INSTANT GOURMAND

Mes expériences culinaires et ma cuisine au quotidien

lundi 28 juillet 2008

Desserts estivaux (pour faire revenir le soleil)

Adolescente, je détestais l’été, il faisait bien trop chaud et l’idée de découvrir une parcelle de ma peau me tourmentais. Je lui préférais de loin l’automne avec la rentrée scolaire, les feuilles qui tombent, les jolies couleurs chaudes des arbres, la pluie qui ruissèle sur les vitres et la fraîcheur dans l’air. Et puis j’ai fini par trouver cette saison un peu trop maussade. Le printemps, lui, par contre, était devenu pour moi annonciateur des beaux jours, des journées qui rallongent et de la nature qui s’éveille. Le soleil n’étant pas encore à son zénith, je pouvais profiter de ses rayons sans souffrir de la chaleur. Et puis petit à petit, j’ai appris à ne plus redouter l’été et à oser me découvrir. A présent, j’attends tout l’hiver son arrivée. Cette évolution est dans le fond à mon image : j’ai le souvenir d’avoir été une adolescente plutôt sombre, comme l’automne. En grandissant, je me suis ouverte à la vie, comme le printemps et, devenue femme, je m'épanouie aujourd’hui pour bientôt resplendir, à la manière de l’été.

Malheureusement, moi qui aime maintenant cette saison, je suis forcée de constater que le soleil, lui, n’a pas l’air d’aimer ma région… Il ne reste en effet pas longtemps par ici et nous fait faux bond à peine nous nous réjouissons de son existence. Mais en attendant, dès qu’il nous honore de ses rayons, ne serait-ce qu’un instant, une heure ou une journée, j’essaie d’en profiter au maximum. Parce qu’il me met vraiment de bonne humeur et me donne la pêche. Parce qu’il me rend entreprenante, motivée et courageuse. Parce qu’il me donne un joli teint doré et éclairci mes yeux. Parce qu’il rend mes balades plus agréables, au milieu de la nature illuminée. Parce qu’il réchauffe mon cœur lorsqu’il est attristé et apaise mes craintes et mes angoisses. Parce qu’il est synonyme de vacances et de farniente. Parce qu’il autorise toutes les gourmandises et nous apporte les bienfaits de fruits parfumés.   

Pour célébrer l’été, deux desserts fruités, à déguster uniquement sous le soleil :

VERRINE_MELON

Verrine de melon aux fruits rouges et fleur d’oranger

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Pour 6 verrines :

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- 2 melons moyens

- 1 orange

- 1 citron

- 500g de fruits rouges (groseilles, framboises)

- 100g de sucre en poudre

- 5 feuilles de gélatine

- 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger

- quelques feuilles de mélisse (facultatif)

Presser l’orange et le citron. Faire tremper la gélatine dans un bol d’eau froide pour la ramollir. Couper les melons en deux, retirer les graines et prélever la chair avec une cuillère. Mixer-la avec les jus des agrumes, l’eau de fleur d’oranger, la mélisse ciselée et le sucre, afin d’obtenir environ 600ml de coulis. Chauffer la moitié du coulis de melon dans une casserole. Egoutter la gélatine et la dissoudre dans le coulis encore chaud, hors du feu, en. Ajouter le reste du coulis et fouetter pour bien mélanger. Laisser refroidir. Verser un tiers de la préparation dans 6 verres. Faire prendre au réfrigérateur puis répartir à la surface la moitié des fruits rouges. Recouvrir du reste de coulis et placer à nouveau au frais 6 heures minimum. Servir bien frais, décoré d’une grappe de groseille et d’un brin de menthe ou de mélisse.

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Recette inspirée du magazine de cuisine Régal n°23

PECHE_VERVEINE

Pêches rôties à la verveine

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Pour 2 personnes :

- 2 pêches blanches

- 4 brins de verveine

- 2 cuillères à soupe de jus de citron

- 1 cuillère à soupe de miel d’acacia

Inciser la base des pêches en croix. Les plonger 5 secondes dans de l’eau bouillante. Les égoutter, les passer sous l’eau froide et les peler. Les couper en deux, les dénoyautées et les arroser de la moitié du jus de citron.

