La piscine et moi, ça a toujours été toute une histoire. Je n’ai jamais réellement aimé cela. Mais lorsque je me suis retrouvée à ne plus pouvoir faire du sport en extérieur en hiver (la campagne c’est bien, mais il n’y a pas de lampadaire pour faire son footing en nocturne), j’ai du trouver un palliatif. Hors de question de mettre les pieds dans une salle de sport, pas envie des obligations d’un club. Restait la natation, peu onéreuse et peu contraignante. Et depuis trois ans, je retourne à la piscine, du passage à l’heure d’hiver aux premiers rayons de soleil printanier. Je finis même par y prendre plaisir.
Je me souviens… Lorsque je sortais de la piscine avec mes camarades de l’école primaire, nous avions les cheveux mouillés, on nous obligeait à mettre nos cagoules. Le froid nous glaçait la tête. Adolescente, je me faisais porter pâle pour éviter le supplice du plongeon obligatoire. Les fois où je n’y échappais pas, je me consolais avec un paquet de chips pris à la machine, en sortant.
Je me suis surprise à retrouver tous ces souvenirs. L’eau me berce, le calme m’apaise. Les tensions de la journée s’évaporent. J’aime la chaleur des vestiaires, le chlore qui laisse son odeur sur ma peau et qui assèche mon visage. Mes cheveux un peu humides, frisés par le chignon improvisé, qui mouillent mon cou. Je m’arrête toujours devant la vitre du distributeur. J’ai à chaque fois envie de chips, mais je me raisonne. Il serait dommage de perdre les bénéfices du sport. En sortant, encore sous l’effet de la chaleur, je ne ressens pas le froid qui s’installe.

Ces jours là, je prépare un repas à mi-chemin entre légèreté et gourmandise. Une bonne soupe bouillante, et puis une douceur pour se récompenser des efforts.

Pour cette fois ci, j’ai préparé un repas tout droit sorti du congélateur. Non pas que je veuille spécialement y faire de la place, mais j’aime en automne me plonger dans nos réserves et en ressortir par petites touches nos cueillettes de l’été. Et c’est ainsi que j’ai retrouvé la saveur des haricots et des mirabelles, un soir d'automne...


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SOUPE_HV

Soupe de haricots verts au roquefort et à l’estragon

(l'idée d'association des ingrédients me vient de chez Cess)

Pour 2 bols en plat principal ou 4 en entrée:

- 150g de haricots verts congelés
- 2 pommes de terre moyennes
- 50g de roquefort
- ½ bouillon cube de légumes
- 1 brin d’estragon
- poivre


Laver et éplucher les pommes de terre. Placer dans un faitout les haricots verts et les pommes de terre coupées en cubes. Ajouter le bouillon cube et recouvrir d’eau. Laisser cuire à couvert et à feu doux. Lorsque les légumes sont tendres, passer au mixer plongeant avec le roquefort émietté et l’estragon. Poivrer et servir bien chaud.


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CLAFOUTIS_MIRABELLE

Clafoutis de mirabelles au thé à la bergamote
(d’après une recette de Food Box)

Pour 5 ramequins:

- 600g de mirabelles dénoyautées décongelées

- 300 ml de lait ½ écrémé
- 2 oeufs
- 60g de farine
- 50g de sucre roux
- 2 sachets de thé à la bergamote
- 1 noix de beurre
- sucre glace (facultatif)

Faire bouillir le lait et laisser infuser le thé à la bergamote une quinzaine de minutes. Pendant ce temps, battre les œufs avec le sucre puis incorporer la farine. Retirer les sachets de thé et verser le lait dans la préparation, petit à petit, en mélangeant afin d’obtenir une pâte homogène et lisse.
Beurrer 5 ramequins et y répartir les mirabelles coupées en deux. Recouvrir de la pâte et enfourner à 200-210°C environ 40min. Piquer à l’aide d’un couteau afin de vérifier que le clafoutis soit bien pris. La pointe doit ressortir sèche. A déguster tiède ou refroidis, saupoudrés de sucre glace.

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Ce que j’en dis : j’ai beaucoup aimé cette soupe au caractère bien prononcé. Je retiens l’association des ces trois saveurs qui se complètent à merveille. Quant au clafoutis, au parfum très lorrain, il clôt le repas sur une note toute douce comme un bonbon et sucrée comme un fruit bien mûr. A refaire en saison.