dimanche 22 mars 2009
L'heure de la sieste
Il y a un moment que j’aime tout particulièrement le week-end, un moment de quiétude, mon moment à moi, où je m’occupe en silence, pour ne pas réveiller mes gros dormeurs. Après le repas, alors que la digestion nous fait tourner au ralenti, mon homme s’éclipse sur le canapé pour une petite sieste. Il s’allonge confortablement, se recouvre du plaid et quelques minutes plus tard, j’entends sa respiration se faire plus lourde. Je sais alors qu’il est parti au pays des rêves… Mais c’est aussi l’heure du chat, qui choisit avec soin sa place, dans un endroit douillet, pour récupérer de sa promenade matinale. Il fait un brin de toilette puis se roule en boule, une patte sur les yeux et le bout du museau caché dans ses poils. A ce moment de la journée, son sommeil est imperturbable. Je regarde son flanc se soulever au rythme de son souffle. De temps en temps, il soupire un peu, parfois change de position, en s’étirant. Une fois mon petit monde endormi, le calme règne dans l’appartement. Je m’installe alors à mon tour, et me consacre à une activité peu bruyante. Plutôt que de dormir moi aussi, et prendre le risque de me réveiller grincheuse, je profite de ces petits instants volés pour me ressourcer avant de reprendre nos activités.
Pendant ce temps, mon homme, tombé comme une masse, ne bouge plus d’un poil, jusqu’à ce que je sois obligé de le sortir de sa torpeur. En général il n’aime pas trop cela, alors pour l’inciter à se lever, je lui prépare un café, avec quelques gourmandises à grignoter, cuites le matin même :
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Cookies aux daims®
d'après la petite pâtisserie d'Iza
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Pour 2 plaques :
- 160g de farine fluide
- 150g de daims® concassés grossièrement*
- 100g de beurre mou
- 100g de sucre roux
- 1 oeuf
- 1 pincée de levure chimique
Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier, fouetter le beurre et le sucre. Ajouter l’œuf battu en omelette, la farine et la levure chimique en mélangeant bien entre chaque ingrédient. Incorporer enfin les daims®.
Former des boules de la taille d’une noix, les disposer en quinconce sur une plaque de pâtisserie recouverte de papier sulfurisé (laisser suffisamment d’espace, les cookies s’étalent à la cuisson) puis les aplatir légèrement avec les doigts.
Enfourner pour 10min. Les cookies sont cuits lorsque seuls les bords commencent à dorer mais que le centre est encore mou. Les sortir et les étaler sur une grille. Laisser refroidir.
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* caramels enrobés de chocolat, vendus chez Ikéa
Ce que j’en dis : cela peut paraître surprenant mais c'est la première fois que je fais des cookies. Je sais que pour certaines la recherche de LA recette fût laborieuse. Plutôt moelleux et épais ou alors croquants et un peu sablés, je ne saurais pas dire lesquels sont les meilleurs à mon goût, mais ceux là nous ont bien plus! Les prochains essais pourront confirmer (ou non) cette impression.
lundi 16 mars 2009
Un petit rien qui fait tout (comment sublimer une bête compote)
Ces dernières semaines, je n’ai pas pris le temps de photographier ce que j’ai mangé. En même temps, je ne suis pas sûre d’avoir eu quelque chose qui vaille vraiment la peine de vous montrer. Et puis j’ai ralenti mon rythme en cuisine, ne pensez pas que je ne prends plus plaisir à manger ou à cuisiner, au contraire, je suis devenue bien plus gourmande, mais je n’ai pas envie de passer beaucoup de temps derrière les fourneaux. En réalité, j’ai plein d’autres choses à faire qui m’accaparent bien plus en ce moment.