Dans une poêle, porter à ébullition 2 cuillères à soupe d’eau avec les brins de verveine. Ajouter le miel et faire à nouveau bouillir. Laisser cuire quelques minutes, ajouter les demi-pêches, le reste du jus de citron et laisser caraméliser à feu vif. Retirer la verveine. Répartir les pêches dans deux coupelles puis laisser réduire le jus. En napper les pêches. Servir tiède, décoré de feuilles de verveine. 

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Recette issue du livre de Coco Jobard « Ma cuisine pour les amis »

Ce que j’en dis : deux desserts de saison, aux saveurs bien équilibrées, légers, qui permettent de manger des fruits de façon festive et simple à la fois.

   

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jeudi 24 juillet 2008

Cuisine du terroir et souvenirs de vacances

Un village au cœur de la Bresse bourguignonne, une maison familiale avec une petite cour, de la tapisserie à fleurs au mur et de la porcelaine ébréchée. Un endroit qui regorge de souvenirs qui ne sont pas les miens. Et pourtant, j’aime séjourner dans ce lieu. Dans chaque pièce, on découvre des trésors. De la jolie vaisselle à fleurs dans les placards ; accrochés au mur, des ustensiles de cuisine qui nous replongent des années en arrière, dans un monde que nous n’avons pas connu. Confectionnés par le grand-père, une mandoline incrustée de nacre, de la marqueterie délicate, de beaux meubles anciens.

Ici, on déguste de la charcuterie avec un verre de vin, pendant que le déjeuner fini de mijoter. On pêche dans les ruisseaux et on fait frire la récolte du jour, on s’allonge dans l’herbe et on se laisse inonder par la chaleur du soleil. Le soir, on s'assoie dans la cour, sur le banc en bois, pour apprécier la fraîcheur de la nuit tombante. Pour moi qui ais passé les vacances de mon enfance dans des endroits différents chaque année, je sais à présent qu’il peut être bon -aussi- d’avoir ses racines ancrées quelque part. 

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DECOUPEECAILLAGE

CHATEAU_CHALONPECHE

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CHATCANNETON

A quelques centaines de kilomètres de ma Lorraine, le dépaysement est total. De nombreux lieux-dits plus charmants les uns que les autres, des habitations traditionnelles à colombages et murs de pierres rouges, des jardins très fleuris. Aux alentours, des prairies à perte de vue, des champs de tournesol et de maïs.

Dans les pâturages, gambadent de magnifiques poulets qui font la réputation gastronomique de la région. Bien évidemment, nous n’avions pas imaginé notre séjour sans en préparer:

POULET_VIN_JAUNE

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Poulet de Bresse au vin jaune et aux morilles

Pour 6 personnes :

- 1 poulet de Bresse de 2 kg

- 200g de morilles séchées

  (perso, j’ai mis des cèpes, parce qu’à 154 euros le kilo les morilles séchées, huum…)

- 25cl de vin jaune

  (Château Chalon pour le must ou un autre vignoble, c’est toujours selon le porte-monnaie)

- 50cl de crème épaisse

  (on peut mettre de la 15%MG, mais franchement permettez-vous de la 30% pour cette   recette) 

- 1 noix de beurre

  (là de la margarine peut faire l’affaire)

- sel, poivre

Découper le poulet en morceaux. Saler et poivrer. Chauffer le beurre dans une sauteuse et faire colorer le poulet. Le retirer et déglacer avec le vin jaune. Ajouter les morilles et la crème et remettre le poulet dans la sauteuse. Laisser cuire à couvert 40min à 1h.

Une fois cuit, rectifier l’assaisonnement au besoin, réserver le poulet au chaud et laisser réduire la sauce sur feu vif. Servir sur plat, accompagné de la sauce aux morilles.

