vendredi 28 novembre 2008
Aborder les choses différemment – un millefeuilles de galettes
Un mauvais souvenir culinaire, et c’est toute la renommée de l’aliment en question qui en pâtit. Prenez les betteraves rouges. Ma mémé les préparait de manière classique, cuites, à la vinaigrette, et je détestais cela. Et cette impression m’est restée : pour moi, c’était les betteraves que je n’aimais pas (et je ne suis pas la seule) J’ai réessayé plusieurs fois d’en manger, pensant que mes goûts avaient peut-être évolués, mais rien à y faire. Jusqu’à ce que je teste la version crue, et que j’apprécie. Petit à petit, j’ai apprivoisé ce légume (ou le contraire) Maintenant il se retrouve couramment dans mon panier, et j’ai fini par l’adopter aussi dans sa version cuite (j'ai testé récemment la recette d'Anne et celle de Sophie, que je vous recommande vivement)
Bien souvent, on reste sur sa première impression pour se forger son opinion. Alors qu’il suffit parfois d’un petit rien. Un légume que l’on accommode autrement, auquel on ajoute une épice... C’est comme dans la vie, il suffit parfois d’aborder les choses de manière différente pour y trouver un intérêt. Le sport ne serait alors plus vu comme une torture, mais comme un moyen de se défouler après une journée difficile. Un examen à préparer deviendrait une mission à atteindre, sa vision en serait imperceptiblement modifiée, mais cela changerait du tout au tout sa perception. Et ainsi, pour chaque chose qui nous rebute, il suffit d’y trouver le petit truc qui nous ferait l’apprécier, finalement. Il y a de la sorte un autre légume que je ne cuisinais jamais. Non pas que j’en ai eu une mauvaise expérience, mais je ne connaissais que celui que l’on trouve sur les plateaux de self. Cuit à l’eau et insipide. Bref, pas de quoi me donner envie. Puis mon homme me l’a fait découvrir râpé, en salade. J’aimais déjà mieux. J’ai alors pensé qu’il serait intéressant de m’y pencher de plus près. Voilà ce que ça a donné :
Galettes de navet et canard à la coriandre
Pour 2 personnes
Galettes de navet (pour une douzaine de galettes) :
- 4 petites pommes de terre
- 3 navets moyens
- 1 oeuf
- 2 cuillères à soupe de farine
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 pincée de coriandre moulue
- sel, poivre
Eplucher les pommes de terre et les navets, essuyer les pommes de terre pour enlever l’amidon. Ajouter l’œuf battu, la farine, le sel, le poivre et la coriandre moulue. Bien mélanger. Préchauffer le four à 210°C.
Faire chauffer l’huile dans une poêle. Y déposer des petits tas de la préparation et les façonner en forme de galette à l’aide du dos d’une cuillère. Dorer cinq minutes sur chaque face. Les poser sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et poursuivre la cuisson 10min au four.
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Canard aux oignons :
- 300g d’aiguillettes de canard
- 3 tiges d’oignon vert
- ½ pouce de gingembre frais
- 2 cuillères à soupe de miel
- 2 cuillères à soupe de sauce soja
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc
- coriandre fraîche
Couper les aiguillettes de canard en morceaux. Tailler les tiges d’oignons en lamelles et râper le gingembre. Mélanger tous les ingrédients dans un bol (sauf la coriandre fraîche) et laisser mariner 1 heure. Faire revenir 5min dans un wok.
Montage : monter deux millefeuilles par assiette, en alternant galettes et morceaux de canard. Napper de sauce et parsemer de coriandre ciselée.
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Inspiration venue d’ici et de là.
Ce que j’en dis : la préparation des galettes est d'une facilité déconcertante. C'est le genre de plat devant lequel je reculais car je croyais que cela demandait une habilité particulière. Mais pas du tout. C'est facile, bon et ça présente bien. Le navet y est mis en valeur, rehaussé par la coriandre. De quoi oublier le navet fadasse des cantines.
lundi 24 novembre 2008
J-30 : des idées pour ne pas être débordé – un déjeuner sur le pouce pour journée de shopping intensive
Dans un mois, nous serons tous attablés autour d’un festin de roi, guettant d’un œil impatient les cadeaux sous le sapin scintillant. Mais avant cela, commence le marathon pré-festivité. Les magasins se remplissent de guirlandes et de boules colorées, de jouets et de chocolat. Il va falloir penser à acheter les cadeaux, le foie gras et la pintade. Comme chaque année, on est résolu à s’y prendre tôt (pas comme l’année dernière) Mais on se laisse toujours rattraper par le temps et on finit par courir les magasins une semaine avant les fêtes, pestant contre la foule.
