Qu’il soit dix heures du matin ou quatre heures de l’après midi, il fait sombre. Le temps est gris, humide, glacial. Les journées d’hiver, on tourne au ralenti. Sans lumière, on a moins envie de bouger, de s’activer. Juste envie de se poser dans un fauteuil, une tasse brûlante dans une main, un bon livre dans l’autre. Et puis on ne prend pas forcement le temps de le faire. Parce que dans trois jours c’est Noël et qu’on a encore une foule de détails à régler avant.

Dire qu’il y a quelques semaines, je me réjouissais de pouvoir savourer l’ambiance qui règne les jours précédents les fêtes. A peine ais-je eu le temps de le dire, que -pouf- on y est. Le plaisir est dans la perspective finalement… Le moment venu, ça passe tellement vite, que c’est comme s’il n’y avait rien eu. La belle vaisselle est rangée dans les placards, les papiers cadeaux sont chiffonnés au fond d’un carton et on repart sur les chapeaux de roues pour une nouvelle année, qui défile encore plus vite que celle écoulée.
Le temps me file entre les mains. Est-ce la faute aux mille projets qui me trottent dans la tête, où à cette vie, qui passe à cent à l’heure ? Un évènement qui me semble s’être passé hier, date de plusieurs mois déjà, les vacances sont loin, les années se suivent, en me laissant avec l’impression de ne pas en avoir vu grand chose, finalement. Je profite, pourtant, mais de manière trop brève. On ne prend plus le temps, on est en perpétuel mouvement, toujours dans l’action. La société actuelle nous façonne ainsi : on consomme. On espère quelque chose, un objet, un événement, une rencontre, on y arrive, on l’obtient puis on zappe, et on passe à autre chose. Non pas qu’on n’y accorde aucune importance, mais c’est juste qu’on a ce besoin de mieux, de différent, et on finit pas en perdre l’essentiel : apprécier ce que l’on a déjà. 
Souvent, je me rappelle avec nostalgie les week-ends de mon enfance, où je m’ennuyais, tournais en rond sans savoir quoi faire. Les journées me paraissaient sans fin. Que j’aimerais retrouver cette sensation aujourd’hui, j’aimerais que les secondes deviennent des minutes et que j’ai du temps devant moi. Le temps de regarder les choses, de discuter avec les gens. Le temps de savourer les bons moments. Le temps de ne rien faire, de s’émerveiller de petits rien…

En attendant, si vous êtes pressés (comme chacun de nous ces temps-ci) à quelques jours des fêtes et que vous cherchez encore des idées pour votre menu, voici une petite entrée toute simple et assez bon marché:

OEUF_BROUILLE

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Pour 4 personnes :

- 4 œufs
- 2 cuillères à soupe de lait
-1 cuillère à soupe de crème fraîche

- 1 noisette de beurre
- œufs de truite

- sel, poivre du moulin

Casser les oeufs dans un bol, ajouter le lait puis les battre à l'aide d'une fourchette. Saler et poivrer la préparation. Laver et réserver les coquilles vides.
Faire fondre le beurre dans une casserole à feux doux. Verser les œufs et les faire cuire en remuant constamment. Une fois cuits, ajouter le crème fraîche hors du feu. Garnir les coquilles d’œufs brouillés et déposer sur le dessus une cuillérée d’œufs de truite. Servir sans attendre.

Suggestion: vous pouvez ajouter aux œufs brouillés de la ciboulette et des dés de saumon fumé.

Source: recette de Pascale Weeks, pour Goosto

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GRESSINS

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Pour 12 gressins mimosa :

- 1 oeuf
- 4 olives noires dénoyautées
- 4 brins de coriandre fraîche (ou à défaut de persil plat)
- 2 cuillères à soupe de mayonnaise

Immerger l’œuf dans une casserole d’eau froide et porter à ébullition. Laisser cuire dix minutes. Passer l’œuf sous l’eau froide puis l’écaler.
Couper les olives en petits morceaux. Ciseler les feuilles de coriandre. Râper l’œuf dur sur une râpe à gros trous. Mélanger grossièrement ces trois ingrédients.
Badigeonner de mayonnaise la partie supérieure des gressins. Rouler chaque gressin dans le mélange à base d’œuf et servir.

Source: "Petit précis de cuisine moléculaire"

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Pour douze gressins au saumon :

- 2 tranches de saumon fumé
- brins de ciboulette (facultatif)

Couper les tranches de saumon fumé en douze lanières. Les enrouler autour des gressins, nouer autour de chaque gressin un brin de ciboulette puis servir.

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N'oubliez pas de savourer chaque minute

passée avec vos proches et vos amis pendant ces fêtes

Et pensez aussi à ceux qui n'ont pas votre chance...

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... car à côté de nous, il y a des personnes -peut être nos voisins, des gens que nous croisons tous les jours, auquels nous ne faisons pas plus attention que cela- qui n'ont pas les moyens de manger foie gras et pintade, pas les moyens d'offrir les derniers jouets à la mode à leurs enfants. Alors que les blogs culinaires vont regorger de mets somptueux ces prochains jours, personne ne pensera à eux. Et puis une chouette blogueuse a eu cette excellente idée: mettre nos blogs en pause, le temps des fêtes. Non pas pour fermer les yeux devant l'intolérable, mais par élan de solidarité. Par décence et par respect.

Si vous n'êtes pas convaincus, passez donc par chez Lauriana et lisez son article. Vous ne pourrez que suivre le mouvement; vous qui revandiquez bloguer pour partager avant tout, c'est le moment de le prouver...

blog_pause

Pour ma part je prends donc congés de vous durant ces deux semaines
Et je vous retrouverais avec plaisir l’année prochaine !