lundi 27 avril 2009
Tourner une page – et offrir des biscotti
Depuis quelques temps, je m’interroge sur l’existence de ces pages, je me demande ce que ce partage m’apporte, ce à quoi il me contraint. L’engouement démesuré du début passé, je me dis parfois que j’ai mieux à faire, dans ma vraie vie. J’ai toujours cette même envie de cuisiner et ce désir de découverte, mais j’ai perdu la motivation qui m’a poussée à les exposer ici. Parce que dans le fond, il s’agit bien de cela, une vitrine, tel un miroir, qui reflète notre image où ce que nous voulons voir de nous, qui permet de nous désinhiber, de nous ouvrir au monde.
Peut être aujourd’hui ais-je trouvé ce que je recherchais : l’assurance que la cuisine a une place particulière dans ma vie, et que je dois me fier à l’intuition qui me dit de m’y pencher de plus près… Je ne prétends pas avoir fait le tour de la question, ni de n’avoir plus rien à en apprendre, mais c’est simplement qu’aujourd’hui je veux vivre cette passion différemment. J’avais besoin de ce tremplin pour me prouver mes capacités, pour me pousser au plus profond de mes retranchements, me permettre d’oser, de me lancer, de m’ouvrir. Pour me faire découvrir un horizon infini qui m’était jusqu’alors inconnu. Je sais maintenant qu’il n’y a aucune limite, et que mes sources d’inspiration son sur la toile, mais aussi et surtout ailleurs. Dans des livres, dans mon imaginaire, dans mes projets. La boucle est aujourd’hui bouclée. Toute expérience est enrichissante, et celle là m’a permis d’élargir mes perspectives.
J’ai longuement hésité, et puis finalement je crois que c’est une bonne chose d’arrêter là. La fin n’est pas nécessairement synonyme d’échec, au contraire, elle est liée à un aboutissement, au début de choses nouvelles. Il faut savoir renoncer pour avancer… Alors je quitte ces pages si réconfortantes pourtant, pour me permettre d’autres aventures peut-être.
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Et pour vous laisser une dernière recette en partage, je vous confie celle de ces délicieux biscotti, à offrir. A votre famille, à des amis, à des personnes qui vous sont chères, comme des petites gourmandises qu’on leur glisse dans les mains, un peu de chaleur et de douceur à la fois, pour leur dire qu’on pense à eux, même lorsque nous ne sommes pas là…
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merci à Lauriana pour cette jolie photo, pleine de poésie...
cette recette est pour toi, afin que tu puisses retrouver le parfum de ces petits biscuits, à grignoter les après midi de nostalgie.
Biscotti cardamome, amande et rose
Pour une quarantaine de biscotti :
- 215g de farine fluide
- ½ cuillère à café de levure (ou 225g de farine avec poudre levante incorporée)
- 160g de sucre en poudre
- 60g de beurre morceaux
- 2 oeufs battus en omelette
- 2 cuillères à soupe d’eau de rose
- 125g d’amandes concassées
- 16 capsules de cardamome
Préchauffer le four à 180°C. Mélanger du bout des doigts la farine, la levure, le sucre et le beurre, afin d’obtenir une pâte grumeleuse. Ajouter les œufs et battre la préparation, jusqu’à ce qu’elle soit homogène. Ouvrir les capsules de cardamome et broyer les graines à l’aide d’un pilon. Les ajouter à la pâte, ainsi que l’eau de rose et les amandes. Travailler la pâte sur un plan de travail fariné. Séparer la pâte en deux et former deux pâtons légèrement aplatis. Les fariner et les enfourner 35min. Les laisser refroidir hors du four, puis les couper en tranches d’environ 5mm d’épaisseur. Les disposer sur la plaque du four et les cuire à nouveau 10 à 15min, afin de les faire sécher.
dimanche 22 mars 2009
L'heure de la sieste
Il y a un moment que j’aime tout particulièrement le week-end, un moment de quiétude, mon moment à moi, où je m’occupe en silence, pour ne pas réveiller mes gros dormeurs. Après le repas, alors que la digestion nous fait tourner au ralenti, mon homme s’éclipse sur le canapé pour une petite sieste. Il s’allonge confortablement, se recouvre du plaid et quelques minutes plus tard, j’entends sa respiration se faire plus lourde. Je sais alors qu’il est parti au pays des rêves… Mais c’est aussi l’heure du chat, qui choisit avec soin sa place, dans un endroit douillet, pour récupérer de sa promenade matinale. Il fait un brin de toilette puis se roule en boule, une patte sur les yeux et le bout du museau caché dans ses poils. A ce moment de la journée, son sommeil est imperturbable. Je regarde son flanc se soulever au rythme de son souffle. De temps en temps, il soupire un peu, parfois change de position, en s’étirant. Une fois mon petit monde endormi, le calme règne dans l’appartement. Je m’installe alors à mon tour, et me consacre à une activité peu bruyante. Plutôt que de dormir moi aussi, et prendre le risque de me réveiller grincheuse, je profite de ces petits instants volés pour me ressourcer avant de reprendre nos activités.
Pendant ce temps, mon homme, tombé comme une masse, ne bouge plus d’un poil, jusqu’à ce que je sois obligé de le sortir de sa torpeur. En général il n’aime pas trop cela, alors pour l’inciter à se lever, je lui prépare un café, avec quelques gourmandises à grignoter, cuites le matin même :
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Cookies aux daims®
d'après la petite pâtisserie d'Iza
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Pour 2 plaques :
- 160g de farine fluide
- 150g de daims® concassés grossièrement*
- 100g de beurre mou
- 100g de sucre roux
- 1 oeuf
- 1 pincée de levure chimique
Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier, fouetter le beurre et le sucre. Ajouter l’œuf battu en omelette, la farine et la levure chimique en mélangeant bien entre chaque ingrédient. Incorporer enfin les daims®.
Former des boules de la taille d’une noix, les disposer en quinconce sur une plaque de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé (laisser suffisamment d’espace, les cookies s’étalent à la cuisson) puis les aplatir légèrement avec les doigts.