Famille, amis qui passaient par-là, je vous facilite la tâche pour éviter cette déconvenue. Pour une fois, j’ai plein d’envies, donc pleins d’idées pour mes cadeaux. y'a plus qu'à piocher! Quant aux autres, cela vous donnera toujours un aperçu de la façon dont vous pourriez combler vos proches.
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Même si ne me maquille que très peu, j’en ai marre de voir traîner dans la salle de bains mes fards et vernis. Mon cœur balance entre ces deux boîtes métalliques qui seraient parfaites pour les ranger : celle de 100drine ou celle de Valérie Nylin. On trouve facilement les articles de ces deux graphistes dans n’importe quelle boutique de cadeaux.
Ras-le-bol d’avoir les cheveux raides comme des baguettes, j’aimerais parfois me faire de jolies boucles. Je ne sais pas si le résultat avec un fer à friser sera probant, mais ça me tente bien d’essayer.
Qui dit cadeaux, dit forcement -aussi- matériel de cuisine. Il reste un peu de place dans mes placards pour une poêle à blinis, une râpe (Pascale et Anaïk l'ont adopté) et un set de « bons » couteaux.
Je peux même faire de la place sur mon plan de travail pour accueillir cet appareil indispensable qui me rendrait la vie vraiment plus simple ! Et parce que je n'en ai jamais assez, ce livre me fait rêver.
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Je trouvais cela purement inutile, jusqu’à ce que quelqu’un nous prête la sienne, pour essayer, et que je batte tous les records en houla-hop. Depuis, je ne suis pas contre l’idée d’en acquérir une moi aussi. Mine de rien ça fait travailler tout le corps, de façon plutôt ludique. C’est parfait pour faire du sport en hiver, en complément de la piscine. (n'oubliez pas de fermer les volets, les voisins risqueraient de se demander ce que vous fabriquez à vous déhancher au beau milieu du salon)
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Pour un peu de détente méritée en fin d'année, j'ai repéré deux beaux établissements en Alsace qui proposent soins spa et restauration raffinée, le tout dans un cadre enchanteur... De quoi m'apporter une tranche de rêve le temps d'un week-end!
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Et pour ne pas perdre de temps le jour du shopping, une recette express à grignoter entre deux boutiques :
Pour 2 bagels:
- 2 tranches de saumon fumé
- ½ concombre
- 4 cuillères à café de confiture de mirabelles
- 40g de fromage frais
- ½ gousse d’ail
- poivre au moulin
- baies roses (facultatif)
Couper les bagels en deux et les passer quelques minutes sous le grill du four. Frotter la face intérieure avec la gousse d’ail. Laver le concombre et le couper en fines tranches à l’aide d’une économe. Tailler le saumon en lanière. Tartiner l’intérieur de chaque bagel de fromage frais. Poivrer. Disposer dessus le saumon et concombre. Garnir de confiture de mirabelle, parsemer de baies roses et refermer le bagel.
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Ce que j’en dis : issue du « cuisine revue n°38 », cette petite recette ultra-simple et rapide est délicieuse. Pour tout savoir sur le bagel, c'est ici, et pour en faire soi-même, c'est par là. L'association de base est très classique (saumon-concombre-fromage frais), mais l'ajout de confiture de mirabelle fait toute la différence. Essayez, c'est surprenant.
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jeudi 20 novembre 2008
De beaux livres et un roulé pour goûter
Lorsque j’ai un peu de temps devant moi et que je ne suis pas tenue pas des horaires à respecter, j’aime me perdre dans les rayons d’une librairie. Je suis émerveillée devant les rangées de livres, les piles des derniers romans parus. Je préfère les librairies « à l’ancienne », dans de veilles maisons de ville, avec au sol du parquet qui craque. On quitte alors la frénésie du centre ville pour entrer dans cet endroit calme et reposant. On ralentit spontanément nos gestes, on chuchote à voix basse.