Mes repas sont du coup plus basiques. Je ne prévois presque plus mes menus à l’avance, et c’est au fil des journées que me vient l’idée d’un plat qui me ferait envie. Et quand cela arrive, pas question de la contrarier, c’est une envie forte et tenace. Alors je m’exécute: m’arrête à la superette en rentrant à la maison, achète les ingrédients nécessaires, et je me réjouis à l’idée de me régaler quelques heures plus tard, une fois installée confortablement devant mon assiette. Ce sont souvent des plats tout simples, des plats chaleureux et réconfortants, qui me font du bien avant l’arrivée du printemps. Une assiette de pâtes enrobées de sauce; un gratin fumant, recouvert de fromage filant; un dessert tout doux et crémeux… Rien de bien sorcier je vous disais, mais qu’est-ce que c’est bon parfois aussi la simplicité. Cette compote est dans cette lignée, c’est quelqu’un qui comme moi est très curieux en cuisine qui me l’a fait découvrir il y a peu. Elle a juste la particularité d’être extrêmement savoureuse et suffisamment surprenante pour que j’ai envie de vous la faire découvrir :
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Pour 4 personnes :
- 5 pommes Boskoop
- 50g de sucre en poudre
- 1 gousse de vanille
- 5 4 capsules de cardamome
Ouvrir les capsules de cardamome et broyer les graines. Couper la gousse de vanille en deux dans la longueur et gratter l’intérieur pour en retirer les graines. Eplucher les pommes, les épépiner et les couper en quartiers. Les placer dans une casserole avec un fond d’eau. Ajouter les graines de vanille et la gousse fendue ainsi que la cardamome. Faire cuire à feux très doux et à couvert, jusqu’à l’obtention d’une texture homogène. (45min à 1 heure) Retirer la gousse de vanille, déguster encore tiède ou froid avec une boule de glace à la noix de coco.
Ce que j’en dis : j’ai découvert cette recette chez le papa de mon chéri. Il aime beaucoup tester de nouvelles idées et découvrir des produits méconnus, d’autant plus je crois depuis que je le connais. Il faut dire que je suis bon public pour les nouveautés ! Il nous a servi cette compote en dessert, accompagnée d’une boule de glace à la noix de coco. J’ai été tout de suite emballée par la douceur de cette variété de pommes, associées à la vanille. On devinait un autre parfum au second plan, mais impossible de définir lequel, jusqu’à la dernière bouchée : de la cardamome ! Il faut dire que la recette préconisait de faire infuser les capsules entières. Pas suffisant pour libérer tout l’arôme. J’ai donc noté sur un bout de papier les ingrédients, et je n’ai pas tardé à essayer chez moi, en broyant cette fois-ci les graines. La saveur de la cardamome est alors bien présente et vient rehausser la compote en lui donnant du caractère, sans altérer la douceur apportée par la vanille. Un parfait équilibre.
lundi 2 mars 2009
Soif de …
En ce moment, j’ai envie de fraises, d’asperges et de radis. J’ai envie de voir les feuilles pousser sur les arbres, j’ai envie d’aller cueillir les premières primevères. J’ai envie de mettre des robes et des sandales. J’ai envie de voir l’herbe pousser, de cultiver des légumes et de planter des fleurs. J’ai envie de laisser entrer le soleil par la fenêtre, d’être réveillée le matin par ses rayons qui filtrent à travers les persiennes, de sentir sa chaleur dans mon dos. J’ai envie de salades, de grillades, de repas pris sur la terrasse, dans la fraîcheur des soirées d’été. J’ai envie de marcher pieds nus. J’ai envie de groseilles craquantes, de tomates juteuses. J’ai envie de balades dans la nature qui s’éveille. J’ai envie que les mois à venir passent plus vite.
Mais pour l’instant, les paysages sont encore gris, la nature endormie. Le soleil ne parvient pas à percer la couche épaisse des nuages. Le sol est toujours recouvert des feuilles mortes de l’automne. La terre est durcie par les longues périodes de gel. Dans mon panier, des légumes racines, des choux, des fruits exotiques, pour quelques semaines encore. Alors en attendant les saveurs nouvelles du printemps, je me console avec cette boisson colorée, fraîche et tonique :
Jus acidulé
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Pour 2 personnes :
- 1 pomme granny smith
- 1 pomme pink lady
- 1 grenade
- 4 poignées de groseilles congelées
Peler les pommes et les couper en quartier. Eplucher la grenade et prélever les graines. Décongeler les groseilles. Passer tous les fruits dans la centrifugeuse et déguster bien frais.
Ce que j’en dis : ce mélange de fruits tonifiant est une bonne alternative, en attendant les fruits d'été.



