lundi 28 avril 2008
Comme un dimanche
La veille au soir j’avais oublié de lancer la machine à pain.
Nous avons du acheter de la baguette fraîche pour le petit déjeuner.
Pour me faire pardonner de mon oubli, j’ai préparé un chocolat chaud aux épices.
J’ai fait mijoter un plat pour le déjeuner, sans oublier le dessert.
Nous avons ouvert une bonne bouteille de vin.
… comme un dimanche ...
Le temps s’est dégagé et nous sommes sortis nous balader dans la forêt.
Au retour, un bon café nous attendait, avec des petits cakes à grignoter.
Puis nous avons voulu aller au cinéma, à la dernière séance, pour oublier que le week-end s’achève.
Nous avons finalement fini la soirée sur le canapé, à nous endormir devant un DVD.
… comme un dimanche ...
Minis cakes amarena, matcha et chocolat blanc
Pour environ 18 pièces :
- 150g de farine fluide
- 50g de farine d’épeautre tamisée
- 100g de sucre roux
- 1 sachet de sucre vanillé
- 150ml de lait d’amandes
- 100g de beurre fondu
- 100g de chocolat blanc
- 3 œufs
- 2 cuillères à café de thé matcha
- une quarantaine de cerises amarena (ou de n’importe quelles autres cerises au sirop)
- 1 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
Préchauffer le four à 180°C. Faire chauffer le lait et y dissoudre le thé matcha. Dans un saladier, battre les jaunes d’œufs avec les sucres. Ajouter le beurre et le lait au thé matcha, puis les farines et la levure. Bien mélanger afin d’obtenir une préparation homogène. Battre les blancs d’œufs en neige ferme avec une pincée de sel et l’incorporer délicatement à la préparation. Ajouter le chocolat blanc coupé en dés. Répartir la pâte dans des minis moules à cake et disposer sur chaque cake deux cerises. Enfourner 25 à 30min (35 à 40min pour un grand moule) Laisser refroidir et démouler.
.
.
Salade d’agrumes au limoncello
Pour 2 personnes :
- 1 pamplemousse blanc
- 1 pamplemousse rose
- 1 orange
- 1 poignée de pignons
- sucre glace
- ½ verre de limoncello (liqueur de citron)
Peler les agrumes à vif. Détailler les quartiers en ôtant pépins et membranes blanches et les couper en deux. Placer les fruits et leur jus dans un saladier et réserver au frais au moins une heure. Faire griller dans une poêle les pignons. Au moment de servir, répartir les fruits dans des bols, arroser de limoncello et parsemer les pignons. Saupoudrer de sucre glace et servir aussitôt.
.
Source : recette inspirée du livre 50 recettes salades et barbecues Ed. France loisirs
Ce que j’en dis :
J’avais été plutôt déçue par ma première expérience au thé matcha. J’ai fait depuis quelques autres essais peu concluants. Et puis j’ai voulu tenter le mariage matcha-chocolat blanc et cerises qui semble-t-il fonctionne bien. Le résultat est pas mal, même si le parfum du thé reste très discret.
La salade d’agrumes toute fraîche et acidulée est parfaite pour clôturer en légèreté un repas copieux. On peut lui ajouter des zestes de citron ou d’orange, moi j’ai été feignante sur ce coup là !
mardi 22 avril 2008
Dis, c’est normal qu’on ne mange que des feuilles ?
Après les feuilles d’ail des ours, les feuilles d’orties… je teste les feuilles de pandan
Le pandan… J’en avais bien entendu parlé par ici ou par là , sous forme d’arôme, mais j’avais fait le tour des épiceries asiatiques sans succès. Point d’arôme pandan en vue (« jamais entendu ce nom là », qu’on m’a répondu…). J’ai fini par ne plus y penser, jusqu’à ce que je décide de faire un menu asiatique. Pour le dessert, mon choix s’est porté sur la recette d’Anne (à ce propos, les châtaignes d’eau, j’aime pas du tout…), à base de feuilles de pandanus ! Nouvelle visite à l’épicerie, avec cette fois-ci la ferme intention de ne pas en repartir sans ces fameuses feuilles. Après quelques hasardeuses explications, j’ai fini par faire comprendre à la petite dame que je voulais des feuilles de bay toey (et oui, parfois tout est question de vocabulaire…). La semaine suivante, je suis ressortie de la boutique avec un énorme paquet de feuilles, de quoi tenir toute l’année ! Restait du coup à en trouver multiples usages. Je me suis tournée sans hésiter vers celle qui détient le savoir pandanesque, qui nous aprend qu’on peut faire son propre jus de pandan, en remplacement de l'extrait qu'on ne trouve pas en France. Qu’à cela ne tienne…
Ce que j’en dis…
Comme dit Le cookie masqué, l’odeur du jus est verte. Ca sent l’herbe, quoi! Bon, je crains le pire. Je fais un premier essai avec uniquement du lait de soja. Le pandan libère alors dans la crème une odeur difficile à qualifier, mais pas désagréable… Et puis je tente avec du lait de coco et d’amandes, et là, ça change tout. Ces trois saveurs se marient à merveille. Je dirais donc qu’il faut dépasser les à priori (et ne pas mettre son nez dessus) et tester pour s‘en faire une idée. La couleur reste très pastelle, donc on ajoutera (ou non) du colorant vert pour une teinte plus soutenue.
.