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POULET_BRESSE

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Ce que j’en dis : une très bonne recette de terroir, mise en valeur par des produits de bonne qualité. Une recette chaleureuse, savoureuse et gourmande, à déguster en famille.

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DUO_ST_GERMAIN

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PS: je rends l'idée de la dernière photo à Lauriana qui m'a beaucoup inspirée avec son superbe cliché...

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mardi 15 juillet 2008

Une vraie histoire d’amitié – et un goûter ensoleillé

Je suis quelqu’un de foncièrement réservée et introvertie. Pas très sociable, voire même parfois un peu sauvage, je n’ai que très peu d’amis. Pas de bande de copains avec lesquels je fais des virées, pas de soirées prévues tous les week-ends chez l’un ou l’autre, pas d’invitations à la chaîne à des anniversaires ou à des mariages. Non, rien de cela, juste une poignée de très bons amis. Depuis le temps que je les connais, on s’est plus ou moins fréquentés, parfois un peu perdus de vue mais jamais oubliés. C’est le cas d’une personne en particulier, que j’affectionne incontestablement. C’est une véritable amie, sur laquelle je peux compter, à qui je fais confiance les yeux fermés. Une amie qui écoute sans juger, qui ne donne pas de leçons de moral. Une amie qui sait garder son humour en toutes circonstances. Une amie avec qui j’aime partager des moments, trop peu nombreux à mon goût, de part les quelques dizaines de kilomètres qui nous séparent...

Lorsque cette amie en question est venue dîner à la maison il y a quelques jours, elle m’a parlé d’une tarte au melon. Elle n’a pas su me donner la recette précise et m’a seulement indiqué que le melon était ajouté cru, en lamelles, sur un fond de tarte garni de crème préalablement cuite au four. Un peu maigre comme explications me direz-vous, mais n’empêche qu’elle m’a donné envie. Et puis j’avais un melon à finir…

J’imaginais bien une base de pâte brisée, avec en garniture une crème amandine, mais plus de beurre en stock. Pas grave, après un rapide état des lieux du frigo, j’en sors un paquet de feuilles de bricks entamé et un pot de ricotta qui sauveront la mise pour ce coup ci. Je ne sais pas si cette tartelette ressemble à celle entrevue par mon amie, mais en tout cas elle a comblé ma gourmandise et mon envie de légèreté en cet après midi où le soleil s’est fait plutôt timide.

TARTELETTE_MELON

Pour 3 tartelettes :

- 3 feuilles de brick

- 1 petit melon

- 1 œuf

- 175g de ricotta

- 35g de sucre en poudre

- 30g d’amandes en poudre

- 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger

- 1 cuillère à soupe de miel

- 1 cuillère à café bombée de maïzena

Préchauffer le four à 180°C.

Séparer le blanc du jaune d’œuf. Battre le blanc en neige ferme avec une pincée de sel. Faire blanchir le sucre et le jaune d’œuf en les battant au fouet. Ajouter la ricotta, la maïzena, la poudre d’amandes et l’eau de fleur d’oranger. Mélanger de façon homogène. Incorporer délicatement les blancs en neige.

Couper chaque feuille de bricks en quatre et garnir 3 moules à tartelettes en empilant les feuilles en quinconce. Les garnir de crème aux amandes et fleur d’oranger et cuire au four 15min. Laisser refroidir.

Retirer la peau et les graines du melon puis couper sa chair en fines lamelles. Les disposer sur les tartelettes, arroser de miel et servir.

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ce que j'en dis: cette version est parfaite pour une adaptation allégée de mon idée d'origine. A tester toutefois avec une pâte à tarte "classique" et une bonne crème amandine onctueuse et épaisse. Toujours est-il que l'association melon, amandes et fleur d'oranger fonctionne à merveille pour ensoleiller nos palais.

