES


Confiture de noix vertes
- noix vertes
- sucre
- 1 bâton de cannelle

Eplucher les noix afin d’ôter leur peau verte, tout en conservant la partie blanche. Les placer au fur et à mesure dans une casserole d’eau froide. Les y faire cuire, jusqu’à ce que l'on puisse les écraser. Les égoutter et les peser. Les réserver dans leur eau de cuisson. Peser le même poids de sucre que celui des noix. Réaliser un sirop avec ce sucre, recouvert d’eau. Laisser cuire à petit feu 40min. Ajouter les noix et le bâton de cannelle. Poursuivre la cuisson 30min environ, jusqu'à la consistance souhaitée. Verser la confiture bouillante dans des bocaux en verre. Fermer les pots et les retourner afin de stériliser les couvercles. Les laisser refroidir ainsi avant de les stocker.

Petite confidence : à vrai dire, cette recette est mon deuxième essai (inspiré du site de cuisine Marmiton). Le premier, réalisé à partir de la recette de mon livre sur les noix, a été une véritable catastrophe. La recette ne précisait pas d'éplucher les noix et je me suis retrouvée avec des noix entières, flottant dans du caramel collant… Pour avoir testé, je vous conseille également d’utiliser des gants lorsque vous épluchez vos noix, sous peine de vous retrouvez à devoir justifier les drôles d’empreintes couleur encre sur le bout de vos doigts !

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Vin de noix

- 20 noix vertes
- 2L de vin rouge
- 50cl d’eau de vie
- 150g de sucre

Laver les noix et les couper en morceaux. Les mélanger aux autres ingrédients. Verser dans un bocal de 3L et boucher. Laisser macérer 3 mois. Filtrer puis mettre en bouteille.

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dimanche 15 juin 2008

Vendredi, 35°C, ensoleillé … Samedi, 15°C, pluvieux (y’a comme un problème)

Pour se remettre dans le bain, il n’y a pas mieux ! De la pluie, du froid et de la grisaille... De quoi me faire déjà regretter d’être rentrée. Histoire de ne pas faire grise mine devant cette météo désastreuse, je replonge pour quelques temps dans les vacances et vous entraîne dans l’ambiance si particulière et enchanteresse de Marrakech:

EPICES

THE_MENTHE

RIAD

SILHOUETTE

LANTERNES

CHAPEAUX

DISCUSSION

BICYCLETTE

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Ce n’est pas quelques gouttes qui auront raison de moi. En dépit de la fraîcheur retrouvée, je m'aventure à préparer une soupe glacée pour le repas. Et, même s'il ne fait pas beau, même si l'on ne déjeune pas sur la terrasse, cette recette a une saveur particulière: elle a le goût du remerciement. Lors de mon séjour, j'ai quitté pour un après midi la terrasse ensoleillée du riad et les rues animées de la médina. Je me suis alors retrouvée dans une cuisine marocaine,  à papoter et à préparer le dîner à quatre mains. Cette soupe est pour toi, Hajiba, qui m'a transmis ton savoir et ton expérience en toute simplicité et avec énormément de gentillesse.  J’ai passé en ta compagnie un excellent moment... 

SOUPE_CUCURBITACES_2

Soupe concombre - pastèque

Pour 2 bols:

- 300g de chair de pastèque pelée et épépinée
- 150g de chair de concombre pelé et épépiné
- 50g de fromage frais (type saint Moret®)
- 6 olives noires dénoyautées
- 1 brin de coriandre
- sel, poivre

Mixer les chairs de concombre et pastèque avec le fromage frais. Saler et poivrer. Servir glacé, parsemé d’olives noires hachées et de coriandre ciselée.

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Ce que j'en dis: cette soupe rafraîchissante et désaltérante, à servir en entrée, sera sûrement encore meilleure avec les fruits et légumes gorgés de soleil que l’on trouve là bas. J'espère avoir bientôt ton avis, Hajiba...