Crème coco-pandan
Pour 4 personnes :
- 300ml de lait d’amandes
- 200ml de lait de coco
- 60g de sucre
- 25g de maïzena
- 4 cuillères à café de jus de pandan* (ou mieux, de l’extrait ou de l’arôme, si vous avez)
- +/- colorant vert
Verser le lait d’amandes et le lait de coco dans une casserole. Ajouter le jus de pandan* et porter à ébullition. Dans un saladier, battre le sucre et la maïzena. Filtrer le liquide bouillant et le verser sur ce mélange tout en le diluant. Remettre la préparation dans la casserole et faire épaissir à feux doux, en remuant régulièrement. Verser dans un saladier, couvrir avec du film alimentaire plaqué directement à la surface de la crème** et laisser refroidir. Placer au frais. Avant de servir, mélanger à nouveau pour rendre la crème plus fluide et onctueuse et verser dans des petits pots individuels.
.
* D’après Le cookie, il suffit de broyer 100g de feuilles par litre d’eau. J’ai mixé l’ensemble mais comme le jus seul me semblait peu parfumé, j’ai laissé les résidus de feuilles pour les faire infuser dans la préparation. J’ai filtré le reste du jus et l’ai congelé dans des bacs à glaçons (sans les résidus cette fois-ci). A tester donc dans une prochaine recette, pour vérifier que cette technique conserve suffisamment le parfum du pandan.
** technique soufflée par Sigrid, qui évite la formation d’une pellicule à la surface de la crème.
vendredi 18 avril 2008
Quoi, on est déjà au mois d’avril ?!… (ou le retour inespéré d’une mirabelle)
Ayant réussi l’exploit de remplir ma cave de confitures maison pour tout l’hiver, je me suis reposée sur mes lauriers et ai cru bon de stopper mes expériences culinaires pour entamer mon hibernation.
Voilà pour la version simplifiée justifiant mon absence.
En vrai c’est un peu différent mais je vous épargne les tumultes de ma trépidante vie. Toujours est-il que je me réveille avec l’arrivée du printemps et que je constate avec effroi tout ce que mon sommeil prolongé m’a fait manquer:
- Les réjouissances de fin d’année avec son lot de bûches glacées, truffes et autres gourmandises; les chocolats de Pâques.
- L’éternel combat entre les pro et les anti-Saint Valentin.
- Les quatre dernières versions du KKVKVK.
- Les coups de gueule de Marion qui se positionne de façon si diplomate sur les questionnaires et autres jeux.
- La célébrité sans frontière de ma chère lorraine.
- La toute dernière trouvaille culinaire qui dégomme d’un seul coup la fève tonka, le pandan et le matcha.
- La victoire de certaines sur les macarons.
Et bien figurer vous que moi aussi, après mes deux tentatives approximatives, j’ai réussi une version (presque) parfaite des macarons. Bon évidemment je n’ai pas de photos à l’appui, mais vous pouvez me croire sur parole. Et même que c’est arrivé à deux jours prêt en même temps que l’apprentissage d’Aurélie avec une certaine mangue. Et avec la même recette de Marina. Mais version kiwi. Bref…
Au final j’ai quand même un peu cuisiné (les recettes des autres, surtout) et j’ai particulièrement aimé, dans le désordre :
- Les muffins alcooliques de Loukoum (à tester avec de la liqueur de chocolat ou de la liqueur de pomme verte).
- Les raviolis de saumon de miss Tiny, délicats, savoureux et très esthétiques.
- Les mini burgers à la crème d’artichaut de Valérie, rigolos et délicieux.
- La salade thaïe et la soupe spicy de Lauriana, deux recettes parfumées comme je les aime.
- Les fusilli au potimarron et à la cannelle de Peggy, onctueux et gourmands.
Je me suis aussi acharnée sur le brownie cheesecake qui semble pourtant réussir à beaucoup (ici, là ou là). Pour ma part, je n’ai jamais atteint l’effet escompté, à savoir un équilibre harmonieux entre la partie blanche et la noire. Malgré mes adaptations judicieuses des quantités, la vilaine pâte à brownie a immanquablement mangé la pâte à cheesecake en cours de cuisson. Si quelqu’un à une explication à ce désagréable tour de passe-passe…
Du coup, pour me remettre de mes émotions culinaires, je suis partie découvrir Le Caire et Alexandrie.
.
.
.
.
A mon retour, j’ai découvert avec plaisir le gentil clin d’œil que m’a fait Irisa et je n’ai pas manqué à ma cueillette traditionnelle de l’arrivée du printemps. J’en ai profité pour récolter de l’ail des ours et le transformer en pesto parfumé. Je l’ai utilisé pour agrémenter des petites roulades à la manière d’Audrey.
* * * *
Dans la lignée de cette nouvelle manie à manger ce qui est vert et qui pousse dans la forêt, je suis partie à la cueillette d’orties…
Ce que j'en dis:
Une bonne soupe rustique et onctueuse, aux multiples vertues.
Soupe d’orties
.
Pour 2 personnes :
- 100g de jeunes feuilles d’orties
- 2 pommes de terre moyennes
- 500ml d’eau
- 1 noix de beurre
- 1 cuillérée de crème fraîche
- sel, poivre
Bien rincer les feuilles d’orties. Faire chauffer le beurre dans une sauteuse et y faire revenir les feuilles d’orties. Eplucher les pommes de terre et les tailler en cubes. Lorsque les feuilles d’orties ont réduit, ajouter les pommes de terre et recouvrir d’eau. Saler, poivrer et laisser cuire à couvert 30 minutes. Mixer avec la crème fraîche. Rectifier l’assaisonnement et servir chaud.
.