Je flâne alors entre les rayonnages, frôlant les couvertures d’une main délicate. Je jète mon dévolu sur un livre, à l’intuition, et découvre la quatrième de couverture. Je lis la première page pour me faire une idée, pour voir si dès les premières lignes, le roman m’emballe. C’est alors bon signe…
Il m’arrive bien sûr d’acheter des poches, beaucoup même. Parce que c’est moins onéreux, parce qu’on peut les transporter dans la valise, les plier et les corner sans scrupules. Même les prêter. Mais lorsque je cède à la tentation et me fais plaisir avec un grand format d’éditeur, j’y apporte un soin particulier. Je choisis le livre en bas de la pile, celui qui est encore vierge, qu’aucune main n’a feuilleté. Celui qui n’est pas abîmé dans les coins, qui a la couverture immaculée. Je le transporte comme un objet fragile qui risquerait de se briser. Je ne l’ouvre jamais entièrement quand je le lis, pour ne pas faire de pli sur la tranche. Bien au-delà du roman en lui-même, je voue un véritable culte à l’objet qu’est un livre, bien que cela puise sembler frôler l’obsession. J’attends toujours le moment opportun pour en débuter la lecture. Je m’installe tranquille et seule, et je savoure. Et je ne le lâche plus avant de l’avoir dévoré jusqu’au dernier mot.
J’ai déniché dernièrement deux romans magnifiques. J’ai acheté le premier parce que Tit’ en a parlé de façon très convaincante. Puis je suis tombée par hasard sur le second. La couverture et les charmantes illustrations m’ont d’emblée séduite.
J’ai débuté ma lecture un jour de pluie, où je ne travaillais pas. J’entendais le vent souffler dehors et la pluie battre la vitre. Le chat était pelotonné au chaud dans son panier, près du radiateur. Mon homme travaillait sur le canapé. J’ai préparé un café brûlant, que l’on a savouré avec un roulé tout doux.
Roulé choco-framboise à la noix de coco
Pour 3 à 4 personnes:
Roulé :
- 60g de farine tamisée
- 50g de sucre en poudre + 1 sachet de sucre vanillé
- 2 oeufs
- 25ml de lait de coco
- 15g de beurre fondu
- 1 cuillère à soupe bombée de mousse au chocolat
- 1 cuillère à soupe bombée de confiture de framboise
- 1 pincée de sel
- ½ cuillère à café de levure chimique
Nappage :
- 60g de sucre glace
- 20g de Tresana® *
- 10g de beurre pommade
- 1 cuillère à soupe de noix de coco
- fleurs en sucre
Préchauffer le four à 210°C. Séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige ferme avec la pincée de sel. Dans un récipient, mélanger les jaunes et les sucres, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le beurre et le lait de coco, puis incorporer la farine et la levure. Mélanger pour que la pâte soit lisse et homogène. Incorporer délicatement les blancs montés en neige à l’aide d’une spatule. Tapisser le fond d’un moule rectangulaire de papier cuisson beurré. Y étaler la pâte en la lissant. Enfourner 8 à 10min. Humidifier un torchon propre. Sortir le gâteau du four, le soulever à l’aide du papier sulfurisé et le retourner sur le torchon. (étape nécessaire afin qu’il garde sa souplesse) Retirer le papier cuisson et enrouler le gâteau sur lui-même. Laisser refroidir une dizaine de minutes. Le dérouler, le recouvrir d’une couche de confiture puis d’une couche de mousse au chocolat. L’enrouler à nouveau, l’emballer dans un film alimentaire et le réserver au réfrigérateur.
Préparer le nappage : mélanger au fouet le beurre pommade, le sucre glace et le Tresana® afin d’obtenir un glaçage lisse et brillant. Incorporer ensuite la noix de coco râpée. Sortir le roulé du réfrigérateur et retirer le film alimentaire. Le napper du glaçage, décorer des fleurs en sucre, et remettre au frais au moins une nuit.
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* spécialité laitière que l’on trouve en Allemagne et dans l’Est de la France. Loukoum°°° l’utilise comme base de cheesecake, à la place du Saint Môret® ou du Philadelphia®. C'est plutôt crémeux et légèrement salé.
Ce que j’en dis : je n'avais plus fait ce gâteau depuis l'école, cela remonte donc à une dizaine d'années au moins... C'est en voyant un pot de confiture à la framboise que je voulais finir que je me suis souvenue du roulé que j'avais appris à faire en cours. Par contre, exclusivement confiture, ça ne me branchait pas vraiment, trop sec, pas assez gourmand. Du coup j'y ai ajouté une touche de mousse au chocolat. Ces deux là se marient vraiment bien, on a d'ailleurs fini le reste de mousse et de confiture à la petite cuillère, en guise de dessert improvisé. C'était divin!
