dimanche 21 décembre 2008
Le temps qui passe - un geste solidaire pour Noël
Qu’il soit dix heures du matin ou quatre heures de l’après midi, il fait sombre. Le temps est gris, humide, glacial. Les journées d’hiver, on tourne au ralenti. Sans lumière, on a moins envie de bouger, de s’activer. Juste envie de se poser dans un fauteuil, une tasse brûlante dans une main, un bon livre dans l’autre. Et puis on ne prend pas forcement le temps de le faire. Parce que dans trois jours c’est Noël et qu’on a encore une foule de détails à régler avant.
Dire qu’il y a quelques semaines, je me réjouissais de pouvoir savourer l’ambiance qui règne les jours précédents les fêtes. A peine ais-je eu le temps de le dire, que -pouf- on y est. Le plaisir est dans la perspective finalement… Le moment venu, ça passe tellement vite, que c’est comme s’il n’y avait rien eu. La belle vaisselle est rangée dans les placards, les papiers cadeaux sont chiffonnés au fond d’un carton et on repart sur les chapeaux de roues pour une nouvelle année, qui défile encore plus vite que celle écoulée.
Le temps me file entre les mains. Est-ce la faute aux mille projets qui me trottent dans la tête, où à cette vie, qui passe à cent à l’heure ? Un évènement qui me semble s’être passé hier, date de plusieurs mois déjà, les vacances sont loin, les années se suivent, en me laissant avec l’impression de ne pas en avoir vu grand chose, finalement. Je profite, pourtant, mais de manière trop brève. On ne prend plus le temps, on est en perpétuel mouvement, toujours dans l’action. La société actuelle nous façonne ainsi : on consomme. On espère quelque chose, un objet, un événement, une rencontre, on y arrive, on l’obtient puis on zappe, et on passe à autre chose. Non pas qu’on n’y accorde aucune importance, mais c’est juste qu’on a ce besoin de mieux, de différent, et on finit pas en perdre l’essentiel : apprécier ce que l’on a déjà.
Souvent, je me rappelle avec nostalgie les week-ends de mon enfance, où je m’ennuyais, tournais en rond sans savoir quoi faire. Les journées me paraissaient sans fin. Que j’aimerais retrouver cette sensation aujourd’hui, j’aimerais que les secondes deviennent des minutes et que j’ai du temps devant moi. Le temps de regarder les choses, de discuter avec les gens. Le temps de savourer les bons moments. Le temps de ne rien faire, de s’émerveiller de petits rien…
En attendant, si vous êtes pressés (comme chacun de nous ces temps-ci) à quelques jours des fêtes et que vous cherchez encore des idées pour votre menu, voici une petite entrée toute simple et assez bon marché:
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Pour 4 personnes :
- 4 œufs
- 2 cuillères à soupe de lait
-1 cuillère à soupe de crème fraîche
- 1 noisette de beurre
- œufs de truite
- sel, poivre du moulin
Casser les oeufs dans un bol, ajouter le lait puis les battre à l'aide d'une fourchette. Saler et poivrer la préparation. Laver et réserver les coquilles vides.
Faire fondre le beurre dans une casserole à feux doux. Verser les œufs et les faire cuire en remuant constamment. Une fois cuits, ajouter le crème fraîche hors du feu. Garnir les coquilles d’œufs brouillés et déposer sur le dessus une cuillérée d’œufs de truite. Servir sans attendre.
Suggestion: vous pouvez ajouter aux œufs brouillés de la ciboulette et des dés de saumon fumé.
Source: recette de Pascale Weeks, pour Goosto
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Pour 12 gressins mimosa :
- 1 oeuf
- 4 olives noires dénoyautées
- 4 brins de coriandre fraîche (ou à défaut de persil plat)
- 2 cuillères à soupe de mayonnaise
Immerger l’œuf dans une casserole d’eau froide et porter à ébullition. Laisser cuire dix minutes. Passer l’œuf sous l’eau froide puis l’écaler.
Couper les olives en petits morceaux. Ciseler les feuilles de coriandre. Râper l’œuf dur sur une râpe à gros trous. Mélanger grossièrement ces trois ingrédients.
Badigeonner de mayonnaise la partie supérieure des gressins. Rouler chaque gressin dans le mélange à base d’œuf et servir.
Source: "Petit précis de cuisine moléculaire"
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Pour douze gressins au saumon :
- 2 tranches de saumon fumé
- brins de ciboulette (facultatif)
Couper les tranches de saumon fumé en douze lanières. Les enrouler autour des gressins, nouer autour de chaque gressin un brin de ciboulette puis servir.