Enfourner pour 10min. Les cookies sont cuits lorsque seuls les bords commencent à dorer mais que le centre est encore mou. Les sortir et les étaler sur une grille. Laisser refroidir.
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* caramels enrobés de chocolat, vendus chez Ikéa
Ce que j’en dis : cela peut paraître surprenant mais c'est la première fois que je fais des cookies. Je sais que pour certaines la recherche de LA recette fût laborieuse. Plutôt moelleux et épais ou alors croquants et un peu sablés, je ne saurais pas dire lesquels sont les meilleurs à mon goût, mais ceux là nous ont bien plus! Les prochains essais pourront confirmer (ou non) cette impression.
jeudi 5 février 2009
Parenthèse hors du temps au cœur d’une journée trépidante – les macarons de mon Papa
Beaucoup marcher, parce qu’il est plus agréable de flâner dans les rues que dans les bouches de métro. Rester longtemps debout, à arpenter les couloirs de deux expositions et d’un musée. Avoir froid, malgré les couches de vêtements consciencieusement empilées avant le départ.
Se réchauffer le temps d’un petit déjeuner tardif...
J’avais déjà découvert cet endroit, lors d’une escapade en novembre. Je voulais goûter les célèbres macarons de cette enseigne mythique, dont tout le monde parle. Et puis finalement, au-delà de ces spécialités, c’est bien plus le cadre et les autres magnifiques gourmandises qu’ils vendent qui m’ont données envie d’y revenir. Lorsque j’ai programmé cette nouvelle journée à Paris, une halte a été prévue d’emblée dans cette pâtisserie, histoire de prendre (cette fois-ci) le temps de m’imprégner de l’ambiance du lieu.
La première fois que j’y ai mis les pieds, c’était donc un samedi matin, fin novembre. Il faisait un froid glacial. J’ai poussé la porte et me suis laissée entraîner dans un autre univers, fait de rêverie et de magie. La longue queue (qui doit être habituelle je suppose) ne m’a nullement découragée. Au contraire, elle m’a permis d’admirer au fur et à mesure de ma progression, chacune des douceurs qui s’offrent à notre regard ; parce que bien sûr, avant tout, c’est beau. Je découvre d’abord les petits fours et les chocolats, présentés dans des coffrets cadeaux adorables. J’en achèterais bien, rien que pour ces boîtes à l’allure rétro, si mignonnes. Ma favorite est sans conteste la boîte de truffes, pour le bouledogue noir et blanc en photo dans un médaillon. Juste après, viennent les viennoiseries. C’est pour elles que je suis revenue ici, et j’ai bien eu raison. J’avais repéré un roulé aux raisins et à la cannelle, qui s’est révélé croustillant et divinement parfumé. Plus loin, les pâtisseries plus élaborées sont soigneusement alignées. Les religieuses ont attiré en premier mon regard, on pourrait les prendre pour des gâteaux factices tant elles sont parfaites. Quoique non, elles ont l’air bien comestibles et appétissantes. La prochaine fois, je me laisse tenter par la "griotte-amande"... Enfin viennent les fameux macarons, spectacle des yeux avant tout, magie des couleurs étincelantes. On retrouve les charmantes boîtes de présentation (qui coûtent les yeux de la tête par ailleurs), des parfums classiques évidement, quelques valeurs sûres, mais aussi des plus surprenants. On veut tous les goûter pour se faire une idée.
Mais pas cette fois ci. Pour la simple et bonne raison que j’ai gardé en mémoire la dernière dégustation d’un macaron, et que je l’ai aimé bien plus que ceux testés chez Ladurée. (Peut être qu’à force d’en entendre l’éloge j’avais fini par placer inconsciemment la barre trop haute et que je les imaginais exceptionnels. Bien sûr qu’ils sont bons, mais j’ai été un poil déçue au final…) C’est donc après avoir récolté brièvement le mode opératoire et quelques proportions, que je me suis attelée ce week-end à reproduire les macarons de mon Papa :
Macarons de mon Papa
à la banane flambée
Pour environ 36 macarons
Macarons (coques) : D’après la base de Marina (Pure gourmandise )
- 3 blancs d’œuf (sortis la veille pour être à température ambiante)
- 210g de sucre glace
- 125g de poudre d’amandes
- 30g de sucre en poudre
- colorant alimentaire jaune
Garniture :
D’après l’idée de mon papa
- 3 bananes
- 1g d’agar-agar en poudre
- 2 cuillères à soupe de rhum
- 2 cuillères à soupe de sucre roux
- 1 noix de beurre
Couper les bananes en rondelles et les faire revenir quelques minutes dans le beurre chaud. Saupoudrer de sucre roux et laisser compoter encore quelques minutes à feu doux. Hors du feu, arroser de rhum et flamber. Ajouter l’agar-agar dans la préparation encore chaude et bien mélanger. Mixer pour rendre le mélanger bien lisse et homogène. Réfrigérer.
Mixer finement le sucre glace et la poudre d’amandes. Tamiser au-dessus d’une feuille de papier sulfurisé. Monter les blancs d’œufs en neige ferme, en commençant avec une cuillère de sucre dès que le fouet laisse des marques, puis en ajoutant le reste en fouettant à vitesse maximale, jusqu’à l’obtention de « bec d’oiseau » (le blanc forme une pointe lorsque l’on retire le fouet) Ajouter ensuite quelques gouttes de colorant, suivant l’intensité de couleur désirée (elle s’atténue toujours en cours de cuisson), et bien mélanger pour avoir une couleur homogène. Saupoudrer peu à peu la poudre tamisée dans les blancs et l’incorporer délicatement avec une spatule. Le mélange doit être brillant, lisse et former un ruban en retombant.
Verser cette préparation dans une poche à douille et dresser les macarons sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Former des petits dômes d’environ deux centimètres, à intervalles réguliers et en quinconce. Ils continueront de s’étaler encore un peu. Laisser sécher à température ambiante, le temps que les coques croûtent (la pâte ne doit plus coller au doigt). Préchauffer le four à 150°C et enfourner pour environ 15min. A la fin de cuisson, glisser la feuille de papier sulfurisée sur un plan de travail humidifié pour facilité leur décollement. Laisser refroidir, garnir une coque sur deux de compote de banane flambée et la recouvrir d’une seconde coque. Appuyer légèrement pour bien les souder. Conserver au réfrigérateur, dans une boîte hermétique.
