samedi 17 mai 2008
Les apparences sont (parfois) trompeuses
A prime abord, on dirait de moi que je suis résolument citadine. Je me délecte de visites de musées et d’expositions en tout genre. Je me rends avec délice au théâtre, à des concerts ou au cinéma. J’aime prendre mon petit déjeuner le week-end dans un bistrot, en feuilletant des revues ou faire du shooping toute l’après midi, équipée de lunettes de soleil griffées, de mon sac à mains XXL mordoré, revêtue d’un slim et d’escarpins. (Je m’obstine à porter les même pantalons que les midinettes de quinze ans, alors que j’en ai –mon Dieu- déjà le double. Sauf que moi, mes escarpins ne sont pas blancs ni vernis. Comme Esmeralda, j’avoue avoir eu tellement de mal à trouver un modèle dans lequel je puisse rentrer mes gambettes, pourtant pas plus épaisses que des cuisses de grenouille, que je cède à présent volontiers à cette mode)
Mais les apparences peuvent être trompeuses, et, en réalité, je suis une vraie campagnarde dans l’âme. Moi qui ne jurais, il y a quelques années de cela, que par la ville, je me retrouve à habiter un endroit où même les réseaux mobiles et l’ADSL ne passent pas. Un endroit où, lorsque je rentre le soir, je n’entends que le silence et où la nuit, le ciel se pare de mille étoiles par temps clair. Un endroit où les paysages sont dignes d’un décor miniature et la nature époustouflante.
Ce que j’aime par dessus tout, c’est enfourcher mon vélo, et m’évader le long des chemins. En ce moment, les champs sont ensoleillés par le colza, d’un jaune éclatant. Dans les prairies, les fleurs de pissenlits, transformées en boules veloutées, ont laissé place aux boutons d’or. Les arbres fruitiers arborent de magnifiques et délicates fleurs blanches et rosées. Le ciel est d’un bleu limpide. Et dans ces moments là, je ne voudrais être nul part ailleurs au monde. Je me sens libre et vivante.
Le rapport avec ma recette, c’est que sous ses airs classique et sage, cette terrine dévoile à la dégustation des notes piquantes, acidulées et parfumées qu’elle n’avait aucunement laissé transparaître à première vue. On est alors surpris et transporté d’un coup de fourchette en asie. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Terrine de pommes de terre au saumon fumé
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Pour 2 personnes :
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- 8 pommes de terre moyennes à chair ferme
- 150g de saumon fumé
- 2 oeufs
- 20cl de lait de coco
- 4 cuillères à soupe de jus de citron vert et son zeste
- 2 cuillères à café de gingembre moulu
- 30 de noix de coco râpée
- 30g de gingembre macéré (Gari) en épicerie asiatique, vendu sous vide
- sel, poivre
Cuire les pommes de terre à la vapeur sans les éplucher. Elles doivent rester encore un peu fermes. Les refroidir sous l’eau, les éplucher et les couper en rondelles. Battre les œufs avec le lait de coco et le jus de citron vert. Ajouter le gingembre moulu, la noix de coco râpée et le zeste du citron. Saler et poivrer. Couper le saumon fumé en lanières. Préchauffer le four à 210°C. Monter la terrine en alternant couches de pommes de terre, saumon, gingembre macéré et préparation au lait de coco. Terminer par une couche de pomme de terre et verser par dessus le reste de la préparation. Enfourner 30min. La terrine doit être dorée.
Recette inspirée de la terrine pommes de terre – mortadelle d’Annabel
Ce que j’en dis : une délicieuse odeur pendant la cuisson, une jolie terrine dorée et des saveurs bien équilibrées à la dégustation. Par contre impossible de la démouler sans effondrement. J’ai pourtant veillé (après un premier échec qui était dû, du moins je le pensais, au fait que mes pommes de terre aient été épluchées avant cuisson) à cuire mes pommes de terre avec la peau, pour ne pas leur ôter l’amidon nécessaire à leur bonne tenue… mais rien n’y a fait, résultat identique. Si quelqu’un a un avis ou à conseil à ce sujet, n’hésitez pas !
Commentaires
Excellente cette terrine!
ça me plait beaucoup, beaucoup!!
eh sympa le saumon gingembre ... hum à tester sans rien dire (parceque parfois il ne faut pas dire ce qu'il y a dedans AVANT ... mais juste aprés quand tout le monde a dit hummm c'est bon" mais qu'il y a un ingrédient qu'on aime pas !) je sais je suis cruelle mais je ne vais pas me priver de choses que j'aime quand même !!! joe
Merveille, tradition et cuisine du monde, comme j'aime ! Dis, tu m'amènes la barquette ? :) :)
Pour le démoulage, peut-être du papier sulfu ?
Sinon ce billet est juste magique ...
Quel joli gratin bien savoureux ! J'aime la recette toute en simplicité, mais sûrement délicieuse.Je note. Merci.
Chrys
Ohlala comme il me plaît ce gratin!j'aime beaucoup la touche exotique ave cle lait de coc et le gingembre, à faire d'ugence!
Il est bien beau ce gratin asiatisé !!! Si tu continues à utiliser du lait de coco "en veux-tu en voilà" ... ce que je ne pourrais en aucun cas te reprocher ... ;o) Je te transfert dans mon fan club lait de coco !!!
Il va donc me falloir racheter du saumon fumé ...
belle terrine. je ne sais pas comment tu pourrais la maintenir sans effondrement à moins de chemiser ton plat ou d'enrouler ta terrine dans des feuilles de bananiers. Sympa mais pas très pratique.
Bon ben j'adore ces terrines-la mais vu que j'ai plutot des gambettes de sanglier que des cuisses de grenouilles, va peut-etre falloir attendre un peu...Tu m'as file un complexe maintenant:(
libre et vivante
sensation qui me saisit au milieu d ela nature (de mes rebords d efenêtre, hi hi!)mais bon, c'est pas si marrant que ça, je t'envie beaucoup !
que deviens-tu, et les projets ?
Ta déclinaison de terrine patate-poisson-fumé-gingembre m'inspire diablement, j'adore !
bon dimanche
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