vendredi 26 octobre 2007
Une leçon de cuisine, deux révélations
La préparation des confitures, je laissais cela à mes grands-mères. J’aime en manger (enfin pas toutes, je suis assez difficile sur ce coup là…) mais en confectionner ne me disais absolument rien. Et puis ma maman s’est mise à en faire à son tour. Des différentes, plus innovantes, plus à mon goût. Quant l’été passé, mon homme a cueilli des kilos et des kilos de mirabelles, je me suis dit qu’il était peut être temps que j’essaie à mon tour. Les premiers pots de ma confiture maison sont nés : mirabelle-cannelle et mirabelle-fleur d’oranger. J’ose avouer que j’y ai même pris plaisir. Depuis, je fais des tests. A tâtons pour l’instant, je ne maîtrise pas vraiment la technique, mais j’apprécie.
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Lorsque j’ai raconté à mon père que nous avions ramassés des petites pommes acides l’autre jour, il m’a rétorqué :« Mais ce sont des pommes pour faire des gelées, çà ! » Et je suis repartie de chez mes parents avec un magazine contenant la recette de la gelée aux pommes et la ferme envie de transformer ma récolte en cette douceur ambrée. J’attendais le bon moment (c’est à dire le moment où j’aurais le temps ET l’envie de m’y mettre) pour réaliser ma gelée. Je comptais m’y atteler dimanche denier, après la visite de mes grands-parents. Et de discussion en discussion, j’ai fini par parler de confitures avec ma grand-mère ; j’en ai profité pour lui demander conseils. Je lui ai montré mes petites pommes qui attendaient leur heure. Sans que je m’y attende, sans que je lui demande, elle m’a dit : « allez, on la commence cette gelée » Voilà comment un dimanche après midi, ma grand-mère m’a transmis la recette de la gelée de pomme de sa jeunesse (qui est identique par ailleurs à celle dénichée dans le magazine) J’y ai juste ajouté une petite touche personnelle pour l’innovation :
Gelée de pommes sauvages au thé parfumé à la bergamote
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- pommes sauvages*
- sucre cristallisé
- thé noir parfumé à la bergamote
Laver les pommes et les sécher. Couper les en quatre sans les peler et les placer dans un grand faitout. Les recouvrir d’eau. Ajouter le thé noir parfumé à la bergamote. Porter à ébullition et laisser bouillonner doucement environ une demi-heure. Les peaux doivent se détacher de la chair devenue molle. Verser l’ensemble dans une passoire, presser légèrement sur les fruits. Recueillir le jus et le filtrer à travers un tissu en nylon. Peser le poids du jus obtenu et ajouter le poids égal de sucre. Transvaser dans le faitout et porter à nouveau à ébullition. Baisser le feu et cuire à frémissements environ 5 à 6min. Vérifier la nappe** ; si la gelée fige, retirer du feu et mettre aussitôt en pots. Fermer et laisser refroidir.
* Ce sont des petites pommes, très riches en pectine et très parfumées. Elles sont immangeables crues, car trop acides. On les trouve dans les bois ou les vergers laissés à l’abandon. Cette gelée aigrelette peut se déguster ainsi, mais sert également à la prise de confiture de fruits contenants peu de pectines comme les pêches, les cerises… A défaut, on peut utiliser des Granny Smith.
** déposer une cuillère de gelée sur une assiette froide, si elle fige dans les secondes qui suivent, elle est suffisamment prise.
Source : l’ami des jardins et de la maison : Spécial confitures et les souvenirs de ma grand-mère !
... confection à quatres mains ...
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je peux dire à présent que j’aime faire les confitures et que j’aime ces moments de partage avec des êtres chers, qui ne sont malheureusement pas immortels.
mercredi 24 octobre 2007
L’histoire d’une découverte qui a failli ne jamais se produire...
Tout a commencé avec les cerises amarena ramenées d’Italie par ma grand-mère. Ces douceurs sont le summum de la gourmandise pour moi et pas question de les gâcher avec une recette médiocre. Après quelques recherches, mon choix s’est vite porté sur ce riz au lait, magnifiquement mis en valeur par Cécile. C’est ainsi que je me suis mise à la recherche du fameux thé matcha. En cuisine comme en prêt à porter, il y a des modes. Tout comme la fève tonka ou la pâte de pistache, on trouve ce thé vert au détour de chaque blog... On ne peut pas prétendre ne pas en avoir entendu parlé! Poudre magique des grands pâtissiers, elle a le pouvoir d’apporter une douce et tendre couleur aux macarons, éclairs et autres gourmandises.