Imprimer la recette
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Ce que j'en dis: j'en suis à mon quatrième essai de macarons, et ils commencent enfin à avoir de l'allure! La coque est bien lisse, ma corolle formée. Par contre elle a tendance à se ratatiner en fin de cuisson. J'ai l'impression qu'ils ont trop séché, dès la sortie du four, ils sont un peu durs. Une fois garnis et après quelques heures de repos, ils se sont déjà ramollis et la texture est pas mal. Mais en les conservant une nuit au réfrigérateur, dans une boîte hermétique, ils sont cette fois trop mous, le lendemain... Si quelqu'un à des conseils à me donner dans ce sens, n'hésitez pas. Sinon la compote de banane flambée est très réussie à mon goût.
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Je ne suis pas sûre d'avoir reproduit ta recette à l'identique, mais tu m'as bien inspiré... merci Papa!
samedi 31 janvier 2009
1h30 : juste le temps de grignoter quelques sablés (KKVKVK#29)
L’autre jour, j’ai pris le train. Le TGV Est, pour la première fois. Nous avons voyagé une heure et demie, pour un trajet qui dure habituellement presque quatre heures. En gain de temps, certes, c’est efficace et appréciable. Mais cela ôte à mes yeux le charme du train, qui est synonyme pour moi justement de lenteur. Mais pas lenteur dans le sens péjoratif, non, lenteur, comme prendre du temps.
A l’époque, je faisais mes études supérieures à quelques centaines de kilomètres de chez moi, et, chaque semaine, je rentrais en train. J’aimais ces moments suspendus, dans l’attente. J’avais du temps pour lire, somnoler, écouter de la musique, les conversations des autres passagers, rêvasser devant le paysage défilant… Le train a cette ambiance si particulière, à la fois calme et feutrée, bercée par les roulements mécaniques et les secousses sur les voies. Chacun chuchote, de peur de déranger la quiétude du voisin. Parfois une conversation s’élève plus haut que les autres, et les protagonistes la partagent avec tout le wagon. Un baladeur diffuse une musique familière. Ses sons lointains nous parviennent aux oreilles, en sourdine. Le nez contre la vitre, on regarde passer les villages, qui nous amènent un à un à notre destination. On feuillète distraitement un magazine, et on finit par s’assoupir avant d’arriver.
J’avais vu passer plusieurs fois le tout nouveau TGV, avec son nez pointu et arrogant, au milieu de la campagne, à une vitesse impressionnante. Une fois à l’intérieur, pas grand chose ne change, si ce n’est que les maisons défilent juste un peu plus vite et qu’on a moins le temps de détailler les prés. L’ambiance elle, reste la même. La seule différence, c’est qu’on arrive plus rapidement, et qu’en perdant toute cette longueur, on en perd aussi le charme de ce mode de transport. Pour mon dernier trajet (mes trajets se résument à présent à des voyages de loisir et sont de ce fait plus sporadiques), et paradoxalement premier à grande vitesse, j’avais prévu quelques biscuits à grignoter. J’avais encore en mémoire la lassitude qui pouvait nous gagner durant ces trajets parfois ennuyeux (et j’aime ce genre d’ennui) et je m’étais dit qu’en mangeant un peu, le temps passerait plus vite. Et puis finalement, à peine avais-je croqué quelques biscuits, que nous étions déjà arrivés à destination.
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Sablés Diamants au citron vert et wasabi
Pour une douzaine de sablés:
- 110g de farine
- 83g de beurre coupé en morceaux
- 43g de sucre glace
- 1 cuillère à café de wasabi
- le zeste d’un citron vert
- sucre cristal
- noix de coco râpée
- pistaches hachées
Mélanger la farine, le sucre glace, le wasabi et le zeste de citron vert. Ajouter le beurre et sabler du bout des doigts. Rassembler la pâte en boule et la rouler sur un plan de travail en forme de boudin. L’emballer dans du film plastique et le placer une demi-heure au congélateur.
Préchauffer le four à 210°C. Enduire le boudin d’eau et le rouler dans un mélange de sucre cristal, noix de coco râpée et pistaches hachées. Découper des tranches d’un centimètre d’épaisseur et les disposer en quinconce sur une plaque recouverte de papier cuisson. Enfourner une dizaine de minutes environ, retirer les sablés dès qu’ils commencent à colorer. Laisser refroidir.
Ces sablés participent au KKVKVK#29
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Vous trouverez toutes les explications de la dernière édition de ce jeu mythique chez Puce Bleue.
Ce que j’en dis : pour tout dire, les biscuits que l’on a emportés pour le trajet en train n’étaient pas ceux là. Il s’agissait d’un premier essai, aux biscuits roses de Reims, eau de rose et farine de châtaignes. Ils n’étaient pas à la hauteur de mon attente, texture trop molle, pas assez sablée, parfum peu présent. Alors j’ai changé complètement d’idée et j’ai bien fait. Cette version me convient parfaitement, tant par leur croquant (j'ai trouvé la recette de base sur le site tournemain) que par leur parfum. Je voulais essayer depuis un moment le wasabi en version sucrée. Il se marie très bien au citron vert, son goût est présent mais sans être trop piquant. On peut se contenter de rouler les biscuits uniquement dans du sucre cristal, ce qui donnera un aspect plus blanc (la noix de coco se colore plus vite au four et dore les bords) Mais la noix de coco et la pistache apportent tout de même à mon sens un petit plus, à la fois esthétique et gustatif, sans prendre le dessus sur les parfums du sablé. C’est donc vous qui voyez…
mardi 13 janvier 2009
Un délice immaculé pour une forêt enneigée
J’aime la nature, la beauté de tous les paysages, mais l’endroit où je me sens le plus en harmonie avec elle, c’est dans la forêt. Peut être parce que j’y mets les pieds depuis toujours. Petite, mes parents me promenaient sur ses chemins sinueux. Des balades en luge dans la neige aux escapades à vélo dès les beaux jours, c’était dans la forêt que cela se passait. Les moments de partage les plus riches, d’instants volés au quotidien, le temps passé avec les gens que j’aime, ont toujours eu lieu au milieu des arbres. Au cœur de la vie.