Le biscuit n'est pas si difficile à réaliser, malgré ce que l'on peut croire. Il suffit juste d'un peu d'attention au moment du montage. Il était bien moelleux et pas sec, comme je le redoutais. Par contre je l'aurais aimé plus aéré. Rien à redire en revanche sur le glaçage, que je vais adopter sans hésitation. L'idée me vient des cupcakes de Claude-olivier (allez les voir ici, là ou encore là, ce sont de purs merveilles). J'ai juste remplacé le Philadelphia® par la Tresana®.
Un peu de poésie, quelques grammes de douceur, la chaleur de son chez soi ...
il suffit parfois de pas grand chose
lundi 17 novembre 2008
Un kilo de moules pour un grand moment de solitude !
Tout le monde a vécu cela au moins une fois dans sa vie. L’instant où l’on se rend compte que l’on a fait une gaffe monumentale. Le temps s’arrête, et, malgré tous les regards portés sur nous à ce moment là, on se sent terriblement seul… dans sa stupidité.
Tout a commencé pour moi avec une envie de moules. Lorsque j’en ai acheté un kilo, la poissonnière m’a assurée que je pouvais tranquillement les conserver jusqu’au lendemain soir. D’habitude je les cuisine dès l’achat, mais après tout, elle doit bien savoir de quoi elle parle… Le lendemain, après quelques courses à l’épicerie asiatique et un tour au marché, je rentre guillerette, impatiente de manger des moules. Je sors le sachet du réfrigérateur, m’apprêtant à nettoyer mes moules, et les trouve quasiment toutes ouvertes. Persuadée qu’elles ne sont plus bonnes, je retourne illico à ma poissonnerie, criant au scandale d’avoir été bernée sur la fraîcheur du produit.
Au moment où la poissonnière m’a rétorquée : « mais ma p’tite Dame, les moules c’est comme vous, elles respirent ! », je me suis félicitée d’avoir abandonné l’idée de lui ramener mes moules ouvertes pour garantir la véracité de mes propos. Je n’avais plus qu’à ravaler ma fierté et rentrer cuire mes moules. Depuis, je sais qu’on achète les mollusques vivants, et que le ridicule ne tue pas.
Moules à la citronnelle
Pour 2 personnes:
- 1 kg de moules
- 1 cuillère à soupe d’huile végétale
- 3 tiges de citronnelle émincées *
- 2 cuillères à soupe de gingembre frais râpé *
- 125ml de bouillon de poisson *
- 1 cuillère à soupe de sauce poisson *
- 1 piment rouge épépiné et émincé *
- 15g de coriandre fraîche *
- 3 oignons verts émincés *
- 2 cuillères à soupe de jus de citron vert *
* tous ces ingrédients se trouvent dans une épicerie asiatique
Nettoyer les moules et jeter celles qui restent ouvertes. Faire chauffer l’huile dans un wok. Y faire revenir la citronnelle et le gingembre. Au bout de deux minutes, ajouter les moules. Bien mélanger. Mélanger le bouillon et la sauce poisson. Verser sur les moules. Couvrir et faire ouvrir les moules à feu vif. Jeter celles qui restent fermées. Répartir les moules dans des bols et les garnir du reste des ingrédients. Servir de suite.
A accompagner d'un bol de riz blanc, ou de frites pour les puristes.
Ce que j’en dis : C’est la seconde fois que je fais cette recette (ce qui est chez moi gage de haute appréciation) Elle est issue d’un livre de cuisine : les basique d’Asie. Ce livre était un cadeau, qui ne m ‘était pas destiné au départ. J’ai fini par avoir le livre, mais aussi le wok qui va de pair. Je ne pensais pas y cuire des moules, mais il se trouve que, suite à un concours de circonstance, j’ai choisi cette recette peu ordinaire pour inaugurer mon nouveau wok.
jeudi 13 novembre 2008
En automne, je reprends la piscine et je vide mon congélateur
La piscine et moi, ça a toujours été toute une histoire. Je n’ai jamais réellement aimé cela. Mais lorsque je me suis retrouvée à ne plus pouvoir faire du sport en extérieur en hiver (la campagne c’est bien, mais il n’y a pas de lampadaire pour faire son footing en nocturne), j’ai du trouver un palliatif. Hors de question de mettre les pieds dans une salle de sport, pas envie des obligations d’un club. Restait la natation, peu onéreuse et peu contraignante. Et depuis trois ans, je retourne à la piscine, du passage à l’heure d’hiver aux premiers rayons de soleil printanier. Je finis même par y prendre plaisir.