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mardi 3 juin 2008

L’art de savoir ne rien faire

Encore un week-end de passé, un week-end qui ressemble à une journée de fourmi. Normalement, le week-end, c’est fait pour se reposer. Sauf que chez moi c’est tout le contraire. Je suis la reine du « y faut que » et j’entame souvent ces deux jours avec une liste de tâches qui ne peuvent généralement pas tenir dans si peu de temps, sauf si je ne me pose jamais ! Comme quoi, ne rien faire peut être difficile pour certaines personnes. Pourtant qu’il est bon de s’allonger, fermer les yeux et écouter le gazouillis des oiseaux. Oui c’est bon, … mais y’a « ci » ou « ça » à faire, alors la sieste, on verra plus tard. Sauf que plus tard, ben y’a encore un autre truc à faire … et c’est ainsi jusqu’au dimanche soir, où je m’effondre sur le lit, fatiguée et frustrée de ne pas avoir su profiter de mon temps si précieux. Du coup, je m’oblige parfois à m’arrêter dans ma course folle (contre quoi d’ailleurs), je laisse toutes mes obligations de côté et je fais quelque chose de non productif pour une fois, quelque chose qui me fait réellement envie. Bref, je profite ! Et quand je prends cette décision, et bien j’aime faire ce genre de petite recette toute simple, vite réalisée, à préparer en avance, histoire de pouvoir se prélasser sur la terrasse, tout en regardant son homme griller les saucisses… Et alors là, c’est le comble du bonheur !

TREMPETTE_ASPERGE

Sauce mousseuse à la coriandre, menthe et orange

Pour 6 mises en bouche ou 4 entrées :

- 1 oeuf
- 200g de fromage blanc
- 2 brins de coriandre
- 3 cuillères à soupe de sirop de menthe
- ½ orange
- sel, poivre

Presser la demie orange afin d’en recueillir le jus. Le mélanger au fromage blanc puis ajouter le sirop de menthe. Saler et poivrer. Monter le blanc en neige ferme avec une pincée de sel. L’incorporer à la préparation. Ajouter la coriandre ciselée et placer au frais jusqu’au moment de servir.
Suggestion de présentation : conserver vos coquilles d’œufs, lavées et séchées, que vous utiliserez comme contenant. Présentez la sauce dans les coquilles et servez là avec des pointes d’asperges vertes que vous aurez cuites au préalable à la vapeur, en les conservant encore un peu croquantes.

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Ce que j'en dis: toute douce, aérienne et délicatement sucrée, cette petite sauce légère remplacera aisement la mayonnaise pour accompagner vos dernières asperges de la saison.

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A ce propos, je m’envole très prochainement pour Marrakech, où je compte bien mettre en application cette vertu si rare chez moi : le relâchement. Point de programme pour une fois, rien d’organisé, de planifié. Pas de lieux à visiter, aucun impératif d’horaires. Détente, flânerie, farniente, seront les maîtres-mots de mon séjour. J’espère vous revenir ainsi requinquée et ressourcée, avec pleins de nouvelles idées de recettes colorées et épicées !

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mardi 27 mai 2008

Et si on changeait du petit déjeuner traditionnel ?

Que vous ayez envie de renouveau dans vos habitudes alimentaires, que vous aimiez prendre le temps de « bruncher » le dimanche matin ou que vous soyez trop feignant pour prendre un petit déjeuner avant de filer au boulot... cette idée est pour vous !

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MUFFINS_FRUITS_ROUGES

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Pour vous convaincre, voici quelques-uns des avantages de cette formule : gain de temps (préparé la veille en une demi-heure, englouti le matin en moins de deux ou à emporter pour grignoter sur le chemin) ... nutritionnellement correct (trois muffins et un smoothie fournissent les apports nutritionnels nécessaires pour bien démarrer la journée) ... variables à l’infini (il existe autant de versions possibles que de fruits et de parfums de yaourts)...

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SMOOTHIE_FRAISE_CITRON


Si je n’ai toujours pas réussi à vous persuader, essayez par vous-même…

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Muffins aux fruits rouges

Pour 6 muffins:
- 60g de farine fluide
- 50g de flocons d’avoine
- 2 cuillères à soupe de sucre
- 1 cuillère à café rase de levure
- 1 petit bol de fruits rouges surgelés
- 1 yaourt à la cerise
- 1 oeuf

Préchauffer le four à 165°C. Dans un saladier, mélanger la farine, les flocons d’avoine, la levure et le sucre. Battre l’œuf avec le yaourt dans un bol. Verser ce mélange dans le précédent et mélanger rapidement à l’aide d’une fourchette, sans fouetter. (Le mélange ne doit pas être homogène) Incorporer les fruits rouges à la préparation. Verser la pâte dans des mini moules à muffins en silicone et enfourner pour 20 à 30min.

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Smoothie fraise-citron

Pour 2 grands verres:
- 250g de fraises
- 2 yaourts au citron
- feuilles de menthe, mélisse ou verveine

Mixer au mixer plongeant les fraises nettoyées et coupées avec le yaourt et les feuilles de menthe. Conserver au réfrigérateur et déguster bien frais.