Aujourd’hui encore, j’habite à la lisière du bois. Est-ce un hasard ou une évidence ? Toujours est-il que dès que j’ai du temps libre, je m’y rends. J’y puisse ma force, j’y laisse mes soucis. J’en ressors apaisée, pleine de vitalité. La forêt est source de réjouissance à chaque saison. Au printemps les bourgeons laissent apparaître les jeunes pousses vert tendre, qui accrochent la lumière. Les coucous et les anémones recouvrent le sol d’un tapis fleuri. Il est alors bon de s’asseoir sur le tronc d’un arbre mort, et d’écouter les oiseaux sortir de leur torpeur hivernale. Il est temps de cueillir les jeunes orties et les feuilles d’ail aux ours. Puis vient l’été. On cherche alors la fraîcheur des bois, abrités du soleil par l’épais feuillage des arbres. On est escorté par les papillons et les insectes tout au long des balades. Les bordures des chemins sont parées de jolies fleurs colorées. On brave les épines pour ramasser quelques mûres dans les buissons. A l’automne, on défit la pluie, parés de nos bottes en caoutchouc, le chapeau enfoncé sur la tête. On profite d’un coup de bourrasque pour amasser un panier de noix. Les connaisseurs cherchent des champignons dans les sous-bois humides. Les autres se contentent de les regarder. Et puis vient l’hiver. Cette fois c’est la douceur que l’on recherche. Alors que le froid nous glace, bien emmitouflés, nous sommes protégés du vent. Dénués de leurs feuilles, les arbres nous offrent une vue dégagée. On peut alors apercevoir des chevreuils ou même des sangliers, si nous réussissons à nous faire discrets. Le calme règne. Tout y est silencieux.
Autant la forêt m’effraie parfois - seule, je m’y sens vulnérable - autant je m’y sens chez moi, dans mon milieu… Etrange sentiment ambivalent.
En tout cas, ces derniers temps, j’ai pas mal profité du temps sec et ensoleillé, j’ai observé des rouges-gorges et des mésanges, je me suis promenée dans la neige, qui a tenu seulement dans les bois. C’est en foulant l’autre jour ce beau sol immaculé, inondé par les rayons du soleil, que j’ai pensé à ce dessert épuré :
Doux comme la neige, frais comme l’hiver, piquant comme le froid
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Cheesecake au double citron, selon Lilibox
qui s'est inspirée de Natalia, qui s'est inspirée de Loukoum°°° ...
Je vous retranscris les proportions originales puis les miennes entre parenthèses
Pour la recette originale, c'est sur la food box (et aussi dans les casseroles qui chantent!)
Pour un moule à charnières de 20cm (moule de 18cm):
Base :
- 200g de spéculoos (150g)
- 4 cuillères à soupe de beurre mou (50g)
Appareil :
- 500g de ricotta
- 250g de mascarpone ( 560g d’un mélange Philadelphia® +Tresana® )
- le zeste finement ciselé d’un citron non traité (pareil)
- le jus de 2 citrons (jus de citron… à l’œil et au goût !)
- 120g de sucre (90g)
- 4 œufs (3)
- 1 pincée de sel (pas mise)
Crème :
- 1 œuf
- 70g de sucre
- 65g de beurre
- le jus et le zeste d’un citron non traité
Réduire les spéculoos en miettes au mixer. Mêler intimement le beurre mou à la poudre de spéculoos pour en faire une pâte. Recouvrir le moule (fond et bords) de papier sulfurisé. Appliquer avec une cuillère la pâte sur le fond en remontant sur les bords le plus régulièrement possible (hum, hum) Réfrigérer.
Détendre les fromages au fouet avec le sucre puis y verser le jus de citron et les zestes. Incorporer un à un les œufs. Bien mélanger. Sortir le moule du réfrigérateur et verser l’appareil dedans. Placer dans un four préchauffé à 165°C pendant une heure environ. Le centre du gâteau doit être tremblotant et les bords juste pris. Eteindre le four et y laisser refroidir le gâteau, la porte entre-ouverte. Réfrigérer 48h.
Préparer la crème au citron : faire fondre le beurre à feu doux avec le jus et les zestes de citron. Fouetter l’œuf avec le sucre. Quand l’ébullition est atteinte dans la casserole, verser le mélange sur l’œuf battu et remuant vivement. Reporter sur feu doux et remuer sans cesse, jusqu’à ce que la crème prenne. Laisser tiédir. Sortir le cheesecake du réfrigérateur et la napper avec la crème en lissant à la spatule. Décorer avec des perles argentées et remettre au froid jusqu’au moment du service.
Ce que j’en dis : Dès que je l’ai vue, j'ai su que je ne serais pas déçue par cette recette. Le sucré des biscuits contre-balance très bien l’acidité du citron. La texture apportée par la Tresana® et le Philadelphia® se rapproche le plus - à mon goût - de ce que je recherche. (dense et onctueux à la fois) Ces deux fromages sont semblables. J’ai utilisé les deux ensemble parce que je n’en avais pas assez d’un seul mais j’imagine qu’en en choisissant un, le résultat sera assez proche. Ne faites pas l’impasse sur la couche de crème au citron, qui apporte la touche acidulée juste nécessaire pour parfaire l’équilibre de ce gâteau. Au final : une strate croustillante et sucrée, subtilement épicée - une couche épaisse et moelleuse, aux saveurs douces et un nappage piquant qui réveille les papilles.
samedi 6 décembre 2008
Et s’il restait encore un peu de magie? (des bonhommes en pain d’épices pour le prouver)
On se retourne à présent avec nostalgie sur nos Noëls d’antan, empreints de rêve et de candeur. Aujourd’hui, la machine commerciale gâche un peu la fête et on s’enchante moins facilement. Il suffit pourtant de retrouver notre regard d’enfant le temps d’un instant, pour voir que finalement, notre émerveillement est intact.