Je me souviens… Lorsque je sortais de la piscine avec mes camarades de l’école primaire, nous avions les cheveux mouillés, on nous obligeait à mettre nos cagoules. Le froid nous glaçait la tête. Adolescente, je me faisais porter pâle pour éviter le supplice du plongeon obligatoire. Les fois où je n’y échappais pas, je me consolais avec un paquet de chips pris à la machine, en sortant.
Je me suis surprise à retrouver tous ces souvenirs. L’eau me berce, le calme m’apaise. Les tensions de la journée s’évaporent. J’aime la chaleur des vestiaires, le chlore qui laisse son odeur sur ma peau et qui assèche mon visage. Mes cheveux un peu humides, frisés par le chignon improvisé, qui mouillent mon cou. Je m’arrête toujours devant la vitre du distributeur. J’ai à chaque fois envie de chips, mais je me raisonne. Il serait dommage de perdre les bénéfices du sport. En sortant, encore sous l’effet de la chaleur, je ne ressens pas le froid qui s’installe.
Ces jours là, je prépare un repas à mi-chemin entre légèreté et gourmandise. Une bonne soupe bouillante, et puis une douceur pour se récompenser des efforts.
Pour cette fois ci, j’ai préparé un repas tout droit sorti du congélateur. Non pas que je veuille spécialement y faire de la place, mais j’aime en automne me plonger dans nos réserves et en ressortir par petites touches nos cueillettes de l’été. Et c’est ainsi que j’ai retrouvé la saveur des haricots et des mirabelles, un soir d'automne...
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Soupe de haricots verts au roquefort et à l’estragon
(l'idée d'association des ingrédients me vient de chez Cess)
Pour 2 bols en plat principal ou 4 en entrée:
- 150g de haricots verts congelés
- 2 pommes de terre moyennes
- 50g de roquefort
- ½ bouillon cube de légumes
- 1 brin d’estragon
- poivre
Laver et éplucher les pommes de terre. Placer dans un faitout les haricots verts et les pommes de terre coupées en cubes. Ajouter le bouillon cube et recouvrir d’eau. Laisser cuire à couvert et à feu doux. Lorsque les légumes sont tendres, passer au mixer plongeant avec le roquefort émietté et l’estragon. Poivrer et servir bien chaud.
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Clafoutis de mirabelles au thé à la bergamote
(d’après une recette de Food Box)
Pour 5 ramequins:
- 600g de mirabelles dénoyautées décongelées
- 300 ml de lait ½ écrémé
- 2 oeufs
- 60g de farine
- 50g de sucre roux
- 2 sachets de thé à la bergamote
- 1 noix de beurre
- sucre glace (facultatif)
Faire bouillir le lait et laisser infuser le thé à la bergamote une quinzaine de minutes. Pendant ce temps, battre les œufs avec le sucre puis incorporer la farine. Retirer les sachets de thé et verser le lait dans la préparation, petit à petit, en mélangeant afin d’obtenir une pâte homogène et lisse.
Beurrer 5 ramequins et y répartir les mirabelles coupées en deux. Recouvrir de la pâte et enfourner à 200-210°C environ 40min. Piquer à l’aide d’un couteau afin de vérifier que le clafoutis soit bien pris. La pointe doit ressortir sèche. A déguster tiède ou refroidis, saupoudrés de sucre glace.
Ce que j’en dis : j’ai beaucoup aimé cette soupe au caractère bien prononcé. Je retiens l’association des ces trois saveurs qui se complètent à merveille. Quant au clafoutis, au parfum très lorrain, il clôt le repas sur une note toute douce comme un bonbon et sucrée comme un fruit bien mûr. A refaire en saison.
lundi 10 novembre 2008
La folie du home made -ou comment être dans le vent
C’est le grand engouement depuis un moment. Le fait mains, fait maison. La déco de l’intérieur, la customisation des vêtements, le tricot, la mosaïque, sans oublier bien sûr la cuisine. On fait maintenant son pain, sa glace, ses yaourts, sa pâte à tartiner... Outre le phénomène de mode qui est à l’origine de ce nouveau mouvement, il se cache derrière tout cela le souci de savoir ce que l’on mange et d’éviter les additifs que l’on trouve en masse dans l’industrie agro-alimentaire. Et puis bien évidemment, pour les passionnées de cuisine, de pouvoir créer ses propres recettes selon ses lubies (comme du pain au chocolat ou de la glace à la patate douce !)