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Ce que j’en dis : depuis que j’ai découvert cette boisson, j’ai complètement craqué pour le smoothie. C’est complet (un laitage, un fruit et une boisson; tout en un), plein d’énergie, hyper régressif (ça se boit à la paille!). Quant aux muffins, j’ai longuement cherché une recette pauvre en graisse et en sucre qui soit suffisamment savoureuse. C’est finalement chez Claire que j’ai trouvé cette idée de gâteau, qui convenait parfaitement à mon envie de muffins aériens et moelleux.

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jeudi 22 mai 2008

De fil en aiguille… le clafoutis du dernier espoir

Il y a des jours, où le mauvais sort s’acharne. Des jours où l’on se demande ce que l’on a bien pu faire pour être maudit de la sorte. Des jours où l’humeur en devient grise comme le ciel. Dimanche dernier était un jour de ceux là (et je vois que je ne suis pas la seule)

Poussée par une motivation infaillible, je me suis mise aux fourneaux dès le matin, et n’ai quitté ma cuisine que dans l’après midi. Comme à mon habitude (fâcheuse habitude, certes), j’ai voulu trop en faire. Je veux dire par là que je n’ai pas su m’arrêter à temps. Après un raté, puis deux ratés, j’aurais pu me dire que « bon, là, stop... on essayera un autre jour, un jour meilleur… » Mais non, je suis butée persévérante. J’ai tout de même "réussi" à réaliser, entre autres, des muffins insipides (j’ai voulu remplacer le sucre et le beurre par du chocolat blanc fondu… visiblement ça n’a pas le même effet), des panna cotta inondées par un sirop à l’ouzo (une idée qui a mal tourné) et, comble de la gloire, des barres de céréales au goût de poulet rôti (comment de l’huile de sésame, après passage au four, peut donner à mes barres de céréales ce « délicieux » parfum de poulet ?…) Afin de sauver ma journée -et mon honneur- je ne pouvais raisonnablement pas en rester sur ces  échecs à répétitions. Dans un dernier élan d’espoir, j’ai préparé des petits clafoutis pour le dîner. Et figurez-vous que ce repas avait un goût étrangement bon, celui de la victoire !

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Cette idée de clafoutis vient de loin… Tout a débuté avec Lauriana, qui m’a contaminé avec sa folie des pois (voyez par vous même). Aussi, quand je suis tombée sur ces jolis moules en forme de cœur, je n’ai pas résisté à les acheter. Restait à trouver une recette pour les inaugurer. Ne voulant pas de sucré, j’en suis rapidement venue à l’idée d’un clafoutis. Pour la garniture, j’ai été inspiré par les samossas de Loukoum. Il y a quelques jours, j’ai testé cet heureux mariage du fromage de chèvre avec l’ail des ours dans une tarte. Comme je n’avais pas de poulet, je l’ai remplacé par du surimi, et c’était très bien aussi. J’avais bien envie de récidiver sous une autre forme, mais avec du pesto d’ail des ours, au lieu des feuilles directement ciselées. Voilà comment, de fil en aiguille, les idées des uns et des autres me permettent de pousser toujours plus loin mon imagination, afin de créer, dans l’infini des possibilités, de nouvelles recettes. C’est ça aussi, la magie des blogs.   

Clafoutis carotte-chèvre au pesto d’ail des ours.

CLAFOUTIS_CAROTTE_CHEVRE

Pour 4 personnes (en entrée) :

- 3 carottes

- 2 œufs

- 6 bâtonnets de surimi

- 125ml de lait

- 100g de fromage de chèvre frais

- 2 cuillères à soupe de farine

- 4 cuillères à café de Pesto d’ail des ours * (ou tout autre pesto)

- sel, poivre

Préchauffer le four à 180°C. Peler les carottes et les râper.

Préparer la pâte à clafoutis : mélanger au fouet les œufs et le fromage de chèvre. Délayer la farine dans le lait et incorporer ce mélange à la préparation. Ajouter le pesto d’ail des ours, saler et poivrer. Graisser quatre ramequins. Y répartir les carottes râpées, ajouter les bâtonnets de surimi coupés en rondelles et recouvrir de pâte. Enfourner pour une vingtaine de minutes. A déguster chaud ou tiède. 

* Pesto d’ail des ours :

(pour un petit pot)

- 30g de feuilles d’ail des ours

- 30g de cerneaux de noix

- 30ml d’huile de noix

- sel, poivre

Laver et bien sécher les feuilles d’ail des ours. Mixer tous les ingrédients ensemble.

A conserver au réfrigérateur.