Une fois l’ingrédient tant convoité déniché, j’ai vite été découragée par son coût plus que prohibitif. Je veux bien être victime de la mode, mais pas à n’importe quel prix. Je me suis donc résolue à trouver une autre idée pour mes cerises, qui ont fini dans ce tiramisu terriblement gourmand.
L'idée d'expérimenter le thé matcha a failli sombrer dans l’oubli, mais c’était sans compter sur la générosité d’une compatriote mosellane. Après un échange de mails, elle m’a gentiment proposé de m’en envoyer, afin que je m’en fasse tout de même une idée.
Je me suis laissée tentée par la mousse de mascarpone de Loukoum pour mon premier test:
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Mousse de mascarpone au thé matcha
Pour la recette, je vous renvoie chez Loukoum (ici), j’ai suivi ses instructions à la lettre.
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Mes impressions : je n’avais pas envie - pour ce premier essai avec le thé matcha - de cakes, madeleines ou autres financiers, comme on en voit beaucoup. Non, je voyais de préférence un entremet frais et léger. Je ne me suis pas trompée en choisissant cette mousse chez Loukoum : malgré les ingrédients plutôt caloriques, la texture demeure aérienne, douce et onctueuse. Je retiens la recette pour la décliner avec d'autres parfums. Quant au célèbre thé matcha, et bien je ne saurai dire si c’est la faute à mes papilles anesthésiées par une rhinopharyngite ou à un manque de sensibilité gustative, mais je ne lui ai pas trouvé une saveur à la hauteur de sa réputation…
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Mais je lui laisse encore une chance pour me séduire, mes essais ne s’arrêtent pas là !
lundi 22 octobre 2007
Noël avant l’heure!
Alors que je venais à peine d’envoyer mon blogcolis chez Charline et Anne (pour ceux qui ne connaissent pas encore cette idée géniale de Clairechen, c’est ici), je découvrais à la poste un énorme paquet rose en provenance du Var. C’est ombre blanche qui m’a gâtée avec de délicieux produits de sa région d’adoption… voyez plutôt :
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du miel (lavande et fleur d’oranger), de l’eau de fleur d’oranger et des « touillettes » en sucre
De la confiture d’orange amère et de fraises au basilic
Du coulis detomate au basilic
Des algues de Bretagne (j’ai hâte d’y goûter)
Des algues de Bretagne (j’ai hâte d’y goûter)
De la poudre de Colombo (quelle délicieuse odeur…), des noix de muscade
... et un plat à tajine en silicone, super flashy et trop mignon, pour des déjeuners en solo ou en amoureux !
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Comme tu peux le voir, je n’ai pas tardé à faire honneur à ton cadeau:
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Tajine d’agneau à la cannelle, au potiron et aux abricots secs
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Rien de plus simple: il suffit de préchauffer le four à 180°C, de placer tous les ingrédients dans le plat à tajine et de le glisser au four pour une heure… Pour mon premier essai: de l’agneau, de la cannelle, du gingembre moulu, une cuillerée d’huile d’olive puis j’y ai ajouté à mi-cuisson des cubes de potiron et des abricots secs. Les ingrédients sont bien sûrs déclinables à l’infini et le plat de cuisson est tellement joli qu’il peut servir pour le service.
Un grand MERCI à toi, ombre blanche!
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vendredi 19 octobre 2007
La rencontre de Sigrid et Clea dans ma cuisine pour un déjeuner de fille (bis)
Cette année, ma rentrée littéraire a été culinaire. J’ai été charmée en particulier par deux blogeuses talentueuses qui sont magnifiquement passées du virtuel au papier.
J'ai pioché dans chacun de ces livres une recette pour mon déjeuner en solo de ce midi. Je mange rarement seule à midi, mais quand cela arrive, j’en profite pour faire des trucs de filles (comme les wraps, souvenez vous) J’ai récidivé aujourd’hui, mais parlons d’abord des livres….
Mon chouchou tout d’abord, le livre de Sigrid Verbert. Déjà à la base, je suis vraiment fan des recettes et des photos que nous offre cette belge en direct de sa cuisine romaine. Son premier ouvrage est à la hauteur: c'est une réelle réussite. Elle a su concilier avec brio tradition et originalité. Elle travaille des produits de base de qualité tout en respectant les habitudes culinaires de son Italie d’adoption pour nous proposer une cuisine savoureuse et innovante.
