Lorsque j’ai un peu de temps devant moi et que je ne suis pas tenue pas des horaires à respecter, j’aime me perdre dans les rayons d’une librairie. Je suis émerveillée devant les rangées de livres, les piles des derniers romans parus. Je préfère les librairies « à l’ancienne », dans de veilles maisons de ville, avec au sol du parquet qui craque. On quitte alors la frénésie du centre ville pour entrer dans cet endroit calme et reposant. On ralentit spontanément nos gestes, on chuchote à voix basse.
Je flâne alors entre les rayonnages, frôlant les couvertures d’une main délicate. Je jète mon dévolu sur un livre, à l’intuition, et découvre la quatrième de couverture. Je lis la première page pour me faire une idée, pour voir si dès les premières lignes, le roman m’emballe. C’est alors bon signe…
Il m’arrive bien sûr d’acheter des poches, beaucoup même. Parce que c’est moins onéreux, parce qu’on peut les transporter dans la valise, les plier et les corner sans scrupules. Même les prêter. Mais lorsque je cède à la tentation et me fais plaisir avec un grand format d’éditeur, j’y apporte un soin particulier. Je choisis le livre en bas de la pile, celui qui est encore vierge, qu’aucune main n’a feuilleté. Celui qui n’est pas abîmé dans les coins, qui a la couverture immaculée. Je le transporte comme un objet fragile qui risquerait de se briser. Je ne l’ouvre jamais entièrement quand je le lis, pour ne pas faire de pli sur la tranche. Bien au-delà du roman en lui-même, je voue un véritable culte à l’objet qu’est un livre, bien que cela puise sembler frôler l’obsession. J’attends toujours le moment opportun pour en débuter la lecture. Je m’installe tranquille et seule, et je savoure. Et je ne le lâche plus avant de l’avoir dévoré jusqu’au dernier mot.

J’ai déniché dernièrement deux romans magnifiques. J’ai acheté le premier parce que Tit’ en a parlé de façon très convaincante. Puis je suis tombée par hasard sur le second. La couverture et les charmantes illustrations m’ont d’emblée séduite.

J’ai débuté ma lecture un jour de pluie, où je ne travaillais pas. J’entendais le vent souffler dehors et la pluie battre la vitre. Le chat était pelotonné au chaud dans son panier, près du radiateur. Mon homme travaillait sur le canapé. J’ai préparé un café brûlant, que l’on a savouré avec un roulé tout doux.

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Roulé choco-framboise à la noix de coco

Pour 3 à 4 personnes:

Roulé :

- 60g de farine tamisée

- 50g de sucre en poudre + 1 sachet de sucre vanillé
- 2 oeufs

- 25ml de lait de coco
- 15g de beurre fondu
- 1 cuillère à soupe bombée de mousse au chocolat
- 1 cuillère à soupe bombée de confiture de framboise
- 1 pincée de sel

- ½ cuillère à café de levure chimique

Nappage :

- 60g de sucre glace

- 20g de Tresana® *

- 10g de beurre pommade

- 1 cuillère à soupe de noix de coco
- fleurs en sucre

Préchauffer le four à 210°C. Séparer les blancs des jaunes. Monter les blancs en neige ferme avec la pincée de sel. Dans un récipient, mélanger les jaunes et les sucres, jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le beurre et le lait de coco, puis incorporer la farine et la levure. Mélanger pour que la pâte soit lisse et homogène. Incorporer délicatement les blancs montés en neige à l’aide d’une spatule. Tapisser le fond d’un moule rectangulaire de papier cuisson beurré. Y étaler la pâte en la lissant. Enfourner 8 à 10min. Humidifier un torchon propre. Sortir le gâteau du four, le soulever à l’aide du papier sulfurisé et le retourner sur le torchon. (étape nécessaire afin qu’il garde sa souplesse) Retirer le papier cuisson et enrouler le gâteau sur lui-même. Laisser refroidir une dizaine de minutes. Le dérouler, le recouvrir d’une couche de confiture puis d’une couche de mousse au chocolat. L’enrouler à nouveau, l’emballer dans un film alimentaire et le réserver au réfrigérateur.

Préparer le nappage : mélanger au fouet le beurre pommade, le sucre glace et le Tresana® afin d’obtenir un glaçage lisse et brillant. Incorporer ensuite la noix de coco râpée. Sortir le roulé du réfrigérateur et retirer le film alimentaire. Le napper du glaçage, décorer des fleurs en sucre, et remettre au frais au moins une nuit.
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* spécialité laitière que l’on trouve en Allemagne et dans l’Est de la France. Loukoum°°° l’utilise comme base de cheesecake, à la place du Saint Môret® ou du Philadelphia®. C'est plutôt crémeux et légèrement salé. 

Ce que j’en dis : je n'avais plus fait ce gâteau depuis l'école, cela remonte donc à une dizaine d'années au moins... C'est en voyant un pot de confiture à la framboise que je voulais finir que je me suis souvenue du roulé que j'avais appris à faire en cours. Par contre, exclusivement confiture, ça ne me branchait pas vraiment, trop sec, pas assez gourmand. Du coup j'y ai ajouté une touche de mousse au chocolat. Ces deux là se marient vraiment bien, on a d'ailleurs fini le reste de mousse et de confiture à la petite cuillère, en guise de dessert improvisé. C'était divin!
Le biscuit n'est pas si difficile à réaliser, malgré ce que l'on peut croire. Il suffit juste d'un peu d'attention au moment du montage. Il était bien moelleux et pas sec, comme je le redoutais. Par contre je l'aurais aimé plus aéré. Rien à redire en revanche sur le glaçage, que je vais adopter sans hésitation. L'idée me vient des cupcakes de Claude-olivier (allez les voir ici, ou encore , ce sont de purs merveilles). J'ai juste remplacé le Philadelphia® par la Tresana®.

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Un peu de poésie, quelques grammes de douceur, la chaleur de son chez soi ...
il suffit parfois de pas grand chose