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samedi 5 juillet 2008

Leçon de cuisine marocaine

Je vous en avais déjà parlé : j’ai appris à faire la pastilla de poulet aux amandes lors de mon séjour à Marrakech. Après m’avoir emmenée au marché pour acheter les ingrédients nécessaires, Hajiba, la cuisinière du riad où nous logions, et moi avons préparé à quatre mains le dîner. Il existe différentes façons de réaliser une pastilla, propres à chaque famille. Mais au final, on obtient toujours un plat d’un raffinement extrême, aux saveurs envoûtantes qui caractérisent si bien la cuisine orientale.

Je partage aujourd’hui avec vous cette recette qui me tient à cœur et que je me suis empressée de reproduire une fois rentrée, histoire de retrouver les parfums de mes vacances...

PASTILLA_POULET_AMANDES

Pour 2 à 4 personnes :

- 5 feuilles de bricks
- 2 œufs
- beurre fondu
- 2 cuisses de poulet sans la peau
- 1 gros oignon
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère  à soupe d’huile de tournesol
- 1 bouquet de persil plat
- ½ bouquet de coriandre
- 1 cuillère à café de sel
- 1 cuillère à café de poivre
- 1 cuillère à café de gingembre moulu
- ½ cuillère à café de 45 épices
- ½ cuillère à café de cannelle en poudre
- ½ cuillère à café de cumin moulu
- ½ cuillère à café de curcuma
- 1 pointe de couteau de safran naturel (pistils)

- 200g d’amandes entières
- 1,5 cuillères à soupe de sucre
- 2 pincées de cannelle
- ½ cuillère à soupe de fleur d’oranger

- cannelle et sucre glace pour la décoration

Peler l’oignon et l’émincer très finement. Dans un faitout, disposer les cuisses de poulet et l’oignon coupé. Ajouter le persil plat et la coriandre ciselés, puis les deux huiles. Mélanger et laisser cuire jusqu’à ce que l’oignon soit fondu. Verser alors un petit verre d’eau, couvrir et laisser mijoter. C’est cuit lorsque la chair du poulet se détache facilement des os.

Pendant ce temps, placer les amandes entières dans une casserole d’eau et faire chauffer ¼ d’heure. Les égoutter et les peler. Les mixer avec le sucre, la cannelle et la fleur d’oranger. Réserver.
Une fois le poulet cuit, le retirer du faitout et faire réduire le jus restant. Incorporer ensuite les œufs entiers et mélanger quelques minutes, pour épaissir la préparation. Réserver. Détacher la chair du poulet et l’effiler avec vos doigts.
Beurrer un petit moule à tarte. Découper les feuilles de bricks approximativement de la dimension du moule. Recouvrir le fond du moule à l’aide de trois grandes feuilles, posées en quinconce, en laissant une partie déborder du moule. Recouvrir le centre d’une plus petite feuille. Arroser de beurre fondu. Répartir la moitié de la farce aux amandes. Arroser à nouveau de beurre, parsemer par dessus les filaments de poulet et recouvrir du reste d’amandes. Arroser de beurre et refermer à l’aide de la dernière feuille de brick, que l’on glisse le long de la paroi (comme on fait un lit !)
Faire dorer la pastilla au four préchauffé à 180°C une vingtaine de minutes. Au moment de servir, la décorer en dessinant un quadrillage avec du sucre glace et de la cannelle.

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PASTILLA_AMANDESPASTILLA_OIGNON

PASTILLA_POULETPASTILLA_BEURRE

PASTILLA_POUDREPASTILLA_PLIAGE

J'ai appris avec Hajiba une autre cuisine que la mienne, une cuisine instinctive, généreuse. J'ai aimé toucher les aliments plus qu'à mon habitude, utilisant ce cinquième sens qu'on néglige parfois en cuisine. J'ai retrouvé, s'échappant de mes casseroles,  de délicieuses odeurs me replongant dans la moiteur de cette après midi passée à cuisiner avec une étrangère. J'ai aimé sa gentillesse et sa bonté, son plaisir évident à transmettre et sa joie communicative. Je n'oublierai pas son si joli sourire.

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Posté par mirabellecuisine à 22:00 - Plats complets - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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