Donc j’ai moi aussi succombé et ma cuisine s’est vite encombrée de nouveaux appareils. Je fais des yaourts depuis un moment déjà, en restant dans des parfums plutôt classiques. Pour cette tournée, j’avais envie de gourmandise. J’ai choisi l’association d’ingrédients qui est pour moi le comble de la gourmandise sucrée : cerise & amande. Demandez à Charline si elle n’est pas de mon avis ! Murielle fait bien des yaourts aux spéculoos, ça devrait fonctionner aussi avec des amaretti. Et me voilà parti pour réaliser un lot de délicieux yaourts gourmands à souhait :
Pour 6 pots:
- 600 ml de lait ½ écrémé
- 1 yaourt nature au lait entier
- 100g d’amaretti (biscuits italiens aux amandes amères)
- 6 cuillères à soupe de griottes au sirop
- 6 cuillères à café de sucre roux
Porter à ébullition le lait avec les biscuits. Mixer l’ensemble et passer au tamis fin. Ajouter le yaourt et le sucre (plus éventuellement du sirop de griotte pour colorer le yaourt) et mixer à nouveau.
Disposer dans chaque pot une cuillère de griottes et recouvrir de la préparation laitière. Faire prendre dans une yaourtière pendant 10h. Laisser refroidir et placer au réfrigérateur.
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Ce que j’en dis : je le savais déjà, la cerise et l’amande, c’est un mariage divin. Ajouter à cela l’onctuosité d’un yaourt et vous céderez à la tentation!
vendredi 7 novembre 2008
Pour se remettre du passage à l’heure d’hiver
La fin de l’été, ce n’est jamais très marrant, (surtout si ledit été fût plutôt maussade, comme de plus en plus souvent) mais on s’en fait une raison, parce que la rentrée c’est quand même chouette et puis l’automne, y’a pas à dire, c’est beau. (de préférence sous le soleil, tant qu’à faire) Donc on s’habitue, on supporte les températures qui baissent à renfort de pulls, on se prépare des petits plats qui réchauffent, dans son chez soi bien cosy, et on va se balader dans les feuilles mortes. Jusque là tout va bien. Sauf que le moment où il faut passer à l’heure d’hiver arrive. Et là ça nous achève. C’est pas compliqué, si on travaille toute la journée, on ne voit jamais le jour. Le matin il fait nuit, le soir aussi. Pour peu que le temps soit gris, on ne sait même plus à quoi ressemble la lumière. Fini les promenades pour prendre un bol d’air frais en semaine. De quoi être ronchon…
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Quand deux copines se retrouvent un jour férié, à ne pas trop savoir quoi faire, le moral entamé par cette fichu heure d’hiver et par la pluie qui tombe, elles préparent à quatre mains des gourmandises pleines de chaleur pour retrouver le sourire et la bonne humeur !
Muffins Napoléon aux pépites de chocolat
(d’après l’idée de base de Loukoum°°° )
Pour 8 gros muffins :
Ingrédients secs :
- 120g de farine
- 50g de sucre roux
- 1 pincée de sel
- ½ sachet de levure chimique
Ingrédients liquides :
- 1 oeuf
- 100g de fromage blanc
- 100ml de liqueur de mandarine Napoléon
Garniture :
- 100g de pépites de chocolat
- zeste d’une demi-orange non traitée
Préchauffer le four à 180°C. Couper le zeste en fines lamelles et les faire blanchir quelques minutes dans de l’eau bouillante. Egoutter et réserver.
Mélanger dans un saladier tous les ingrédients secs. Dans un bol, battre l’œuf avec le fromage blanc et ajouter la liqueur de mandarine. Verser cette préparation liquide dans le saladier et l’incorporer aux ingrédients secs à l’aide d’une fourchette, sans trop mélanger. La pâte doit rester grumeleuse. Ajouter les zestes d’orange et les pépites de chocolat.
Remplir les moules à muffins aux trois-quarts et enfourner 20min. Démouler et laisser refroidir sur une grille.