Le second livre m’a plutôt étonné. Il s’agit de Quinoa, de Clea. Je n’avais pas vraiment été tentée par son premier opus autour de L’agar agar. Il faut dire que l’agar est moi ne sommes pas très copains et que je lui préfère largement la gélatine. Quand j’ai appris qu’elle s’attaquait cette fois-ci au quinoa, j’ai été intriguée de savoir comment elle allait bien pouvoir accommoder cette « simili-céréale » Et bien le livre est très réussi. Clea a débordé d’inventivité, la mise en page du livre et les photos sont très réussis, les explications sur le quinoa bienvenues… Bref, une bonne surprise. Seul bémol, certains dérivés du quinoa utilisés dans les recettes -notamment le lait, la farine ou la crème de quinoa- restent difficiles à trouver dans ma région (et dans d’autre bien sûrement aussi) En attendant de trouver un site internet qui commercialise tous ces produits, je teste les recettes les plus accessibles.
Pour mon déjeuner, j’ai choisi une soupe (très gourmande) et des galettes quinoa - légume
… Quoi de plus féminin ? …
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Soupe de potiron aux amaretti
Pour 2 personnes :
- 250g de chair de potiron
- 50g d’amaretti (biscuits secs à l’amande amère)
- 1/2L de lait
- 1 échalote
- 1 noix de beurre
- sel
Peler et émincer l’échalote. La faire revenir dans une casserole avec le beurre. Ajouter la chair de potiron coupée en cubes et laisser cuire quelques minutes. Verser le lait et ajouter les amaretti. Saler et cuire à feu doux environ 30min, jusqu’à ce que le potiron soit tendre. Mixer à l’aide d’un mixeur plongeant. Rectifier l’assaisonnement au besoin et ajouter du lait si la soupe semble trop épaisse. Servir chaud.
Mes impressions : Comme Sigrid, c’est en soupe que je préfère le potiron. La cuisson au lait lui confère une texture vraiment onctueuse et l’ajout des biscuits aux amandes amères ; une saveur terriblement délicieuse.
Galettes moelleuses carottes et amandes
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Pour 2 à 4 personnes (4 galettes):
- 1 verre de flocons de quinoa (en magasin bio)
- 1 verre de carottes râpées
- 1 verre de lait végétal (amandes pour mon premier essai, soja vanille pour le second)
- 1 œuf
- 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
- mélange quatre épices (muscade, cannelle, gingembre et girofle)
- amandes effilées grillées
- sel
Verser les flocons de quinoa dans un saladier avec le lait. Recouvrir et laisser gonfler une demi-heure. Ajouter l’œuf battu en omelette, les carottes, le mélange quatre épices. Saler et incorporer délicatement les amandes effilées grillées. Chauffer l’huile dans une poêle. Déposer des tas de pâte et les former en galettes assez épaisses. Laisser cuire 5 min sur la première face puis retourner les galettes et les cuire de l’autre côté. Servir chaud.
Mes impressions : Comme l’a dit récemment Lauriana à propos de Clea, elle possède le talent de rendre accessible à tous une cuisine à tendance bio et saine, avec des recettes faciles et savoureuses. Ces galettes en sont un parfait exemple : des proportions faciles en verre, des ingrédients déclinables à volonté (on peut varier les légumes, les épices; ajouter des graines, des herbes…) pour un résultat très sympa. Vraiment moelleuses (à conditions de les faire suffisamment épaisses), ces galettes constituent un repas léger et équilibré. Une recette de fille, quoi! ... N'est -ce pas Lauriana?
mercredi 3 octobre 2007
Grosse fatigue, recettes roses et chaîne de la générosité
Alors que l'été n'a pas voulu pointer le bout de son nez, on ne peut même plus espérer avoir une belle arrière saison. Les journées raccourcissent et le temps devient froid et humide. On entame alors cette rentrée fatigués, les batteries à plat (enfin ça c'est la version est de la France!). Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je rentre du boulot, je n'ai envie de rien, rien d'autre que de me réfugier sous la couette et dormir! Du coup en cuisine c'est la grosse flemme... pas d'innovation, que des plats réconfortants et vite préparés. Et pourtant, des coings et des poires attendent leur heure, une idée de dessert à la crème de marrons (encore) et à la pomme mûrit dans un coin de mon cerveau. Les idées sont là, mais la motivation... un peu moins!
... un peu de patience encore avant de découvrir de nouvelles recettes ...
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En attendant, je vous invite à faire un tour sur le site Chaîne rose et à télécharger gratuitement la sélection d'une centaine de recettes roses publiées par la blogosphère culinaire à l'occasion de la chaîne lancée par Réquia et Sophie. Afin de soutenir les femmes atteintes du cancer du sein, 1 euro est versé à l'association Cancer du sein, parlons-en à chaque téléchargement effectué.
Merci à Sophie et à Réquia pour cette initiative