Imprimer les recettes
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N'oubliez pas de savourer chaque minute
passée avec vos proches et vos amis pendant ces fêtes
Et pensez aussi à ceux qui n'ont pas votre chance...
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... car à côté de nous, il y a des personnes -peut être nos voisins, des gens que nous croisons tous les jours, auquels nous ne faisons pas plus attention que cela- qui n'ont pas les moyens de manger foie gras et pintade, pas les moyens d'offrir les derniers jouets à la mode à leurs enfants. Alors que les blogs culinaires vont regorger de mets somptueux ces prochains jours, personne ne pensera à eux. Et puis une chouette blogueuse a eu cette excellente idée: mettre nos blogs en pause, le temps des fêtes. Non pas pour fermer les yeux devant l'intolérable, mais par élan de solidarité. Par décence et par respect.
Si vous n'êtes pas convaincus, passez donc par chez Lauriana et lisez son article. Vous ne pourrez que suivre le mouvement; vous qui revandiquez bloguer pour partager avant tout, c'est le moment de le prouver...
Pour ma part je prends donc congés de vous durant ces deux semaines
Et je vous retrouverais avec plaisir l’année prochaine !
lundi 15 décembre 2008
Trente ans
Il y a des années qui défilent sans qu’on s’y attarde, et puis d’autres qui marquent des étapes et rythment notre vie. Les dix huit ans sont synonymes d’affranchissement. Les quarante font prendre conscience du temps qui passe. Et puis il y a les trente ans.
A quinze ans, les trentenaires m’inspiraient le respect. J’étais introvertie et complexée. A vingt ans, bien que déjà indépendante, je me sentais encore un peu enfant. J’étais triste et peu sûre de moi. Aujourd’hui, mon entrée dans la trentaine symbolise vraiment le passage à l’âge adulte. Je suis plus sereine, plus déterminée, plus convaincue des chemins que j’emprunte. Je m’affirme, je me libère. Je redoutais l’arrivée de cet âge charnière et puis finalement j’ai l’impression que le meilleur est à venir.
Pour l’occasion, j’ai eu envie de partager ce moment avec des amis, autour d’un slunch, ce nouveau concept qui combine goûter et dîner.
Bien évidemment, j’ai eu envie de leur faire goûter pleins de choses. Au moins, il y aura toujours de quoi contenter tout le monde. Et puis j’ai voulu qu’il ne manque de rien, alors j’ai prévu large. Ce fût une bonne expérience. J’ai testé mon endurance en cuisine et ma capacité d’organisation.
Résultat des courses :
- 18 heures passées en cuisine
(avec un hachoir à herbes en guise de mixeur, les temps de préparations sont un peu plus longs ;-))
- deux stollen éventrés (gardés pour le lendemain, mais quand même bons)
- une fournée de pains trop durs
- un goûter à six heures
- des fous rires
- un apéritif dînatoire qui s’est prolongé tard
- un bon moment passé en agréable compagnie 
- 30 bougies, soufflées en deux fois
- un cheesecake fendu en deux (beurrez le moule, ça évite la formation d’un cratère centrale à la sortie du four)
- des félicitations et des remerciements
- des restes pour la semaine à venir
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Jus de raisin chaud
Cupcakes chocolat noisette (remaniés à mon goût)
Muffins Napoléon
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Petits pains maison
Rillettes de canard
Wraps truite fumée et roquette
Club sandwich aux rillettes de thon (avec des lamelles de concombre en prime)
Muffins chorizo carottes
Houmous au gingembre et amande
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Salade de crozets aux betteraves et aux oeufs de caille
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Recette issue de la revue Avantages spécial cuisine (HS10)
Je l’ai réalisé sans proportions précises, aussi je vous retranscris celles du magazine
Pour 4 personnes:
- 250 g de crozets
- 1 betterave crue cuite
- 1 échalote rose
- 50g de pousses d’épinards
- 12 cerneaux de noix
- 1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre (couplé avec du vinaigre de vin à l’échalote)
- 4 cuillères à soupe d’huile de noix
- fleur de sel, poivre du moulin

Je l’ai réalisé sans proportions précises, aussi je vous retranscris celles du magazine
- 250 g de crozets
- 1 betterave
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Faire cuire les pâtes 20min dans de l’eau bouillante salée. Les égoutter et les rincer sous l’eau froide. Laver et ciseler les pousses d’épinards. Tailler la betterave et l’échalote en petits dés. Concasser grossièrement les cerneaux de noix. Plonger les œufs de caille dans de l’eau bouillante salée et les laisser durcir quatre minutes. Passer les aussitôt sous l’eau froide, les écaler et les couper en deux. Préparer la vinaigrette en émulsionnant l’huile, le vinaigre, du sel et du poivre. Répartir les crozets et les dés de betterave et d’échalote dans des verrines. Arroser de vinaigrette et ajouter les œufs de caille, les noix et les pousses d’épinards ciselées. Servir à température ambiante.
