J’en parlais il y a deux semaines, aujourd’hui les fêtes sont belles et bien derrière nous. Une nouvelle année se profile, pleine d’incertitudes et de craintes. Les temps sont aux questionnements ces temps-ci, face à une situation économique inquiétante. Pour le moment à l’abri, on poursuit notre bonhomme de chemin sans trop y songer, mais en mesurant - au fond - notre chance.
Je ne sais pas si c’est ce climat qui en est la cause, mais cette année, Noël fut plus sobre pour chacun. Nous avons bien sûr dégustés les mets traditionnels, mais sans excès. On a aussi mangé des plats plus simples, moins sophistiqués, et ça j’ai vraiment apprécié, même mieux à vrai dire. Je redoute toujours ces trois jours qui frôlent l’orgie habituellement, desquels je ressors repus, à la limite de l’écœurement. Pour une fois, cela n’a pas été le cas. Et c’est tant mieux, parce qu’il aurait été inconvenant d’être dégoûté par une profusion de nourriture, alors que cette même nourriture fait défaut à bien d’autres gens.
J’ai donc achevé cette année avec cette réalité plus présente en tête. Je me suis dit qu’il fallait profiter. Profiter des autres, de mon chéri, de ma famille. Profiter de rentrer au chaud, après une balade dans le froid saisissant. Ne pas oublier que j’ai un toit, alors que des sans abris n’ont pour seule maison que des cartons, en guise d’abri de fortune. Et que les températures qui sont négatives au dehors pour moi, le sont pour eux, dans leur «intérieur», toute la journée et toute la nuit.
J’ai toujours été convaincue que l’on a la vie que l’on se fait. Mais malheureusement, je me rends compte qu’il y a aussi dans l’histoire de certains une part de destin, d’improbabilités ; qui font que, parfois, ils n’ont juste pas de chance, et que le mauvais sort s’acharne sur eux. Alors oui, je pense à tout cela, j’arrête de me plaindre pour un oui ou un non, je cesse d’être insatisfaite de tout. Je prends plaisir dans de simples choses, je me régale de plats qui rappellent l’enfance, qui réchauffent nos corps et nos cœurs, qui sont sans fioritures… Ce sont ceux là les meilleurs pour moi en ces temps-ci…

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Que vous puisiez aborder cette nouvelle année dans le même état d’esprit, en sachant savourer chaque instant, en découvrant dans chaque bonheur simple de la satisfaction. Que vous trouviez, au fil des trois cent soixante et un prochains jours, prospérité, santé et sérénité.

COCOTTE_PDT_OEUFS

Pour 4 minis cocottes (2 à 4 personnes):

- 4 oeufs
- 4 pommes de terre moyennes
- 6 à 8 galets d’épinards en branches surgelés
- 1 gousse d’ail
- ¼ L de lait
- 2 cuillères à soupe rases de maïzena
- 2 cuillères à soupe de margarine
- sel, poivre
- muscade moulue

Laver et éplucher les pommes de terre. Les couper à l’aide d’une mandoline en fines rondelles. Les pré-cuire une dizaine de minutes dans une casserole d’eau bouillante. Les égoutter puis les refroidir sous l’eau. Réserver.
Pendant ce temps, peler et dégermer la gousse d’ail. L’émincer finement. Faire fondre une cuillère de margarine dans une poêle bien chaude. Y faire revenir l’ail puis ajouter les galets d’épinards. Saler et poivrer. Laisser cuire à feu doux et à couvert, jusqu’à ce que les épinards se détachent.
Préparer une béchamel : faire fondre la seconde cuillère de margarine dans une casserole. Ajouter la maïzena et bien mélanger. Délayer avec le lait, en l’ajoutant petit à petit, hors du feu. Saler et poivrer généreusement. Ajouter de la muscade moulue. Remettre sur le feu et tourner constamment, jusqu’à épaississement.
Préchauffer le four à 180°C. Disposer une couche de lamelles de pommes de terre dans le fond des cocottes beurrées puis saler légèrement. Recouvrir d’une cuillérée d’épinards et napper de béchamel. Renouveler l’opération en terminant par une couche de pommes de terre. Fermer les cocottes et les placer dans un bain-marie. Enfourner pour 35 à 40min. Oter les couvercles, casser un œuf dans chaque cocotte et replacer ouvertes dans le four. Les retirer dès que le blanc est cuit. Servir aussitôt.

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OEUF

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Ce que j’en dis : Habituellement, les œufs sont peu présents dans mon alimentation. Ils constituent pourtant une bonne alternative à la viande ou au poisson, moins onéreuse et tout autant nutritive. Mes deux dernières recettes m’incitent à renouveler plus souvent l’expérience. Cette cocotte me rappelle bien des souvenirs… Est-ce que, comme moi, votre maman vous préparez des œufs sur le plat avec des épinards et des pommes de terre ?..