C’est donc avec un empressement joyeux que je me suis rendue au marché de Noël de Trèves, en Allemagne. Je ne sais pas si c’est mon état d’esprit qui a fait que, mais je l’ai trouvé bien plus authentique que ceux de France. En tout cas, les Allemands sont plus festifs et traditionnels.

On a admiré l’architecture de la ville
On a vu des pain d'épices à messages
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On s’est laissé entraîner par les chants de Noël entonnés par des groupes de gens
On a regardé le graveur de verre à l’œuvre
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On a bu du weiβer gluhwein dans des tasses en forme de botte
On a salivé devant les flammeküche, les chouchous et les saucisses en train de griller
On s’est émerveillé devant un manège géant en bois
On a aperçu des chevreuils sur les toits des cabanes en bois

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On a été surpris par la variété d’emporte-pièce recouvrant un mur entier
On a croisé une armée de soldats et des rennes en sapin
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On a apprécié la gentillesse des gens, malgré la barrière de la langue
Lorsque que Noël arrive, j’oublie l'atmosphère maussade de l’automne. Je retrouve le sourire en même temps que les illuminations éclairent la ville. J’aime l’ambiance chaleureuse qui s’installe, flâner dans les rues, emmitouflée, alors que le froid me pique le nez. Voir les gens qui se pressent, les bras chargés de paquets, la fumée qui s’échappe de la cabane du vendeur de marrons chauds, les vitrines qui scintillent de présents.
Une fois rentrée au chaud, je me délecte des odeurs de cannelle, d’orange et de sapin. Et je prépare des petits bonhommes en pain d’épices, à offrir…
D'après cette recette là:
- 350g de farine fluide
- 170g de sucre roux
- 100g de miel
- 100g de beurre tempéré coupé en morceaux
- 1 œuf
- 1 sachet de levure chimique
- 1 cuillère à café de mélange pour pains d’épices
Glaçage :
- environ 100g de sucre glace
- ½ blanc d’œuf
- 1 cuillère à café de jus de citron
- colorants, paillettes en sucre
Préchauffer le four à 165°C. Mélanger dans un récipient les ingrédients secs. Ajouter le beurre et travailler le mélange, jusqu’à ce qu’il devienne sableux. Incorporer l’œuf battu et le miel et pétrir l’ensemble afin de former une boule. Etaler la pâte (1/2 cm d’épaisseur) sur un plan légèrement fariné et découper les bonhommes à l’aide d’un emporte-pièce. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et enfourner pour 7min (les biscuits doivent commencer à dorer)
A la sortie du four, les laisser refroidir sur la plaque. Pendant ce temps, préparer le glaçage. Diluer progressivement le sucre glace avec le blanc d’œuf, le jus de citron et le colorant, jusqu’à ce que le mélange soit crémeux mais encore épais. L’étaler sur les biscuits et décorer à l’aide des paillettes.
Quelques conseils :
- Veillez à ne pas trop étaler la pâte finement pour avoir des biscuits moelleux. Pour ce premier essai, je pense que l’épaisseur des bonhommes était inférieure à 1/2cm. Ils n’étaient du coup pas assez dodus à mon goût. Avec ces proportions, j’ai pu réaliser 18 bonhommes de 15 cm, ce qui devrait en donner approximativement une douzaine de plus épais. Mais tout dépend bien sûr de leur taille !
- Pour la découpe, je n’avais pas encore mon emporte-pièce bonhomme. J’ai réalisé un patron en carton, qui m’a servi de modèle. Pensez alors à la fariner, pour ne pas qu’il reste coller sur la pâte.
- Respectez le temps de cuisson. Ils doivent légèrement colorer, mais pas brunir, sinon ils deviennent trop durs. Ce n’est pas mauvais en soi, mais cela devient des biscuits secs aux épices… C’est ce qu’est devenue ma deuxième fournée qui est restée 10min dans le four !
- Les laisser bien refroidir avant de les décorer, en effet ils se cassent lorsqu’ils sont encore chauds.
Et une question… : Mes glaçages sont devenus « marbrés » le lendemain et ont perdu leur couleur homogène. Il est vrai que j’ai utilisé de l’eau à la place de blanc d’œuf pour les réaliser, mais je ne pense pas que cela en soit la raison… Si quelqu’un y voit une explication, elle sera la bienvenue !
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Des paillettes et des couleurs, un peu d'imagination, et la magie opère!
mardi 2 décembre 2008
Voyage dans une épicerie de quartier – une douceur en guise de remerciement
L’histoire a commencé avec les magnifiques cupcakes de Lauriana, J’avais trouvé ses petites caissettes en papier bien mignonnes. Puis je les ai revues chez Audrey. S’en est suivi un échange d’e-mail avec les deux sœurs, qui m’apprennent que ces caissettes ont été dénichées à seulement quelques kilomètres de mon lieu de travail !
A la lecture du descriptif que Lauriana m’en a fait, j’ai su que j’allais aimer cet endroit:
« Pour le petit épicier, les caissettes c'est en rentrant à gauche, dans un grand carton posé au sol, faut fouiller mais moi j'adore ça! Et si tu te retournes, sur l'étagère tu trouveras plein d'emportes- pièces en alu ou en cuivre, utilisés pour faire les gâteaux marocains. Voilà, au-delà de ça y’a plein d'épices, de farines spéciales (comme celle de pois chiche que j'avais achetée) et des colorants alimentaires et tout et tout! »
C’est dans la rue de la poste m’avait elle dit, sur le trottoir d’en face. Je ne connais pas cette ville, mais elle n’est pas grande, je devrais trouver la poste facilement. En sortant de la piscine l’autre jour, je savais que mon homme allait rentrer plus tard, j’avais du temps devant moi. J’ai donc fait un crochet et je suis partie à sa recherche. Une fois devant la poste, j’ai tout de suite repéré un étale de fruits et légumes de l’autre côté de la rue. C’est sûr, ça doit être là.