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Imprimer la recette
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Panna cotta mont blanc
Perles du japon au chocolat blanc et cardamome (recette à venir)
Cheesecake à la banane (inspirée de celui de Loukoum - avec de la purée de banane en plus dans la garniture et un caramel au lait de coco pour le garnir)
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jeudi 11 décembre 2008
Le grand combat des parents – ou l'art de camoufler les légumes
Je m’aventure sur un terrain inconnu, puisque je n’ai pas d’enfant. Mais ce n’est pas faute d’entendre des parents découragés face au refus de leurs enfants d’avaler un quelconque légume. Quand je vois les jeunes aujourd’hui (voilà qu’à l’aube de mes trente ans, je me mets à parler comme une vieille) je me dis que tout a bien changé… nous n’étions tout de même pas si difficiles ! (enfin il me semble) Nous avions certes des préférences et des aversions, mais nous ne rechignions pas systématiquement devant notre assiette si elle ne contenait ni pâtes ni frites. Est-ce les enfants qui sont plus difficiles ou les parents moins disponibles et du coup moins patients ?.. Quoiqu’il en soit, toute ruse est bonne pour faire passer mine de rien un légume, camouflé dans une assiette de pâtes:
Fausse carbonara de macaroni longs aux endives et aux noix
- 160g de macaroni longs (à défaut, des spaghetti)
- 2 grosses endives
- 100g de lardons de bacon
- 1 oignon rouge moyen
- 4 cuillères à soupe de crème (15%MG)
- 2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
- 1 cuillère à soupe de cassonade
- 1 noix de margarine
- vin blanc sec
- quelques cerneaux de noix
- noix de muscade moulue
- sel, poivre
Peler et émincé l’oignon. Le faire blondir dans la margarine. Déglacer avec un fond de vin blanc et le faire évaporer à feu vif. Ajouter ensuite le bacon et les endives coupées en fines lamelles. Saupoudrer de sucre, assaisonner de muscade, saler, poivrer et poursuivre la cuisson une dizaine de minutes à feu doux. A la fin de la cuisson, ajouter la crème et la moutarde. Bien mélanger.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes dans un grand volume d’eau salée. Les égoutter, les mélanger à la sauce et parsemer de cerneaux de noix. Servir bien chaud.
Ce que j’en dis : vous n’éveillerez pas leurs soupçons en leur proposant un plat familier (les spaghetti carbonara). Le sucre atténue l’amertume des endives et elles sont émincées si finement, qu’elles passent inaperçues. Et pour les parents, quitte à revisiter ce grand classique, autant le faire en version allégée (en remplaçant les lardons par le bacon et en utilisant de la crème allégée). Ce plat pourrait peut être même convaincre les réfractaires à l'endive cuite. Si vous voulez une autre idée, vous pourrez voir ici que je ne suis pas la seule à ruser!
samedi 6 décembre 2008
Et s’il restait encore un peu de magie? (des bonhommes en pain d’épices pour le prouver)
On se retourne à présent avec nostalgie sur nos Noëls d’antan, empreints de rêve et de candeur. Aujourd’hui, la machine commerciale gâche un peu la fête et on s’enchante moins facilement. Il suffit pourtant de retrouver notre regard d’enfant le temps d’un instant, pour voir que finalement, notre émerveillement est intact.
C’est donc avec un empressement joyeux que je me suis rendue au marché de Noël de Trèves, en Allemagne. Je ne sais pas si c’est mon état d’esprit qui a fait que, mais je l’ai trouvé bien plus authentique que ceux de France. En tout cas, les Allemands sont plus festifs et traditionnels.

On a admiré l’architecture de la ville
On a vu des pain d'épices à messages
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On s’est laissé entraîner par les chants de Noël entonnés par des groupes de gens
On a regardé le graveur de verre à l’œuvre
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On a bu du weiβer gluhwein dans des tasses en forme de botte
On a salivé devant les flammeküche, les chouchous et les saucisses en train de griller
On s’est émerveillé devant un manège géant en bois
On a aperçu des chevreuils sur les toits des cabanes en bois

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On a été surpris par la variété d’emporte-pièce recouvrant un mur entier
On a croisé une armée de soldats et des rennes en sapin
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On a apprécié la gentillesse des gens, malgré la barrière de la langue
Lorsque que Noël arrive, j’oublie l'atmosphère maussade de l’automne. Je retrouve le sourire en même temps que les illuminations éclairent la ville. J’aime l’ambiance chaleureuse qui s’installe, flâner dans les rues, emmitouflée, alors que le froid me pique le nez. Voir les gens qui se pressent, les bras chargés de paquets, la fumée qui s’échappe de la cabane du vendeur de marrons chauds, les vitrines qui scintillent de présents.