A défaut d’ail des ours, faire un pesto de basilic en procédant de la même manière.

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Ce que j'en dis: de jolies couleurs, du fondant, du moelleux, de l'onctueux, pour finir sur la saveur si particulière de l'ail des ours. Bref, une petite entrée rapide et savoureuse.

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samedi 17 mai 2008

Les apparences sont (parfois) trompeuses

A prime abord, on dirait de moi que je suis résolument citadine. Je me délecte de visites de musées et d’expositions en tout genre. Je me rends avec délice au théâtre, à des concerts ou au cinéma. J’aime prendre mon petit déjeuner le week-end dans un bistrot, en feuilletant des revues ou faire du shooping toute l’après midi, équipée de lunettes de soleil griffées, de mon sac à mains XXL mordoré, revêtue d’un slim et d’escarpins.  (Je m’obstine à porter les même pantalons que les midinettes de quinze ans, alors que j’en ai –mon Dieu- déjà le double. Sauf que moi, mes escarpins ne sont pas blancs ni vernis. Comme Esmeralda, j’avoue avoir eu tellement de mal à trouver un modèle dans lequel je puisse rentrer mes gambettes, pourtant pas plus épaisses que des cuisses de grenouille, que je cède à présent volontiers à cette mode)

Mais les apparences peuvent être trompeuses, et, en réalité, je suis une vraie campagnarde dans l’âme. Moi qui ne jurais, il y a quelques années de cela, que par la ville, je me retrouve à habiter un endroit où même les réseaux mobiles et l’ADSL ne passent pas. Un endroit où, lorsque je rentre le soir, je n’entends que le silence et où la nuit, le ciel se pare de mille étoiles par temps clair. Un endroit où les paysages sont dignes d’un décor miniature et la nature époustouflante.

Ce que j’aime par dessus tout, c’est enfourcher mon vélo, et m’évader le long des chemins. En ce moment, les champs sont ensoleillés par le colza, d’un jaune éclatant. Dans les prairies, les fleurs de pissenlits, transformées en boules veloutées, ont laissé place aux boutons d’or. Les arbres fruitiers arborent de magnifiques et délicates fleurs blanches et rosées. Le ciel est d’un bleu limpide. Et dans ces moments là, je ne voudrais être nul part ailleurs au monde. Je me sens libre et vivante.

Le rapport avec ma recette, c’est que sous ses airs classique et sage, cette terrine dévoile à la dégustation des notes piquantes, acidulées et parfumées qu’elle n’avait aucunement laissé transparaître à première vue. On est alors surpris et transporté d’un coup de fourchette en asie. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Terrine de pommes de terre au saumon fumé

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TERRINE_PDT_SAUMON

Pour 2 personnes :

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- 8 pommes de terre moyennes à chair ferme

- 150g de saumon fumé

- 2 oeufs

- 20cl de lait de coco

- 4 cuillères à soupe de jus de citron vert et son zeste

- 2 cuillères à café de gingembre moulu

- 30 de noix de coco râpée

- 30g de gingembre macéré (Gari) en épicerie asiatique, vendu sous vide

- sel, poivre

Cuire les pommes de terre à la vapeur sans les éplucher. Elles doivent rester encore un peu fermes. Les refroidir sous l’eau, les éplucher et les couper en rondelles. Battre les œufs avec le lait de coco et le jus de citron vert. Ajouter le gingembre moulu, la noix de coco râpée et le zeste du citron. Saler et poivrer. Couper le saumon fumé en lanières. Préchauffer le four à 210°C. Monter la terrine en alternant couches de pommes de terre, saumon, gingembre macéré et préparation au lait de coco. Terminer par une couche de pomme de terre et verser par dessus le reste de la préparation. Enfourner 30min. La terrine doit être dorée.

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Recette inspirée de la terrine pommes de terre – mortadelle d’Annabel

Ce que j’en dis : une délicieuse odeur pendant la cuisson, une jolie terrine dorée et des saveurs bien équilibrées à la dégustation. Par contre impossible de la démouler sans effondrement.  J’ai pourtant veillé (après un premier échec qui était dû, du moins je le pensais, au fait que mes pommes de terre aient été épluchées avant cuisson) à cuire mes pommes de terre avec la peau, pour ne pas leur ôter l’amidon nécessaire à leur bonne tenue… mais rien n’y a fait, résultat identique. Si quelqu’un a un avis ou à conseil à ce sujet, n’hésitez pas !

Posté par mirabellecuisine à 14:20 - - Commentaires [10] - Permalien [#]



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