Ce lieu est magique, exactement comme j’aime. En entrant, on passe sous un auvent abritant le rayon primeur, qui occupe tout le trottoir. Une fois la porte franchie, les odeurs nous transportent déjà. Un mélange d’épices et d’encens je crois. Il y a beaucoup de passage à cette heure ci, les gens entrent, sortent, s’échangent des salutations amicales, discutent sur le froid qui d’installe. L’ambiance est chaleureuse malgré la décoration austère du lieu. Je repère immédiatement le carton dont parlait Lauriana, qui déborde de caissettes. Comme elle préconise, je fouille. Je déniche de jolis modèles : des délicats, avec de petites roses ; des rétros, imprimés vichy, dans des teintes pastel. Et puis ceux de Lauriana aussi… Une fois mon but atteint, je m’attarde sur le reste de la caverne d’Ali Baba. Un joyeux bric-à-brac désordonné. On trouve de tout, des produits utilisés dans la cuisine du Moyen-Orient bien évidemment, mais bien d’autres babioles comme ces petites boîtes cartonnées pour offrir des biscuits, des produits cosmétiques à base d’huile d’Argan ou des ustensiles de cuisine, le tout à des prix plus qu’abordables.
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Pour vous remercier de m’avoir fait découvrir cet endroit précieux, je vous offre ces cupcakes et en profite pour vous dire combien j’aime votre cuisine et la générosité avec laquelle vous la partagez.
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…Du chocolat pour Audrey, avec une petite touche épicée
Pour Lauriana, des notes acidulées…
Cupcake chocolat cardamome & Limoncello framboise
Pour 12 cupakes (6 de chaque)
Génoise :
- 2 œufs + 1 blanc
- 125g de sucre en poudre
- 90g de farine à levure incorporée
Parfums :
- 50g de chocolat noir à pâtisser
- 5 gousses de cardamome
- 2 cuillères à soupe de Limoncello
- zeste d’un citron
- confiture de framboise
Glaçage :
- 250g de crème liquide (non allégée)
- 200g de chocolat blanc
Préchauffer le four à 200°C. Faire fondre le chocolat quelques secondes au four à micro-ondes, avec une cuillérée d’eau. Bien mélanger. Ouvrir les capsules de cardamome et broyer les graines ; les ajouter au chocolat. Râper le zeste du citron. Réserver le tout.
Travailler au batteur électrique les œufs et le sucre, pendant 5min. La pâte doit devenir mousseuse. Incorporer ensuite la farine tamisée. Séparer la pâte en deux. Ajouter à l’une le chocolat fondu et la cardamome, à l’autre le zeste de citron et le Limoncello. Verser les préparations dans des moules à muffins garnis de caissettes en papier. Pour la préparation au Limoncello, verser la pâte en deux fois et déposer entre les deux couches une demi-cuillère de confiture de framboise. Remplir les caissettes aux trois-quarts. Enfourner 10 à 12 min. Piquer la pointe du couteau dans un biscuit pour vérifier sa cuisson, elle doit en ressortir sèche.
Préparer le glaçage : porter la crème à ébullition. Hors du feu, ajouter les carrés de chocolat blanc en morceaux. Remuer pour obtenir un mélange homogène. Laisser refroidir et placer la crème et les fouets du batteur électrique 15min au congélateur. Une fois que l’ensemble et bien froid, les sortir et monte la crème en chantilly. Décorer les cupcakes refroidis à l’aide d’une poche à douille, parsemer de fleurs en sucre et de cœurs en chocolat.
Ce que j'en dis: après mon premier essai de cupcakes, j’avais envie d’essayer une autre recette de biscuit, moins grasse. J’ai donc opté pour une génoise, que j'ai trouvé à l’inverse trop sèche et compacte! C’est sûrement une histoire de goût, mais j’aimerais une texture à mi-chemin, légère et aérée… Peut être en incorporant des œufs en neige… Il faudra un troisième essai. Pour le glaçage, je n’avais pas assez de sucre glace pour réaliser celui-là. J’ai alors choisi celui de Guillemette, une chantilly plutôt gourmande. Mais bien sûr tout est envisageable, une crème au beurre ou un simple glaçage au sucre, comme la fois dernière.
jeudi 20 novembre 2008
De beaux livres et un roulé pour goûter
Lorsque j’ai un peu de temps devant moi et que je ne suis pas tenue pas des horaires à respecter, j’aime me perdre dans les rayons d’une librairie. Je suis émerveillée devant les rangées de livres, les piles des derniers romans parus. Je préfère les librairies « à l’ancienne », dans de veilles maisons de ville, avec au sol du parquet qui craque. On quitte alors la frénésie du centre ville pour entrer dans cet endroit calme et reposant. On ralentit spontanément nos gestes, on chuchote à voix basse.
Je flâne alors entre les rayonnages, frôlant les couvertures d’une main délicate. Je jète mon dévolu sur un livre, à l’intuition, et découvre la quatrième de couverture. Je lis la première page pour me faire une idée, pour voir si dès les premières lignes, le roman m’emballe. C’est alors bon signe…
Il m’arrive bien sûr d’acheter des poches, beaucoup même. Parce que c’est moins onéreux, parce qu’on peut les transporter dans la valise, les plier et les corner sans scrupules. Même les prêter. Mais lorsque je cède à la tentation et me fais plaisir avec un grand format d’éditeur, j’y apporte un soin particulier. Je choisis le livre en bas de la pile, celui qui est encore vierge, qu’aucune main n’a feuilleté. Celui qui n’est pas abîmé dans les coins, qui a la couverture immaculée. Je le transporte comme un objet fragile qui risquerait de se briser. Je ne l’ouvre jamais entièrement quand je le lis, pour ne pas faire de pli sur la tranche. Bien au-delà du roman en lui-même, je voue un véritable culte à l’objet qu’est un livre, bien que cela puise sembler frôler l’obsession. J’attends toujours le moment opportun pour en débuter la lecture. Je m’installe tranquille et seule, et je savoure. Et je ne le lâche plus avant de l’avoir dévoré jusqu’au dernier mot.