Ce que j'en dis: j’avais testé cette recette une première fois pour un goûter du week-end de l’homme et moi-même. D’habitude il n’est pas très loquace pour exprimer son avis sur ma cuisine et se contente d’un : « ouais, c’est bon » Mais lorsqu’il a goûté à ces muffins, il les a dévoré, à grand renfort de compliments. Je n’ai donc pas hésité à les préparer à nouveau pour mon amie. Par contre, j'ai obtenu, pour cette deuxième fournée, des muffins moins aérés et moelleux. La pâte était il me semble plus homogène. Il est donc important de la mélanger grossièrement sans chercher à la rendre lisse.
mardi 4 novembre 2008
Le spéculoos entre en scène, à mi-chemin entre le Nord et la Belgique !
Mon premier est un biscuit traditionnel à base de cassonade et d’épices
Mon second, avec son odeur caractéristique, possède une saveur corsée de terroir
Mon tout est tour à tour croquant, moelleux et fondant
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Ajoutez à cela une touche d’amertume et une bonne dose de douceur
Vous obtiendriez une recette à la fois inventive et traditionnelle
Qui n’a pas besoin de venir de loin
Pour paraître pourtant tellement exotique
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Empresser vous alors de la proposer à Marion
Qui nous invite à jouer avec elle
Avant le jour de la Saint Nicolas
Sinon vous aurez affaire au Père Fouettard !
Boulettes de bœuf au Maroilles, panées aux spéculoos
Compotée d’endives à la bière et au sirop de liège
Boulettes de bœuf :
Pour une douzaine de boulettes (en compter 4 par personne environ)
- 400g de bœuf haché
- 50g de chapelure
- 1 œuf
- 1 gousse d’ail
- 45g de Maroilles
- 12 spéculoos
- sel, poivre
Préchauffer le four, thermostat 180°C.Séparer le jaune du blanc d’œuf. Réserver le blanc.
Mélanger la viande, le jaune d’œuf et la chapelure. Peler la gousse d’ail, la dégermer et la presser. L’ajouter à la préparation. Saler et poivrer. Bien pétrir l’ensemble afin de rendre la préparation homogène et d’en assurer une bonne tenue.
Réduire les spéculoos en une fine panure. La placer dans une assiette creuse. Mettre le blanc d’œuf dans un bol. Former dans le creux de votre main 12 boulettes puis glisser à l’intérieur de chacune un petit morceau de Maroilles. Bien rouler ensuite les boulettes pour les refermer. Les passer une à une dans le blanc d’œuf, puis les enrober de panure de spéculoos. Les disposer dans un plat huilé et les enfourner pour une vingtaine de minutes.
Compotée d’endives (inspirée par la compotée d’Irisa) :
Pour 2 à 3 personnes
- 6 endives
- 1 gros oignon
- 1 noix de beurre
- 1 cuillère à soupe de sirop de liège*
- 1 verre de bière brune
- sel, poivre
Nettoyer les endives, ôter leur centre et les couper en rondelles. Les faire blondir dans le beurre. Saler, poivrer et mouiller de bière. Laisser compoter quelques minutes. Ajouter le sirop de liège et laisser cuire une quinzaine de minutes à feu doux.
Ce que j’en dis: jolie association pour ces boulettes fourrées. Le fromage coulant au cœur apporte vraiment un plus et contre toute attente, le Maroilles et le spéculoos se marient à merveille ! Pour ceux que l’endive rebute à cause de son amertume, essayer cette recette: le sirop de liège y remédie et rend la compotée très douce. J'ai choisi de rester dans une même zone géographique pour le choix des ingrédients, entre le Nord et la Belgique, et faire ainsi honneur à ce petit biscuit si typé.
* Le sirop de liège est une spécialité belge. Certaines en sont fans, d’autres le cuisinent suite à un défi. Comme son nom l’indique ne l’indique pas, il ne s’agit pas vraiment d’un sirop, puisque ça a plutôt la consistance d’une pâte à tartiner très épaisse. C’est vraiment fort sucré. Il compose la sauce d’une très célèbre recette originaire de Liège : les boulets à la Liégeoise.
On en trouve en Belgique, bien sûr, mais aussi en Allemagne, et pour les frontaliers, peut être dans le Nord, je ne sais pas… Si ce produit vous intrigue, allez faire un tout sur ce site, qui est la marque la plus connue. Il propose une vente par correspondance mais aussi des idées de recettes, ce qui peut être utile pour liquider le pot de 400g !




