Une fois rentrée au chaud, je me délecte des odeurs de cannelle, d’orange et de sapin. Et je prépare des petits bonhommes en pain d’épices, à offrir…
D'après cette recette là:
- 350g de farine fluide
- 170g de sucre roux
- 100g de miel
- 100g de beurre tempéré coupé en morceaux
- 1 œuf
- 1 sachet de levure chimique
- 1 cuillère à café de mélange pour pains d’épices
Glaçage :
- environ 100g de sucre glace
- ½ blanc d’œuf
- 1 cuillère à café de jus de citron
- colorants, paillettes en sucre
Préchauffer le four à 165°C. Mélanger dans un récipient les ingrédients secs. Ajouter le beurre et travailler le mélange, jusqu’à ce qu’il devienne sableux. Incorporer l’œuf battu et le miel et pétrir l’ensemble afin de former une boule. Etaler la pâte (1/2 cm d’épaisseur) sur un plan légèrement fariné et découper les bonhommes à l’aide d’un emporte-pièce. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et enfourner pour 7min (les biscuits doivent commencer à dorer)
A la sortie du four, les laisser refroidir sur la plaque. Pendant ce temps, préparer le glaçage. Diluer progressivement le sucre glace avec le blanc d’œuf, le jus de citron et le colorant, jusqu’à ce que le mélange soit crémeux mais encore épais. L’étaler sur les biscuits et décorer à l’aide des paillettes.
Quelques conseils :
- Veillez à ne pas trop étaler la pâte finement pour avoir des biscuits moelleux. Pour ce premier essai, je pense que l’épaisseur des bonhommes était inférieure à 1/2cm. Ils n’étaient du coup pas assez dodus à mon goût. Avec ces proportions, j’ai pu réaliser 18 bonhommes de 15 cm, ce qui devrait en donner approximativement une douzaine de plus épais. Mais tout dépend bien sûr de leur taille !
- Pour la découpe, je n’avais pas encore mon emporte-pièce bonhomme. J’ai réalisé un patron en carton, qui m’a servi de modèle. Pensez alors à la fariner, pour ne pas qu’il reste coller sur la pâte.
- Respectez le temps de cuisson. Ils doivent légèrement colorer, mais pas brunir, sinon ils deviennent trop durs. Ce n’est pas mauvais en soi, mais cela devient des biscuits secs aux épices… C’est ce qu’est devenue ma deuxième fournée qui est restée 10min dans le four !
- Les laisser bien refroidir avant de les décorer, en effet ils se cassent lorsqu’ils sont encore chauds.
Et une question… : Mes glaçages sont devenus « marbrés » le lendemain et ont perdu leur couleur homogène. Il est vrai que j’ai utilisé de l’eau à la place de blanc d’œuf pour les réaliser, mais je ne pense pas que cela en soit la raison… Si quelqu’un y voit une explication, elle sera la bienvenue !
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Des paillettes et des couleurs, un peu d'imagination, et la magie opère!
mardi 2 décembre 2008
Voyage dans une épicerie de quartier – une douceur en guise de remerciement
L’histoire a commencé avec les magnifiques cupcakes de Lauriana, J’avais trouvé ses petites caissettes en papier bien mignonnes. Puis je les ai revues chez Audrey. S’en est suivi un échange d’e-mail avec les deux sœurs, qui m’apprennent que ces caissettes ont été dénichées à seulement quelques kilomètres de mon lieu de travail !
A la lecture du descriptif que Lauriana m’en a fait, j’ai su que j’allais aimer cet endroit:
« Pour le petit épicier, les caissettes c'est en rentrant à gauche, dans un grand carton posé au sol, faut fouiller mais moi j'adore ça! Et si tu te retournes, sur l'étagère tu trouveras plein d'emportes- pièces en alu ou en cuivre, utilisés pour faire les gâteaux marocains. Voilà, au-delà de ça y’a plein d'épices, de farines spéciales (comme celle de pois chiche que j'avais achetée) et des colorants alimentaires et tout et tout! »
C’est dans la rue de la poste m’avait elle dit, sur le trottoir d’en face. Je ne connais pas cette ville, mais elle n’est pas grande, je devrais trouver la poste facilement. En sortant de la piscine l’autre jour, je savais que mon homme allait rentrer plus tard, j’avais du temps devant moi. J’ai donc fait un crochet et je suis partie à sa recherche. Une fois devant la poste, j’ai tout de suite repéré un étale de fruits et légumes de l’autre côté de la rue. C’est sûr, ça doit être là.