J’ai déniché dernièrement deux romans magnifiques. J’ai acheté le premier parce que Tit’ en a parlé de façon très convaincante. Puis je suis tombée par hasard sur le second. La couverture et les charmantes illustrations m’ont d’emblée séduite.
J’ai débuté ma lecture un jour de pluie, où je ne travaillais pas. J’entendais le vent souffler dehors et la pluie battre la vitre. Le chat était pelotonné au chaud dans son panier, près du radiateur. Mon homme travaillait sur le canapé. J’ai préparé un café brûlant, que l’on a savouré avec un roulé tout doux.
Roulé choco-framboise à la noix de coco
Pour 3 à 4 personnes:
Roulé :
- 60g de farine tamisée
- 50g de sucre en poudre + 1 sachet de sucre vanillé
- 2 oeufs
- 25ml de lait de coco
- 15g de beurre fondu
- 1 cuillère à soupe bombée de mousse au chocolat
- 1 cuillère à soupe bombée de confiture de framboise
- 1 pincée de sel
- ½ cuillère à café de levure chimique
Nappage :
- 60g de sucre glace
- 20g de Tresana® *
- 10g de beurre pommade
- 1 cuillère à soupe de noix de coco
- fleurs en sucre
Préchauffer le four à 210°C. Séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige ferme avec la pincée de sel. Dans un récipient, mélanger les jaunes et les sucres, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le beurre et le lait de coco, puis incorporer la farine et la levure. Mélanger pour que la pâte soit lisse et homogène. Incorporer délicatement les blancs montés en neige à l’aide d’une spatule. Tapisser le fond d’un moule rectangulaire de papier cuisson beurré. Y étaler la pâte en la lissant. Enfourner 8 à 10min. Humidifier un torchon propre. Sortir le gâteau du four, le soulever à l’aide du papier sulfurisé et le retourner sur le torchon. (étape nécessaire afin qu’il garde sa souplesse) Retirer le papier cuisson et enrouler le gâteau sur lui-même. Laisser refroidir une dizaine de minutes. Le dérouler, le recouvrir d’une couche de confiture puis d’une couche de mousse au chocolat. L’enrouler à nouveau, l’emballer dans un film alimentaire et le réserver au réfrigérateur.
Préparer le nappage : mélanger au fouet le beurre pommade, le sucre glace et le Tresana® afin d’obtenir un glaçage lisse et brillant. Incorporer ensuite la noix de coco râpée. Sortir le roulé du réfrigérateur et retirer le film alimentaire. Le napper du glaçage, décorer des fleurs en sucre, et remettre au frais au moins une nuit.
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* spécialité laitière que l’on trouve en Allemagne et dans l’Est de la France. Loukoum°°° l’utilise comme base de cheesecake, à la place du Saint Môret® ou du Philadelphia®. C'est plutôt crémeux et légèrement salé.
Ce que j’en dis : je n'avais plus fait ce gâteau depuis l'école, cela remonte donc à une dizaine d'années au moins... C'est en voyant un pot de confiture à la framboise que je voulais finir que je me suis souvenue du roulé que j'avais appris à faire en cours. Par contre, exclusivement confiture, ça ne me branchait pas vraiment, trop sec, pas assez gourmand. Du coup j'y ai ajouté une touche de mousse au chocolat. Ces deux là se marient vraiment bien, on a d'ailleurs fini le reste de mousse et de confiture à la petite cuillère, en guise de dessert improvisé. C'était divin!
Le biscuit n'est pas si difficile à réaliser, malgré ce que l'on peut croire. Il suffit juste d'un peu d'attention au moment du montage. Il était bien moelleux et pas sec, comme je le redoutais. Par contre je l'aurais aimé plus aéré. Rien à redire en revanche sur le glaçage, que je vais adopter sans hésitation. L'idée me vient des cupcakes de Claude-olivier (allez les voir ici, là ou encore là, ce sont de purs merveilles). J'ai juste remplacé le Philadelphia® par la Tresana®.
Un peu de poésie, quelques grammes de douceur, la chaleur de son chez soi ...
il suffit parfois de pas grand chose
vendredi 7 novembre 2008
Pour se remettre du passage à l’heure d’hiver
La fin de l’été, ce n’est jamais très marrant, (surtout si ledit été fût plutôt maussade, comme de plus en plus souvent) mais on s’en fait une raison, parce que la rentrée c’est quand même chouette et puis l’automne, y’a pas à dire, c’est beau. (de préférence sous le soleil, tant qu’à faire) Donc on s’habitue, on supporte les températures qui baissent à renfort de pulls, on se prépare des petits plats qui réchauffent, dans son chez soi bien cosy, et on va se balader dans les feuilles mortes. Jusque là tout va bien. Sauf que le moment où il faut passer à l’heure d’hiver arrive. Et là ça nous achève. C’est pas compliqué, si on travaille toute la journée, on ne voit jamais le jour. Le matin il fait nuit, le soir aussi. Pour peu que le temps soit gris, on ne sait même plus à quoi ressemble la lumière. Fini les promenades pour prendre un bol d’air frais en semaine. De quoi être ronchon…
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Quand deux copines se retrouvent un jour férié, à ne pas trop savoir quoi faire, le moral entamé par cette fichu heure d’hiver et par la pluie qui tombe, elles préparent à quatre mains des gourmandises pleines de chaleur pour retrouver le sourire et la bonne humeur !
Muffins Napoléon aux pépites de chocolat
(d’après l’idée de base de Loukoum°°° )
Pour 8 gros muffins :
Ingrédients secs :
- 120g de farine
- 50g de sucre roux
- 1 pincée de sel
- ½ sachet de levure chimique
Ingrédients liquides :
- 1 oeuf
- 100g de fromage blanc
- 100ml de liqueur de mandarine Napoléon
Garniture :
- 100g de pépites de chocolat
- zeste d’une demi-orange non traitée
Préchauffer le four à 180°C. Couper le zeste en fines lamelles et les faire blanchir quelques minutes dans de l’eau bouillante. Egoutter et réserver.
Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs. Dans un bol, battre l’œuf avec le fromage blanc et ajouter la liqueur de mandarine. Verser cette préparation liquide dans le saladier et l’incorporer aux ingrédients secs à l’aide d’une fourchette, sans trop mélanger. La pâte doit rester grumeleuse. Ajouter les zestes d’orange et les pépites de chocolat.
Remplir les moules à muffins aux trois-quarts et enfourner 20min. Démouler et laisser refroidir sur une grille.
Ce que j'en dis: j’avais testé cette recette une première fois pour un goûter du week-end de l’homme et moi-même. D’habitude il n’est pas très loquace pour exprimer son avis sur ma cuisine et se contente d’un : « ouais, c’est bon » Mais lorsqu’il a goûté à ces muffins, il les a dévoré, à grand renfort de compliments. Je n’ai donc pas hésité à les préparer à nouveau pour mon amie. Par contre, j'ai obtenu, pour cette deuxième fournée, des muffins moins aérés et moelleux. La pâte était il me semble plus homogène. Il est donc important de la mélanger grossièrement sans chercher à la rendre lisse.
mardi 28 octobre 2008
Des mots d'amour déguisés en gâteau
Aimer cuisiner, c’est bien souvent aimer faire plaisir, aimer partager. A travers de bons petits plats, on dit à nos proches combien on les aime. Des pâtisseries pour le goûter des enfants, un dîner élaboré en tête-à-tête, un plat mijoté et chaleureux à partager entre amis… Autant de bonnes occasions de combler la gourmandise de notre entourage. Mais bien au-delà de cela, c’est une façon pour moi de leur témoigner mon affection inexprimée. Par pudeur peut être, les gestes d’affection me manquent souvent. Ce n’est pas l’envie qui me retient, mais comme une sorte de gêne. Je laisse alors la cuisine s'exprimer à ma place.
Dimanche dernier, nous avons fêté l’anniversaire de mon papa. Rien de particulier, un simple repas en famille. Comme je n’avais pas trouvé de cadeau (j’attends ses suggestions, d’ailleurs), j’ai voulu lui préparer une petite surprise pour marquer quand même le coup. Mon choix s’est vite porté sur un cupcake, pour la simple raison que j’ai craqué sur son côté esthétique si mignon. J’avais repéré dans un supermarché allemand, non loin de chez moi, un choix phénoménal de décoration pour la pâtisserie. J’avais résisté à la tentation de rafler tout le rayon, et m’étais résolu à attendre une bonne occasion pour le faire. Elle était toute trouvée.
Je lui ai donc offert ce petit gâteau, tel un bijou sucré. J’y ai mis tout mon amour, et bien plus encore. A travers cette douceur, je lui exprime toute ma fierté et ma reconnaissance. Parce que derrière ce mélange d’admiration, de respect et d’appréhension qu’il inspire, il reste avant tout mon papa.
Joyeux anniversaire !
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Cupcakes amande, noisette et tonka
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Pour 12 pièces:
Biscuits :
- 3 œufs
- 150g de beurre demi-sel mou
- 140g de sucre semoule + 1 sachet de sucre vanillé
- 100g de farine fluide
- 50g de poudre d’amandes
- 2 à 4 cuillères à soupe de lait
- ½ sachet de levure chimique
- 20g de noisettes concassées
- 1 fève tonka
Préchauffer le four à 180°C. Chemiser le moule à muffins de caissettes en papier.
Travailler le beurre et le sucre jusqu’à l’obtention d’une préparation mousseuse. Ajouter les œufs battus en omelette puis la farine, la poudre d’amandes et la levure. Battre énergiquement pour obtenir une pâte onctueuse. Mouiller avec le lait (la pâte doit se détacher de la cuillère facilement mais sans être trop liquide non plus) puis incorporer les noisettes concassées et la fève tonka râpée.
Remplir les caissettes au deux tiers et enfourner 15 à 20 min. Les gâteaux doivent être gonflés et dorés, souples sur le dessus. Planter la pointe d’un couteau, elle doit en ressortir sèche. Sortir les caissettes des moules et les laisser refroidir sur une grille.
Glaçage :
- 1 blanc d’œuf
- 200g de sucre glace
- jus de citron
- fleurs en sucre et cœurs en chocolat pour la déco !
Battre le blanc d’œuf et le mélanger au sucre glace. Ajouter une cuillère à café de jus de citron et bien mélanger pour obtenir un glaçage brillant et lisse. Une fois les biscuits refroidis, les napper de glaçage à l’aide d’une spatule. Décorer avec les cœurs et fleurs et laisser durcir.
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Ce que j’en dis : c’était ma toute première tentative de cupcakes, et j’en suis plutôt satisfaite. Comme Lauriana, je frôle l’addiction… J’avoue que j’ai été charmée en premier lieu par son adorable aspect avec son chapeau à customiser si mignon. Mais je dois dire que côté goût, il n’est pas en reste, à condition que l’on aime les biscuits au beurre… J’ai fait simple pour cet essai, avec un bête glaçage sur le dessus, ce qui me semblait également moins écœurant. Je testerai quand même bien la crème au beurre, rien que pour faire une jolie pointe ;-) Avec une chantilly, ça serait surement plus léger, mais ça ne semble pas être la « couverture » traditionnelle !
Pour en savoir plus, Lauriana nous livre ses conseils pratiques et sinon, Pascale et Esther nous offre des dossiers bien étayés sur le sujet ici ou là.
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Histoire de bien faire la différence, je me suis livrée à mon propre comparatif muffin/cupcake. (Cela reste mon avis, bien loin d’être celui d’une experte…)
- outre son chapeau plus bling-bling, le cupcake est plat, et non pas en forme de champignon comme un muffin. Ce qui donne, il me semble, à l’arrivée un gâteau plus dense, moins aéré.
- le cupcake est également plus riche (plus sucré, plus gras) qu’un muffin. Il s’apparente alors plutôt à notre quatre-quarts (pour ma version). Mais on peut aussi bien faire une pâte type génoise, qui sera alors plus légère. Cette variante sera préférable si on choisit une crème au beurre pour le garnir.
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Et le cake dans tout ça?, me direz-vous… Là, je capitule.

