Ce lieu est magique, exactement comme j’aime. En entrant, on passe sous un auvent abritant le rayon primeur, qui occupe tout le trottoir. Une fois la porte franchie, les odeurs nous transportent déjà. Un mélange d’épices et d’encens je crois. Il y a beaucoup de passage à cette heure ci, les gens entrent, sortent, s’échangent des salutations amicales, discutent sur le froid qui d’installe. L’ambiance est chaleureuse malgré la décoration austère du lieu. Je repère immédiatement le carton dont parlait Lauriana, qui déborde de caissettes. Comme elle préconise, je fouille. Je déniche de jolis modèles : des délicats, avec de petites roses ; des rétros, imprimés vichy, dans des teintes pastel. Et puis ceux de Lauriana aussi… Une fois mon but atteint, je m’attarde sur le reste de la caverne d’Ali Baba. Un joyeux bric-à-brac désordonné. On trouve de tout, des produits utilisés dans la cuisine du Moyen-Orient bien évidemment, mais bien d’autres babioles comme ces petites boîtes cartonnées pour offrir des biscuits, des produits cosmétiques à base d’huile d’Argan ou des ustensiles de cuisine, le tout à des prix plus qu’abordables.
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Pour vous remercier de m’avoir fait découvrir cet endroit précieux, je vous offre ces cupcakes et en profite pour vous dire combien j’aime votre cuisine et la générosité avec laquelle vous la partagez.
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…Du chocolat pour Audrey, avec une petite touche épicée
Pour Lauriana, des notes acidulées…
Cupcake chocolat cardamome & Limoncello framboise
Pour 12 cupakes (6 de chaque)
Génoise :
- 2 œufs + 1 blanc
- 125g de sucre en poudre
- 90g de farine à levure incorporée
Parfums :
- 50g de chocolat noir à pâtisser
- 5 gousses de cardamome
- 2 cuillères à soupe de Limoncello
- zeste d’un citron
- confiture de framboise
Glaçage :
- 250g de crème liquide (non allégée)
- 200g de chocolat blanc
Préchauffer le four à 200°C. Faire fondre le chocolat quelques secondes au four à micro-ondes, avec une cuillérée d’eau. Bien mélanger. Ouvrir les capsules de cardamome et broyer les graines ; les ajouter au chocolat. Râper le zeste du citron. Réserver le tout.
Travailler au batteur électrique les œufs et le sucre, pendant 5min. La pâte doit devenir mousseuse. Incorporer ensuite la farine tamisée. Séparer la pâte en deux. Ajouter à l’une le chocolat fondu et la cardamome, à l’autre le zeste de citron et le Limoncello. Verser les préparations dans des moules à muffins garnis de caissettes en papier. Pour la préparation au Limoncello, verser la pâte en deux fois et déposer entre les deux couches une demi-cuillère de confiture de framboise. Remplir les caissettes aux trois-quarts. Enfourner 10 à 12 min. Piquer la pointe du couteau dans un biscuit pour vérifier sa cuisson, elle doit en ressortir sèche.
Préparer le glaçage : porter la crème à ébullition. Hors du feu, ajouter les carrés de chocolat blanc en morceaux. Remuer pour obtenir un mélange homogène. Laisser refroidir et placer la crème et les fouets du batteur électrique 15min au congélateur. Une fois que l’ensemble et bien froid, les sortir et monte la crème en chantilly. Décorer les cupcakes refroidis à l’aide d’une poche à douille, parsemer de fleurs en sucre et de cœurs en chocolat.
Ce que j'en dis: après mon premier essai de cupcakes, j’avais envie d’essayer une autre recette de biscuit, moins grasse. J’ai donc opté pour une génoise, que j'ai trouvé à l’inverse trop sèche et compacte! C’est sûrement une histoire de goût, mais j’aimerais une texture à mi-chemin, légère et aérée… Peut être en incorporant des œufs en neige… Il faudra un troisième essai. Pour le glaçage, je n’avais pas assez de sucre glace pour réaliser celui-là. J’ai alors choisi celui de Guillemette, une chantilly plutôt gourmande. Mais bien sûr tout est envisageable, une crème au beurre ou un simple glaçage au sucre, comme la fois dernière.












